Chronique de la crise

« Moi aussi, j’aime notre Alsa ! » présente ici les faits tels quels – sans commentaire ni appréciation qui pourraient être jugés subjectifs. 

La présentation des faits est longue, mais nécessaire pour établir une chronologie afin de permettre à chacun de se faire son propre avis.

Cette chronique est enrichie progressivement au fil des jours et organisée ci-dessous dans un ordre antéchronologique.

Les pièces à l’appui de cette chronique ont été largement diffusées dans la communauté alsacienne ou ont été produites dans le cadre de l’affaire examinée dans l’audience publique devant la formation de référé départage du Conseil de Prud’hommes de Paris dans le cadre de l’affaire Pierre de Panafieu c/Asso Ecole Alsacienne et dont la décision a été notifiée le 29 avril 2026.

Pour permettre à chacun de se faire une idée la plus éclairée et selon la taille des pièces, nous proposons - en sus du texte, extrait ou in extenso - une synthèse en en-tête. Une fois encore, cette synthèse ne présente aucun sentiment ou ne fait état d’aucun parti-pris, elle repose simplement sur des faits et des propos repris plus bas dans le texte cité ou en lien.

En tout état de cause, la synthèse n'est qu'une proposition, le texte étant systématiquement produit pour permettre à chacun de pousser plus loin son information. Certains diront que cette démarche est naïve ou téléguidée par d'autres enjeux. « Moi aussi, j’aime notre Alsa ! » n'a pour seule ambition que celle affichée en en-tête de son site : le sang-froid au 109 et la fin de la crise.

NB : les éléments qui apparaissent en gras ou surlignés dans les textes reproduits ne le sont pas par nos soins. Ils l’étaient à l’origine et sont donc strictement conformes aux originaux.

95- Quelle position l'APEEA a-t-elle adoptée au sujet de la composition de l'équipe de direction arrêtée pour la rentrée 2026 ?

27 mai 2026 - Communiqué de l’APEEA

Le président de l'APEEA, Benjamin Coutrot, informe les parents de la composition de l'équipe de direction pour 2026-2027 — avec le retour de Pierre de Panafieu comme directeur — et annonce l'abstention de l'association sur les sujets de gouvernance, par souci d'apaisement. Il déplore la judiciarisation persistante du conflit, illustrée par l'avancement au 11 juin de l'audience visant l'APEEA elle-même, et appelle au calme à l'approche des examens et de la rentrée.

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94- Quelle nouvelle équipe de direction a été décidée par le CA pour la rentrée 2026 ?

27 mai 2026 - Communiqué du CA

Le CA de l'École alsacienne acte la réintégration de Pierre de Panafieu comme directeur à compter du 28 mai, entouré d'une équipe de direction renouvelée incluant Nicolas L'Hotellier comme directeur-adjoint, et crée un comité spécialisé chargé d'accompagner leur transition jusqu'à la rentrée 2027. Il prend également acte d'une procédure judiciaire contestant la régularité de ses décisions en raison de la participation des élus du personnel, et confie à Jacques Donadieu une mission de réforme des statuts.

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93- Quels réforme et renouvellement la Présidente a-t-elle annoncés pour l’École ?

27 mai 2026 - Lettre de la Présidente de l’AEA

EN SYNTHÈSE La présidente Elizabeth Barbier-Jeanneney s'adresse à l'ensemble de la communauté scolaire pour présenter l'équipe de direction renouvelée pour 2026-2027 — avec le retour de Pierre de Panafieu entouré de Nicolas L'Hotellier, Véronique Ziegler et Romain Borrelli — et confirme que Nicolas L'Hotellier prendra la direction de l'École à la rentrée 2027. Elle attribue les racines de la crise à la longévité excessive de certains mandats, et appelle à renouer avec l'esprit de bienveillance fondateur de l’École.

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92- Qu'a réclamé Pierre de Panafieu au CA suite à la décision du Conseil de prud'hommes ?

22 mai 2026 - Lettre ouverte de Pierre de Panafieu au CA

EN SYNTHÈSE Pierre de Panafieu somme le Conseil d'administration de procéder à sa réintégration complète et immédiate, conformément à la décision des Prud'hommes du 29 avril qui a jugé son licenciement nul, dénonçant l'absence de réponse, l'appel formé par le CA et son exclusion de la réunion du 26 mai. Il exige notamment le maintien de Brice Parent comme directeur du lycée et du collège, et conteste que les actions judiciaires de tiers en son soutien puissent être invoquées pour retarder son retour.

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91- À qui la Présidente du CA a-t-elle demandé de se désister des instances judiciaires en cours ?

12 mai 2026 — Communiqué de l’École alsacienne

Un communiqué indique que les échanges EBJ / Pierre de Panafieu se poursuivent dans un esprit de responsabilité et d’apaisement. Elizabeth Barbier-Jeanneney demande aux auteurs d’actions en soutien à Pierre de Panafieu de se désister sans délai des instances judiciaires en cours, qu’elles concernent l’AEA ou l’APEEA, afin de répondre à une demande d’apaisement. 

 

« Un premier échange de travail a eu lieu le jeudi 7 mai 2026 entre la Présidente du Conseil d’administration, Elizabeth Barbier-Jeanneney, et Pierre de Panafieu.

Les discussions ont notamment porté sur les modalités et le calendrier de mise en œuvre de la décision prud’hommale de réintégration, prise en référé le 29 avril.

Les échanges se poursuivent dans un esprit de responsabilité et d’apaisement.

C’est pourquoi, en cohérence avec cet esprit de responsabilité et d’apaisement, pour répondre à la demande croissante de la grande famille de l’École alsacienne, Elizabeth Barbier-Jeanneney demande aux auteurs de diverses actions en soutien à Pierre de Panafieu de se désister en premier lieu et sans délai de toutes les instances judiciaires en cours, qu’elles concernent l’Association École alsacienne ou l’APEEA. 

Une nouvelle communication sera faite très prochainement, portant à la fois sur les échanges actuels et sur l’extinction de ces procédures judiciaires. »

90- Quand est paru le dix-huitième article de presse ?

6 mai 2026 — Article dans le Parisien

 

« Je ne parle pas à des gens qui n’ont pas été élevés » : à l’École Alsacienne, le torchon brûle toujours - Par Frédéric Gouaillard

89- Qu’est ce que “Moi aussi, j’aime notre Alsa” ?

4 mai 2026 — Création de “Moi aussi, j’aime notre Alsa”

Un nouveau groupe WhatsApp se créé rassemblant des parents, professeurs, personnels et anciens et membres de la communauté de l’École alsacienne, soucieux de voir la crise cesser. Ils appellent au « sang-froid au 109 » dans une déclaration commune.

88- Combien de parents d’élèves ont-ils assigné en justice l’APEEA ?

4 mai 2026 — Assignation de l’APEEA

15 parents d’élèves assignent en référé l’APEEEA, contestant la légalité du Comité de l’association pour obtenir la nomination d’un administrateur provisoire en vue d’une nouvelle élection. 

Le même jour se déroule une réunion très houleuse de l’APEEA dans un amphithéâtre de la Sorbonne-Assas. 

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87- Qu’a annoncé la Présidente de l’AEA à propos de l’action en justice qui vise l’AEA ?

4 mai 2026 — Communiqué de la Présidente du CA

« Le Tribunal Judiciaire de Paris, saisi par dix membres de l'Association École alsacienne contestant la régularité de la gouvernance de l'Association, a accepté le report d'audience formulé par nos avocats.

Les conclusions déposées très tardivement par les conseils de nos adversaires, ont motivé notre demande.

Dans ce contexte, le Tribunal Judiciaire a renvoyé l'audience au 7 septembre 2026, avec, en outre, une injonction de médiation à laquelle les conseils de nos adversaires se sont fortement opposés.

Je me félicite qu'en faisant droit à notre demande de report, le Tribunal Judiciaire n'ait retenu ni péril ni caractère d'urgence invoqués par les auteurs de cette nouvelle procédure judiciaire.

À cet égard, j'appelle une fois encore les uns et les autres à plus de retenue et au retour à la raison.

E. Barbier-Jeaneney

Elizabeth Barbier-Jeanneney Présidente du Conseil d'administration de l'École alsacienne »

86- À quoi la présidente de l’AEA a-t-elle appelé solennellement ?

2 mai 2026 - Lettre de la Présidente du CA

 

EN SYNTHÈSE : Elizabeth Barbier-Jeanneney explique que la justice a annulé le licenciement de Pierre de Panafieu pour violation de la liberté d'expression, tout en reconnaissant la légitimité des griefs de l'École à son égard. Le CA prend acte de cette décision provisoire, maintient la nomination de Nicolas L'Hotellier et engage immédiatement le dialogue pour organiser la réintégration. Elle lance un appel solennel à la cessation des campagnes de dénigrement qui, au mépris des valeurs de l'École, ont blessé des personnes qui la servent.

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85- Quand est paru le dix-septième article de presse ?

30 avril 2026 — Article de Libération

Crise à l’Ecole alsacienne : le directeur limogé finalement réintégré, son successeur désigné épinglé en Australie - par Magali Cohen/Hans Lucas

Depuis novembre 2025, l'Ecole alsacienne fait face à des remous en interne liés à la succession de son directeur.

84- Qu’a déclaré la Présidente de l’AEA suite à la décision du CPHP ?

29 avril 2026 — Communiqué de la Présidente du CA

 

EN SYNTHÈSE : La présidente du CA indique que le conseil de prud’hommes a accueilli la demande de réintégration formulée par Pierre de Panafieu. Le communiqué qualifie la décision de provisoire, inattendue et incompréhensible en l’état, précise que Jacques Donadieu assume la direction jusqu’au délai fixé pour l’exécution, et affirme que la décision ne remet pas en cause la désignation de Nicolas L’Hotellier comme futur directeur.

COMMUNIQUÉ

83- Qu’a déclaré le Conseil de prud'hommes de Paris dans l’affaire Pierre de Panafieu / AEA ?

29 avril 2026 — Ordonnance de référé départage

 

Le conseil de prud’hommes de Paris rend son ordonnance en référé départage dans l’affaire Pierre de Panafieu contre Association École alsacienne. L’ordonnance retrace la séquence : engagement de Pierre de Panafieu en 1990, direction depuis 2001, départ annoncé pour 2027, renouvellement de mandat le 26 juin 2025, désignation de Nicolas L’Hotellier les 15 et 27 novembre, réserves de Pierre de Panafieu, rappel à l’ordre, médiation proposée, saisine de la Défenseure des droits, convocation à entretien préalable, licenciement pour faute grave, direction intérimaire et changement de présidence. Le licenciement de Pierre de Panafieu est déclaré nul, en attente d’appel et/ou d’un jugement sur le fond en septembre.

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82- Qui la commission de conciliation a-t-elle réuni ?

13 avril 2026 — Commission de conciliation et de prospective

 

Elizabeth Barbier-Jeanneney invite les membres de la commission de conciliation et de prospective à une première réunion devant réunir des représentants du CA, de la direction, de l’AEA, de l’APEEA, de l’AAEEA et des personnels.

 

« Chères et chers membres de la Commission de conciliation et de prospective,

Je vous remercie vivement d’avoir accepté de participer à cette commission qui va œuvrer à l’apaisement et la sérénité de notre École.

Notre première réunion aura lieu à l’École alsacienne, le mardi 5 mai 2026 à 18h30.

Nous pourrons ainsi proposer quelques lignes de réflexion faisant consensus entre les différentes parties prenantes qui constituent la « communauté alsacienne » afin de retrouver une dynamique constructive pour la prochaine rentrée.

Avec mes salutations distinguées.

Elizabeth Barbier-Jeanneney

Présidente

Membres de la commission

Présidente Elizabeth BARBIER-JEANNENEY

Conseil d’administration : Micheline DECKER-KINGSTON et Éric CHOL

Direction : Jacques DONADIEU et Brice PARENT

AEA : Dominique BARUCH, Tristan BOYER, Marie-Luce PERRIER, Claire PLESSY

APEEA : Carole CHECRI et Claire VACHON

AAEEA : Emmanuelle BELLAICHE et Bénédicte de RENTY-LEVY

Personnels École alsacienne : Aliette CAZES et Anne IZIKI-GUIRAUD »

81- Quand est paru le seizième article de presse ?

12 avril 2026 — Article dans Le Figaro

«On n’en pouvait plus de cet entre-soi qui pourrissait» : pourquoi l’École alsacienne a fini par licencier son directeur après des mois de crise

par Paul Sugy

80- L’Assemblée générale extraordinaire de l’AEA a-t-elle eu lieu ?

8 avril 2026 — Assemblée générale extraordinaire du CA de l’AEA

 

Une AG extraordinaire se tient. Elle revient sur le processus de succession de Pierre de Panafieu, évoque les raisons de la crise et porte également sur la ratification de mandats d’administrateurs et l’approbation d’un budget rectifié. 

79- Comment l’Assemblé générale extraordinaire de l’AEA a-t-elle pu s’organiser ?

7 avril 2026 — Courrier d’Elizabeth Barbier-Jeanneney avant l’AGE

 

EN SYNTHÈSE : Elizabeth Barbier-Jeanneney écrit aux membres de l’AEA avant l’AGE du 8 avril. Elle explique que le quart des membres avait demandé une AG extraordinaire, d’abord avec un ordre du jour comprenant notamment la révocation du CA, puis avec un ordre du jour modifié. Elle indique aussi que le CA a décidé la création d’une commission de conciliation et de prospective, mais que le représentant des membres ayant demandé l’AG a annoncé refuser d’y participer. 

 

« Chères et chers membres de l’Association École alsacienne,

Vous avez récemment été destinataires de l’ordre du jour de notre Assemblée générale extraordinaire, convoquée le 8 avril 2026 à la demande statutaire du quart de nos membres.

Elle interviendra alors que notre prochain directeur, Nicolas L’Hotellier, a récemment échangé de manière particulièrement constructive et appréciée avec les 200 délégués de parents d’élèves et qu’il viendra d’achever une série de rencontres avec tous les parents d’élèves réunis par cycles. D’ores et déjà, Nicolas L’Hotellier et Jacques Donadieu préparent, en liaison avec le Conseil d’administration, la rentrée de septembre 2026.

Cette Assemblée générale extraordinaire, dont la tenue était annoncée à l’issue de notre Assemblée générale du 19 février, permettra de répondre à toutes vos questions et notamment celles reprises dans la convocation, qui nous ont été communiquées par le quart des membres souhaitant interroger, au cours d’une assemblée générale, notre Conseil d’administration sur les événements intervenus depuis bientôt 6 mois liés au changement de la direction de notre École.

Afin que votre information soit exhaustive concernant la demande du quart des membres de réunion d’une assemblée générale, j’ai souhaité vous apporter les éléments complémentaires suivants, qui portent sur une divergence d’appréciation juridique entre votre Conseil d’administration et lesdits membres. Ces derniers nous ont successivement adressé deux demandes de réunion d’une assemblée générale avec deux ordres du jour successifs.

Le premier ordre du jour comportait notamment une résolution de révocation des mandats des membres du Conseil d’administration et, sur la base d’un appel immédiat à candidatures spontanées, prévoyait l’élection d’un nouveau Conseil d’administration. Alors que la convocation de l’Assemblée générale reprenant cet ordre du jour était en cours de finalisation, nous avons reçu une demande du quart des membres modifiant celui-ci. Ce nouvel ordre du jour comprend la possibilité de poser des questions au Conseil d’administration, ce qui ne pose évidemment pas de difficulté.

En revanche, il comprend également deux autres points qui n’ont pu être retenus pour les raisons suivantes.

Le premier de ces points porte tout d’abord sur une demande d’intervention devant l’Assemblée générale extraordinaire de l’ancien directeur de l’École alsacienne, Pierre de Panafieu. Or, le Conseil d’administration a considéré, après échange avec les avocats de l’Association, que cette demande ne relevait pas d’une compétence statutaire de l’Assemblée générale et qu’elle était de plus déconseillée dès lors que Pierre de Panafieu a engagé une procédure contentieuse devant la juridiction prud’homale à l’encontre de l’Association École alsacienne. La prise de parole d’une personne privée en litige avec notre Association devant son Assemblée générale sur un différend déjà soumis au juge ne saurait être organisée parallèlement à cette procédure en cours.

L’ordre du jour demandé comprenait ensuite la mise au vote d’une motion confiant au Conseil d’administration l’organisation d’une mission de conciliation dont les conclusions seraient transmises à notre Assemblée générale d’ici au 15 avril. Il est apparu que cette motion ne pouvait pas être soumise au vote de l’Assemblée générale extraordinaire, étant en l’état trop imprécise pour pouvoir être mise en œuvre par le Conseil d’administration dans l’hypothèse où elle aurait été adoptée. Il a donc été demandé aux auteurs de cette motion qu’ils apportent dans les meilleurs délais les précisions indispensables qui nous permettraient le cas échéant d’inscrire leur résolution à l’ordre du jour d’une assemblée générale à convoquer à nouveau à cette fin. Les membres concernés ont contesté la non-inscription de ce point à l’ordre du jour mais n’ont pour autant pas apporté la moindre précision.

Il est important de vous préciser ici que le Conseil d’administration a, en tout état de cause, décidé, lors de sa dernière réunion, la création d’une commission de conciliation et de prospective à laquelle participeront les différentes composantes de l’École - le représentant des membres ayant demandé la réunion de l’Assemblée générale nous a toutefois d’ores et déjà informés de leur refus d’y participer. Nous aurons l’occasion de vous parler de cette initiative lors de notre prochaine réunion du 8 avril.

Ensemble, projetons-nous résolument vers l’avenir, au service des élèves et de la vitalité du projet éducatif de l’École alsacienne.

En confiance,

Elizabeth Barbier-Jeanneney

Présidente »

78- Qu’est ce que Ad Nova ?

3 avril 2026 - Création de AD NOVA

 

Création d’une Association de Parents d’élèves concurrente de l’APEEA

77- Quand est paru le quinzième article de presse ?

1er avril 2026 — Article dans Vanity Fair

 

Le scandale LE PLUS CHIC de Paris

« La bataille fait rage dans le 6e arrondissement de la capitale. Le licenciement brutal du directeur historique de l'École alsacienne, temple humaniste de la rive gauche depuis 1874, a fait tomber les masques. Jacqueline Rémy s'est plo

76- Qu’a demandé Pierre de Panafieu devant le Conseil des Prud’hommes ?

24 mars 2026 — Audience prud’homale de départage

 

L’audience de départage se tient devant le conseil de prud’hommes. Pierre de Panafieu demande notamment que son licenciement prononcé soit jugé sans effet et son licenciement nul et sollicite sa réintégration comme directeur. L’AEA conteste ces demandes. 

75- Quel était l’ordre du jour de l’Assemblée générale extraordinaire ?

20 mars 2026 — Convocation à l’AG du 8 avril

 

« ÉCOLE ALSACIENNE

Association reconnue d’utilité publique

Établissement privé laïque sous contrat d'association avec l'État

109, rue Notre-Dame-des-Champs - 75006 Paris

N° Siret : 784 280 851 000 14

 

C O N V O C A T I O N

 

Les membres de l'Association sont convoqués à l'Assemblée générale qui se tiendra au théâtre de l’École alsacienne

le mercredi 8 avril 2026 à 18 heures 30

109 rue Notre-Dame des Champs 75006 PARIS

à l'effet de délibérer sur l'ordre du jour suivant :

 

ORDRE DU JOUR

 

1-Désignation de deux scrutateurs.

2-Introduction par la Présidente et présentation du nouveau Bureau élu le 3 mars 2026.

3-Présentation par les membres du Conseil d'administration de la situation de l'École, au cours de laquelle les membres de l'Association leur poseront directement les questions qu'ils jugent nécessaires,

- le processus de recrutement du futur directeur, son cadrage et son déroulement effectif ;

- le contenu précis de la mission confiée au cabinet Michael Page ;

- les diligences réalisées dans le cadre de cette mission, y compris les vérifications effectuées et les prises de référence ;

- les critères de présélection retenus par le Bureau ;

- les décisions ayant conduit à la rupture du contrat de travail de Monsieur Pierre de PANAFIEU et leur fondement ;

- l'organisation arrêtée pour la direction de l'École jusqu'à la fin de l'année scolaire et pour la rentrée prochaine ;

- les perspectives relatives à la direction de l'École pour l'année 2026-2027.

4-Point d'information sur la commission de conciliation et de prospective mise en place par le Conseil d'administration.

5-Ratification de Madame Christine LANZA-PIERRE en qualité d'administratrice suite à sa cooptation par le Conseil d'administration le 3 mars 2026

6-Ratification de Monsieur  Yann LEGARGEANT en qualité d'administratrice suite à sa cooptation par le Conseil d'administration le 3 mars 2026.

7. Approbation du budget prévisionnel 2025/2026 rectifcatif.

 

Les membres de l'Association seront ensuite conviés à un buffet avec les administrateurs et la direction de l'École.

Paris, le 20 mars 2026

Elizabeth BARBIER-JEANNENEY

Présidente

74- Quels changements au sein du CA de l'AEA ont-ils été communiqués ?

La gouvernance de l’Association l’École Alsacienne (2026-2028)

Lise Grivois et Edouard Sautter sont présidents d’honneur de l’Association École alsacienne.

 

Le Bureau du Conseil d’administration :

Présidente

Elizabeth Barbier-Jeanneney, professeure de mathématiques à l’École alsacienne de 1978 à 2013, mère d’anciens élèves, ancienne élue représentante des personnels au Conseil d’administration de 2008 à 2012. Au Conseil d’administration depuis 2026.

Vice-présidents

Blanche Aloisi de Crépy, cheffe d’entreprise, AE 92, mère d’élèves,au Conseil  d’administration depuis 2001.

Julie Burguburu, secrétaire générale d’un groupe de médias, AE 92, mère d’élèves, au Conseil d’administration depuis 2018.

Nicolas Trèves, ingénieur et expert pour des organismes publics, AE 75, petit-fils, fils, père et grand-père d’élèves, ancien vice-président de l’APEEA, au Conseil d’administration depuis 2003.

Trésorier

Julien Marion, directeur général au ministère de l’intérieur, fils d’ancien professeur, AE 94, père d’élèves ; au Conseil d’administration depuis 2009.

Secrétaire

Yann Legargeant, réalisateur, petit-fils de Georges Hacquard (directeur de l’EA entre 1953 et 1986), AE 85, fils et père d’anciens élèves, président honoraire de l’AAEEA, au Conseil d’administration depuis 2015 (auparavant en tant que représentant de l’AAEEA 1996-2015).

 

Les autres membres du Conseil d’administration :

Rachid Azzouz, inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche, IA-IPR d’histoire-géographie dans l’académie de Paris durant 7 années, au Conseil d’administration depuis 2022.

Marianne Bauer, avocate à la Cour, AE 66, mère d’anciens élèves, ancienne vice- présidente du Comité de parents APEEA ; Commission Bourse et Commission Nouveaux adhérents, au Conseil d’administration depuis 2000.

Éric Chol, journaliste, directeur de la rédaction d’un magazine d’actualité hebdomadaire, AE 85, père d’anciens élèves, co-auteur du livre « Cas d’Ecoles » (2018, Fayard) avec Pierre de Panafieu, au Conseil d’administration depuis 2026.

Micheline Decker, avocate à la Cour, mère d’anciens élèves, membre du comité de l’APEEA de 2004 à 2021 (présidente de 2015 à 2021 ; CQ, commissions Newsletter, langues, civisme et mécénat : premières campagnes de levées de fonds de 2019 à 2021), au Conseil d’administration depuis 2015.

Olivier Fainsilber, consultant en stratégie spécialisé dans les transports, AE 80, père d’ancien élève, initiateur du voyage des Premières, co-réalisateur, avec Yann Legargeant, de quatre films pour le cent cinquantenaire de l’école, au Conseil d’administration depuis 2015.

Alain Grangé-Cabane, ancien dirigeant d’entreprises et d’associations professionnelles, membre honoraire du Conseil d’État, père d’anciens élèves et grand-père d’élèves, au Conseil d’administration depuis 1996 et président de 2010 à 2026.

Léa Griton, astrophysicienne à l’Observatoire de Paris, maîtresse de conférences à Sorbonne Université, vice-présidente du Comité de Liaison Enseignants-Astronomes (CLEA), AE 2010, participante active aux Soirées de l’orientation à l’école depuis 2012, au Conseil d’administration depuis 2024.

Christine Lanza-Pierre, enseignante en CPGE, mère d’anciens élèves, membre du comité de l’APEEA de 2010 à 2019 (vice-présidente de 2014 à 2019), au Conseil d’administration depuis 2021.

Patrick Peigné, directeur marketing international retraité, AE 62, père d’anciens élèves, ex-Trésorier de l’APEEA, Trésorier de 2010 à 2026, membre de la commission bourse, au Conseil d’administration depuis 2005.

Anne Postel-Vinay, médecin pédiatre spécialisée dans la prise en charge du handicap, mère et grand-mère d’élèves, très impliquée dans de nombreux projets artistiques de l’Ecole, au Conseil d’administration depuis 2002.

 

Sur proposition du Conseil d’administration de l’AAEEA : Jean-Luc Boulay,

Sur proposition du comité de l’APEEA : Benjamin Coutrot,

 

Au titre des personnels : à renouveler.

 

Assistent de droit aux séances du Conseil d’administration avec voix consultative :

Jacques Donadieu, directeur général de l’École alsacienne, Brice Parent, directeur du collège-lycée, Gauthier Lechevalier, directeur du primaire, Thomas Portnoy, directeur adjoint du collège et du lycée, Karine Royaï-Wester, secrétaire générale.

73- Quelles annonces ont été faites par le Conseil d’administration de l’AEA suite à l’AG de février ?

4 mars 2026 — Communiqué du CA

 

EN SYNTHÈSE : Le communiqué annonce la démission d’Alain Grangé-Cabane de la présidence du CA. Il demeure administrateur de l’Association Ecole alsacienne. Elizabeth Barbier-Jeanneney lui succède, membre de l’Association École alsacienne depuis 2018, et professeure de mathématiques à l'École de 1978 à 2013.

 

IN EXTENSO

Elizabeth BARBIER-JEANNENEY succède à Alain GRANGÉ-CABANE à la présidence du Conseil d’administration de l’Association École alsacienne.

Le 19 février dernier, l’assemblée générale ordinaire de notre Association Ecole alsacienne a permis de prendre des décisions importantes pour la vie de l’association, présentées par le conseil d’administration et approuvées par une nette majorité des membres. Deux nouveaux administrateurs ont été élus parmi les adhérents de l’association, Elizabeth Barbier-Jeanneney et Eric Chol. Enfin, les représentants respectifs de l’AAEEA (anciens élèves) et de l’APEEA (parents d’élèves) au conseil d’administration ont été approuvés par l’Assemblée :

Jean-Luc Boulay et Benjamin Coutrot.

Afin de remédier à la vacance de mandats d’administrateurs et conformément aux statuts, le conseil d’administration, réuni le 3 mars, a décidé de demander à Christine Lanza-Pierre et Yann Legargeant de poursuivre les mandats d’Anne-Claude Crémieux et Bernard Spitz, que le conseil d’administration remercie pour leur engagement sans faille au service de l’Ecole.

Ces mandats seront soumis à la ratification de la plus proche Assemblée générale. Le conseil d’administration a enfin procédé au renouvellement statutaire de son bureau, pour une durée de deux années.

Elizabeth Barbier-Jeanneney a été élue présidente du conseil d’administration, à la succession d’Alain Grangé-Cabane. Pour compléter le bureau, Nicolas Trèves, Blanche Aloisi de Crépy et Julie Burguburu ont été élus vice-Présidents. Julien Marion a été élu Trésorier et Yann Legargeant, Secrétaire. Ce bureau illustre ainsi une volonté de renouvellement, dans la continuité de l’action accomplie jusque-là. Président du conseil d’administration de l’École alsacienne depuis 2010, Alain Grangé-Cabane a choisi de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat, tout en demeurant administrateur. Tout au long de ses fonctions, il a soutenu les choix structurants de l’Ecole, notamment en matière d’inclusion scolaire, d’ouverture sociale, de mécénat, se traduisant ces derniers mois encore par le vote du conseil en faveur d’un système d’écolages variables.

Le conseil d’administration se félicite de sa présidence qui a contribué à consolider le projet éducatif qui fait la fierté de tous ; il remercie chaleureusement Alain Grangé-Cabane pour son dévouement de longue date à l’Ecole et l’abnégation dont il a fait preuve notamment au cours des derniers mois particulièrement difficiles.

Elizabeth Barbier-Jeanneney, membre de l’Association École alsacienne depuis 2018, a été professeure de mathématiques à l’Ecole de 1978 à 2013. Elle est connue de nombreuses générations d’élèves qu’elle a profondément marqués, de familles et de professeurs.

Au moins un quart des membres de l’Association École alsacienne avait fait parvenir le 8 février une demande de convocation d’une assemblée générale extraordinaire avec un ordre du jour précis, comportant notamment une demande de révocation du conseil d’administration. Quelques heures avant la réunion du conseil d’administration, ce mercredi3 mars, une nouvelle demande de convocation se substituant à cette première demande étant parvenue, abandonnant notamment cette demande de révocation du Conseil d’administration, ce dernier devra à nouveau se réunir pour adopter le nouvel ordre du jour de la future assemblée générale extraordinaire et en arrêter la date.

Enfin, rappelons que l’article 7 des statuts de l’École alsacienne prévoit que le Conseil d’administration dispose d’un délai de 6 mois pour statuer, à la majorité des deux tiers, sur les demandes d’adhésion à l’Association. Cette procédure, classique en droit des associations, n’a jamais été utilisée pour verrouiller la composition de l’Association, contrairement aux informations mensongères diffusées à ce sujet. Bien au contraire, confronté à la faiblesse des demandes d’adhésion, le conseil d’administration a toujours accueilli avec bonheur toutes les demandes qui ont été présentées ces dernières années. Il a en revanche semblé sage, dans le contexte actuel, de maintenir la composition de l’association inchangée, comme le président du conseil d’administration s’y est engagé lors de la dernière assemblée générale, afin de ne pas nourrir inutilement les suspicions de manipulation si promptes à déferler.

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Alain GRANGE-CABANE :

« Pendant toutes ces années au sein du conseil d’administration, puis à sa présidence, je me suis efforcé de rendre à l’Ecole alsacienne ce que celle-ci a apporté à mes deux enfants et quatre petits-enfants. A la suite de la dernière Assemblée générale du 19 février que j’ai présidé à la suite du vote demandé par une partie des adhérents, je suis particulièrement heureux de passer le relai à Elizabeth Barbier-Jeanneney à la présidence du conseil d’administration de notre Association. Son expérience et sa connaissance intime de l’Ecole seront des atouts précieux pour accompagner Nicolas L’Hotellier dans sa prise de fonctions en illustrant à eux deux parfaitement notre devise, ad nova tendere sueta. »

Elizabeth BARBIER-JEANNENEY :

« J’ai toujours souhaité enseigner les mathématiques et me suis épanouie à l’École alsacienne pendant 35 années scolaires. Mes deux enfants sont anciens élèves du 109. Je reste attachée à l’Ecole et garde de nombreux liens avec mes anciens élèves et anciens collègues. J’ai enseigné ici sous la direction de Georges Hacquard, Jean-Pierre Hammel, René Fuchs et Pierre de Panafieu. J’ai été élue au Conseil d’administration, représentante des personnels, alors que Lise Grivois puis Alain Grangé-Cabane le présidaient avec passion et dévouement.

L’assemblée générale de l’Association École alsacienne m’a élue membre du Conseil d’administration, et je veux en exprimer ma pleine gratitude à ses membres. Je suis honorée de succéder aujourd’hui à Alain Grangé-Cabane qui a tenu ferme le gouvernail dans la tempête, et qui a eu à cœur, avec le Conseil d’administration, de préparer l’avenir de l’École alsacienne, en recrutant un directeur de grande expérience, à qui il reviendra, dès septembre prochain, de donner une nouvelle vitalité à notre projet éducatif.J’ai accepté la présidence du Conseil d’administration malgré les vives tensions actuelles.

Notre première mission sera de veiller à ce que les élèves renouent avec la sérénité que nous leur devons, protéger les professeurs et les personnels éducatifs et administratifs qui doivent retrouver le sourire lorsqu’ils viennent enseigner et accompagner nos élèves, rassurer les parents et aider l’équipe de direction à renouer avec l’exigence de l’innovation éducative. »

72- Quand est paru le quatorzième article de presse ?

24 février 2026 - Article dans l’Express

 

L'Ecole alsacienne déchirée par une guerre civile : les coulisses d'une crise inédite - par Etienne Girard et Emilie Lanez

« La communauté de l'établissement privé du sixième arrondissement de Paris se déchire autour du choix du futur directeur. Le 19 février, une assemblée générale cruciale a duré six heures, sous les hurlements. »

71- Quel comportement outrancier Benjamin Coutrot a-t-il dénoncé ?

23 février 2026 - Lettre de Benjamin Coutrot aux membres de l’APEEA

 

EN SYNTHÈSE : Benjamin Coutrot le nouveau Président de l’APEEA s’adresse aux membres suite à la réunion qui a réuni les membres en visio.

 

IN EXTENSO

« De l’injonction au chaos, ce « Taisez-vous ! » qui dit tout !

Depuis, le 15 novembre dernier, date de la désignation de M. Nicolas L'Hotellier comme successeur de M. Pierre de Panafieu à la direction de l’École alsacienne, la communauté scolaire et désormais les parents d’élèves eux-mêmes, se trouvent entraînés dans une crise devenue fratricide, qui a atteint jusqu’au Comité de l’Association des parents d’élèves (APEEA). Bien qu’absent le jour des auditions, des délibérations et du vote, l’ancien président de l’APEEA, dans une logique partisane, avait souhaité entraîner le Comité dans une logique d’affrontement, contre la majorité d’entre nous.

Nos valeurs, fidèles à celles de l’École, ainsi que le sens des responsabilités, indispensables dans de tels moments, imposent la modération, le dialogue et le respect de chacun. Tel est notre cap et c’est cette exigence qui a toujours prévalu lors des dissensions passées et qui a permis, chaque fois, de retrouver le chemin d’une sortie de crise.

Notre neutralité statutaire n’est en rien une forme de passivité ou de la déloyauté. Et la dignité comme la pondération ne sauraient être assimilées à de la faiblesse.

Les déceptions personnelles, les loyautés anciennes voire même les désaccords stratégiques peuvent provoquer et alimenter des débats. Mais elles ne suffisent pas à elles seules à expliquer la crise que nous vivons.

Car celle-ci est le produit d’une agitation méthodiquement attisée.

Au sein d’une communauté scolaire pourtant largement reconnue pour son humanisme et son sens de la nuance, nous assistons à l’importation de méthodes qui relèvent d’une toute autre culture : violence verbale, politisation, polarisation, désignation d’ennemis à la vindicte publique, instrumentalisation de l’émotion collective à des fins personnelles.

Le mécanisme est connu. Créer un récit. Simplifier à l’extrême, conflictualiser au maximum, créer des amalgames, alimenter la presse en s’appuyant sur des communicants professionnels de la politique, pousser une communauté à se diviser en deux camps qui ne se parlent plus, en les enfermant dans des bulles informationnelles et si possible désinformationnelles. Transformer une procédure en affrontement prétendument moral. Disqualifier toute nuance. Attiser les ressentiments sans penser un instant au champ de ruines qui en découle inéluctablement.

Cette polarisation est pour partie le fruit d’une stratégie menée par M. Clay, parent d’élèves, juriste et enseignant, mais qui semble vouloir assumer, dans les fonctions qu’il semble s’être attribuées, un rôle de leader populiste et d’agresseur.

Dans les courriers adressés de manière répétée et obsessionnelle à l’APEEA, cet artisan du chaos fait continuellement référence à « l’inertie », à « l’inaction suspecte » de notre comité, et particulièrement à notre défaut « d’intégrité », et manque de « légitimité », avec la menace explicite de « relayer » ces accusations. Il « enjoint », il « exige », accumule les contre-vérités, habille ses invectives partisanes d’une sémantique jargonnante aux accents juridiques destinée à impressionner et à perturber les débats avec une brusquerie et une provocation assumées. Ce ne sont pas là les valeurs de l’École que nous aimons.

Rappeler que les parents n’ont pas vocation à intervenir dans le choix du Directeur n’est ni une prise de position partisane ni une démission démocratique : c’est le respect des règles de gouvernance propres à un établissement privé qui a passé un contrat avec l’État. Les parents y ont toute leur place, mais ils n’en sont ni les actionnaires ni les décideurs statutaires en matière de nomination.

Les parents ne sont pas propriétaires de l’École.

M. Clay n’est pourtant pas de cet avis. Sur une boucle WhatsApp relative à l’École il écrit : « Pour moi, c’est le point clé : une AGE de l’APEEA pendant laquelle on votera sur la composition du Comité. Et s’il est renversé, on sera rapidement dans un jeu de dominos. Dans une école privée, les parents sont décisifs. »

Le vocabulaire est révélateur : « Renversé », « Jeu de dominos », « Parents décisifs ». Dans un courrier qu’il adresse aux Membres de l’Associations de l’École alsacienne (AEA), il insinue une « collusion » de notre Comité avec le Conseil d’administration. Les Membres du Comité seraient « les affidés » du Président du conseil d’administration. « Certains ayant même des liens familiaux avec les membres de votre prétendu CA ». Comme si l’identité nominale tenait lieu d’argument et suffisait à suggérer une collusion. Un énième élément de langage méthodiquement relayé par des attachés de presse pour tenter d’influencer la présentation des débats dans les médias, qui heureusement ne s’y laissent pas tous prendre.

Le populisme contemporain prospère non pas sur la résolution des crises, mais sur leur entretien. Le chaos n’est pas un dommage collatéral, il devient un outil et une stratégie.

Dans cette logique, la réunion d’information organisée pour permettre aux parents de communiquer avec les représentants du Conseil d’administration ainsi que la Direction a malheureusement été le théâtre de quelques interventions qui ont cherché à créer un climat volontairement clivant et polémique. La pratique méthodique de l’outrance et de l’invective ne fait que diviser et polariser le débat. Elle a pour conséquence d’empêcher une diffusion sereine de l’information, et pour effet d’ajouter de la crise à la crise.

Cette visioconférence a démontré à quel point cette logique peut être toxique. Devant la Direction, le Conseil d’administration, et près de 700 parents M. Clay a lancé péremptoirement à la modératrice de ce débat un « Taisez-vous ! » qui a choqué la grande majorité des participants.

Cette interpellation et cette violence ne sont pas anecdotiques. Encore moins quand ils sont adressés à une femme. Ordonner violemment à une interlocutrice de se taire, publiquement, dans une assemblée, ce n’est pas débattre, c’est abattre. C’est inacceptable.

Dans une école qui prétend former des esprits libres, ce « Taisez-vous ! » n’est pas un simple emportement. Il révèle une conception du débat : imposer, intimider, disqualifier, réduire au silence. M. Clay n’aurait pas parlé ainsi à un homme. Il n’aurait pas davantage parlé ainsi à une personne qu’il estime suffisamment puissante socialement, pour l’épargner et préserver sa sphère d’influence espérée.

Cette interpellation méprisante et odieuse est d’ailleurs intéressante à recontextualiser : M. Clay a mis en scène un prétendu déclassement systématique dans la file des questions, qu’il a interprété comme une exclusion organisée lors de cette même réunion, alors même qu’il confessait en parallèle sur la même boucle WhatsApp : « Malheureusement, j’ai eu un bug, et j’ai perdu mon rang dans la file des questions. (...) Je sens que je n’aurai pas la parole. »

D’un côté, l’aveu technique. De l’autre, la mise en scène publique.

Et comme moyen d’action, la violence verbale. Ce geste enregistré et désormais disponible en replay, à la postérité, n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une série de prises de positions, de mise en scène crypto-révolutionnaires.

Il fait précisément ce que font les ingénieurs du chaos : transformer chaque incident en symbole d’oppression, chaque désaccord en preuve d’illégitimité, chaque nuance en trahison.

Depuis plusieurs semaines, l’APEEA est devenue en partie sous son impulsion, la cible d’une campagne accusatrice structurée : appels au mail bombing, pressions répétées, attaques ad hominem, insinuations sur notre prétendue inféodation, procès en illégitimité, exigences d’assemblées extraordinaires sous menace de délégitimation, tentative de provoquer une situation d’inopérance du Comité par des démissions partielles, heureusement restée sans effet, mais pouvant s’apparenter à un abus de droit destiné à remettre en cause notre représentation à l’Assemblée générale de l’AEA jeudi soir, l’interpellation particulièrement virulente et mise en scène dont le Président de l’APEAA a été la cible lors de cette même AG, ... la liste est longue.

Mais l’APEEA refuse d’être instrumentalisée dans sa stratégie de renversement et d’anéantissement de l’École. C’est parce que le respect que chacun est en droit d’attendre, plus encore lorsque le débat est passionné, que nous serons désormais vigilants, au côté des conseils que nous avons mandatés, pour apporter les réponses les plus appropriées aux attaques inacceptables, aux propos injurieux et dénigrants qui seront tenus sur nos membres, quel que soit le support dans lequel de tels propos sont tenus.

La paix ne semble pas intéresser M. Clay. La stabilisation non plus. Sommes-nous prêts à courir le risque de perdre notre École ? Lui donne le sentiment de s’en moquer puisque ce qui semble l'emporter c’est cette logique de destruction. Il ira sans doute reproduire son plan mortifère ailleurs, si possible non loin de la lumière des projecteurs dont il semble se nourrir.

Ce qui est recherché, c’est le moment de bascule, le chaos.

Fidèles aux valeurs de l’École et à ce qu’elle apprend à nos enfants, nous souhaitons que les conflits se résolvent à l’intérieur des cadres de droit, dans le respect de l’autre, pas dans la rue ni par les invectives.

Depuis le commencement nous avons choisi la retenue. Nous avons tenté le dialogue et la médiation.

Nous avons fait preuve de pondération.

Notre École, ses professeurs, son personnel, méritent mieux que cette dramaturgie permanente. Elle mérite mieux qu’un théâtre d’indignation. Elle mérite mieux que l’injonction « Taisez-vous ! ». Elle mérite mieux que l’injonction faite aux femmes de se taire. Elle mérite mieux que la polarisation à l’extrême à des fins personnelles.

Le chaos n’est pas une fatalité. Il est parfois malheureusement une méthode. Notre responsabilité est de ne pas en être les figurants. Nous invitons fidèlement et respectueusement tous les parents à une égale vigilance.

Si débat il doit y avoir, il doit rester digne !

Benjamin Coutrot

Président de l’APEEA »

70- Quand est paru le treizième article de presse ?

20 février 2026 - Article dans Le Canard Enchaîné

 

Sous les pavés, la rage - par Clara Bamberger

La fronde actuelle à l’École alsacienne permet aux alumni et aux parents d’élèves - des VIP de tout poil - de se pousser du col.

69- Comment s’est déroulé l’Assemblée générale de l’AEA ?

19 février 2026 — AG annuelle de l’Association École alsacienne

 

L’AG réunit 182 membres, présents ou représentés et démarre à 18h30. Une première controverse porte sur la présidence de séance : la proposition de désigner Olivier Nora en remplacement d’Alain Grangé-Cabane est rejetée par 102 voix contre 73. La séance suit ensuite l’ordre du jour. Émaillée d’échanges très tendus, elle se prolonge jusqu’à 1h30 du matin. 

68- Le Conseil d’Administration de l’AEA a-t-il déposé plainte pour protéger l’institution ?

19 février 2026 — Courrier d’Alain Grangé-Cabane aux adhérents

 

EN SYNTHÈSE : Alain Grangé-Cabane adresse un courrier le jour de l’AG. Il affirme que la crise a pour origine la remise en cause du processus collectif décidé pour préparer la succession et annonce qu’une Assemblée générale extraordinaire sera convoquée dans la semaine du 16 mars afin de répondre aux interrogations et tracer des perspectives. Il explique avoir déposé plainte suite à certains débordements.

 

IN EXTENSO

« Chères amies, chers amis,

En ce jour d’assemblée générale, j’ai souhaité m’adresser directement à vous au regard de la crise que traverse l’École alsacienne.

Cette crise a une origine précise : la remise en cause du processus collectif que nous avions décidé ensemble pour préparer la succession de notre Directeur, Pierre de Panafieu, qui avait exprimé le souhait de se retirer. Le passage d’une direction à une autre est souvent un moment charnière dans la vie d’une institution. Aucune décision humaine n’est exempte d’imperfection.

En revanche, rien ne saurait justifier que des actions soient menées contre nos instances, en contradiction avec nos statuts.

Notre assemblée générale se tiendra donc conformément à l’ordre du jour convenu. Elle permettra ainsi de prendre les diverses décisions qui nous reviennent et qui sont essentielles pour la vie quotidienne des élèves et des professeurs.

Nos instances de gouvernance seront également renouvelées, notamment le Conseil d’administration, puis lors du Conseil qui se tiendra immédiatement après l’Assemblée, notre Bureau.

Nous ne souhaitons en aucun cas éviter le débat. Bien au contraire. C’est pourquoi une assemblée générale extraordinaire sera convoquée à cet effet dans la semaine du 16 mars, afin de répondre de manière exhaustive aux interrogations soulevées et tracer des perspectives d’avenir pour notre Ecole.

Par la qualité des échanges, dans les circonstances particulières que nous traversons, notre assemblée peut favoriser l’apaisement souhaité par la majorité silencieuse de l’École alsacienne, dans l’enceinte légitime prévue à cet effet et non sur la place publique.

Mais ce débat doit se tenir dans le respect des règles et des instances statutaires. À ce titre, certaines limites ont été dépassées. Il nous a donc fallu, par responsabilité, demander à nos avocats de déposer plainte à l’encontre des insinuations diffamatoires publiquement proférées, des propos menaçants visant des membres du Conseil d’administration, ainsi que des atteintes et violations des données personnelles de nos membres, captées et utilisées de manière illégale. Il était de mon devoir d’agir pour protéger l’institution et ceux qui la servent.

Notre seule boussole a toujours été l’intérêt de l’École alsacienne, de ses élèves, de ses enseignants, de ses familles et de son histoire.

Je vous remercie de votre confiance.

Alain GRANGE-CABANE

Président de l’Association Ecole alsacienne»

67- Quelle mesure conservatoire des parents d’élèves ont-ils demandé au rectorat de prendre ?

18 février 2026 — Courrier de 200 parents d’élèves au rectorat de Paris

 

IN EXTENSO

 

Objet : Mise à jour du courrier adressé à 15 heures à la demande de plusieurs dizaines de parents d'élèves qui ont souhaité que leurs signatures soient prises en compte.

Madame la Rectrice,

Parents d'élèves scolarisés à l'École alsacienne, établissement privé sous contrat d'association avec l'Etat, nous nous permettons d'attirer votre attention sur une situation particulièrement réoccupante en cette période de saisie et de validation des vœux Parcoursup.

Comme vous le savez, la procédure Parcoursup constitue une composante essentielle du service public national de l'enseignement supérieur. Elle engage directement le principe constitutionnel d'égalité devant le service public ainsi que l'obligation de continuité du service public de l'éducation, à laquelle sont également soumis les établissements privés sous contrat.

Or, l'établissement traverse actuellement une crise de gouvernance largement relayée dans la presse nationale. Dans ce contexte, un directeur intérimaire a été nommé. Monsieur Donadieu ne se cache pas d'ignorer tout de Parcoursup et de la réforme du bac puisqu'il l'a révélé lui-même au Conseil d'administration qui l'a aussitôt nommé ; et il a confirmé son ignorance dès son premier jour puisque, croisant des élèves de Terminale à l'Ecole, il les a questionnés sur leur choix de filière L ou S de leur bac, alors même que celles-ci n'existent plus depuis longtemps.

Les parents d'élèves s'inquiètent légitimement :

- du risque de défaut de maîtrise technique de la procédure (calendrier, modalités de validation, cohérence des appréciations, traçabilité) ;

- du risque d'inégalité de traitement entre les élèves, si les dossiers n'étaient pas examinés et validés avec la rigueur et la connaissance individualisée nécessaires ;

- du manque de garantie d'impartialité dans un contexte de contestation interne portant sur la régularité de la gouvernance actuelle.

Il ne s'agit pas ici d'un débat interne à l'association gestionnaire, mais d'un risque objectif affectant l'égal accès des élèves au service public de l'enseignement supérieur. Une défaillance, même involontaire, dans la validation des dossiers Parcoursup pourrait créer un préjudice grave et irréversible pour les candidats.

En application des principes de continuité, d'égalité et de neutralité du service public, et compte tenu du contrôle exercé par l'autorité académique sur les établissements privés sous contrat, le rectorat n'ayant pas encore validé sa nomination, il doit d'urgence s'en abstenir ;

Nous sollicitons respectueusement :

Qu'une vigilance particulière soit exercée par le rectorat sur le déroulement de la procédure Parcoursup au sein de l'établissement ;

Qu'il soit décidé, à titre conservatoire et jusqu'au ler septembre prochain, que la direction de l'établissement soit confiée à l'actuel directeur adjoint, Brice Parent, seul à même de garantir la connaissance fine des parcours des élèves et la maîtrise complète du dispositif, et de la continuité du service.

Dans l'intérêt exclusif des élèves et du respect des principes du service public de l'éducation, nous vous remercions par avance de l'attention que vous porterez à cette alerte.

Nous vous prions d'agréer, Madame la Rectrice, l'expression de nos salutations distinguées.

 

Suivent les noms des 200 premiers signataires :

mise à jour Mercredi 17 février 21 heures.

66- À qui Mathieu Cortadellas a-t-il demandé de remettre son mandat en jeu ?

18 février 2026 - Lettre de Mathieu Cortadellas aux membres de l’AEA

 

IN EXTENSO

« Chers membres de l’Association École alsacienne,

Durant près de cinq ans, j’ai eu l’honneur et la joie de présider l’Association des parents d’élèves et de la représenter au conseil d’administration. 

Aujourd’hui, j’ai été radié de la liste de l’Association École alsacienne et n’ai pas reçu de convocation pour l’assemblée générale du 19 février.

J’ai ainsi rejoint Pierre de Panafieu sur la liste des « disparus » – preuve, s’il en était besoin, qu’Alain Grangé-Cabane a menti le 8 janvier : non seulement il sait précisément qui figure sur cette liste mais il en dispose à son gré, au mépris de tout cadre juridique ou éthique. 

Au mépris de toute logique, aussi, puisque, si la présidence de l’apeea ne confère pas la qualité de membre de l’association, alors, mes deux prédécesseurs n’en étaient pas membres non plus au moment où ils ont été élus administrateurs indépendants.

Détaillons un peu. 

Le Conseil d’administration que j’ai quitté en janvier était composé de vingt membres votants. 

Selon les dires d’Alain Grangé-Cabane lui-même, au conseil du 20 janvier 2026, seuls quinze d’entre eux avaient été régulièrement mandatés par l’AG. 

Quinze, soit un de moins que le minimum de seize membres exigé par les statuts. Depuis deux démissions lundi, ce nombre serait même tombé à treize. 

Retirons encore les huit autres membres nommés - comme moi - sans avoir fait partie de l’Association au préalable.

Restent six administrateurs dont le mandat paraît valide. 

Six sur vingt. C’est peu. Trop peu. Et totalement irrégulier.

On me dira : pourquoi ces chicaneries ? Pourquoi Pierre de Panafieu n’a-t-il pas soulevé plus tôt ces irrégularités ? Pourquoi s’en est-il arrangé ? 

La réponse est simple : parce que Pierre de Panafieu n’a pas, n’a jamais eu compétence pour surveiller l’association dont il est salarié. 

Ce rôle est dévolu exclusivement au Président et au Bureau - non réélu depuis 2021. 

Ce n’est d’ailleurs pas Pierre de Panafieu qui a soulevé le tapis. Dix membres de l’association s’en sont chargés. Choqués par la poussière qu’il masquait, ils ont déposé une assignation au tribunal. C’était leur droit, voire leur devoir. 

Pourquoi ne l’ont-ils pas fait plus tôt ? Parce que nous faisions tous confiance au CA. 

Nous avions tort. De l’aveu même des avocats spécialisés qui se sont penchés sur elle, la gestion de l’Association Ecole Alsacienne est un modèle d’irrégularité, a fortiori pour une ARUP (Association Reconnue d’Utilité Publique).

Elle ne peut pas le rester.

Lorsque la confiance est rompue, le retour aux règles s’impose.

Il s’impose avec une urgence particulière, lorsque les membres du CA - ou plus précisément du Bureau « élargi », on ne sait trop pourquoi, à Julien Marion et Micheline Decker - décapitent l’École en cours d’année scolaire. 

Lorsqu’ils placent à la direction intérimaire, au moment de Parcoursup, un homme qui demande toujours aux Terminales s’ils sont en S ou en L... 

Lorsqu’ils nous désignent pour avenir un homme qui vient de se faire épingler par les autorités australiennes pour quarante-deux manquements aux règles de sécurité, dans une garderie placée sous sa gestion. Il ne s’agit pas ici de faire le procès de cette personne qui s’est d’ailleurs absoute elle-même. 

Il s’agit simplement de constater que si l’organe suprême avait mis, pour vérifier le dossier de Nicolas L'Hotellier, le quart du zèle qu’il a mis à ourdir le dossier de licenciement de Pierre de Panafieu, nous n’en serions pas là aujourd’hui. 

Le bureau élargi nous répondra qu’il « ne savait pas ». Bien sûr, qu’il ne savait pas ! Il n’a pas cherché à savoir. Il a choisi son candidat en deux heures sans prendre sérieusement ses références. Il n’a pas entendu les voix discordantes qui se sont signalées depuis pour, justement, dénoncer ces manquements.

Décidément, il est urgent de revenir au droit. Et, si possible, à un peu de morale. 

C’est ce qu’ont dû penser Alain Grangé-Cabane et le bureau élargi. Pris d’une salutaire frénésie de régularisation a posteriori, ils ont, le 20 janvier 2026, tenu un conseil d'administration pour tout remettre en ordre : après avoir acté de leurs « omissions »,  ils ont fait valider, rétroactivement donc, des décisions du Bureau et prolongé des mandats inexistants d’administrateurs « en tant que de besoin ». Les deux administrateurs non élus ont même pu voter pour la régularisation de mandat ! 

Après ce ravaudage, nous pouvions espérer une certaine retenue. Las ! Les candidats à l’élection de jeudi ont reçu ce matin un mail leur demandant, en cas d’élection, de se tenir prêts le soir même pour un nouveau CA, dont l’ordre du jour prévoit… « la cooptation d’administrateurs pour combler les vacances » !

Oui, vous avez bien lu. Le CA a prévu par avance de court-circuiter l’assemblée générale pour s’auto-renouveler dans son dos.

Comment peut-on accepter ce maquignonnage ? Ce mépris de ses propres mandants ?

Le droit donc.

Pierre de Panafieu a été licencié sans fondement, avec une volonté évidente d’humiliation. Les prud’hommes, statuant en référé, ont pris une décision rare : celle de renvoyer rapidement son recours devant une formation complétée d’un magistrat professionnel. Rien d’étonnant lorsque l’on voit l’absurdité des griefs retenus… Dans cette procédure, le CA a notamment tenté d’instrumentaliser le CSE contre le directeur. La manœuvre a été si grossière que la CFDT, syndicat représentatif, a pris la peine d’exprimer son étonnement par une lettre d’avocat.

Au début pourtant, tout aurait pu facilement rentrer dans l’ordre. 

Au CA du 27 novembre 2025, Pierre de Panafieu a proposé de refaire le recrutement dans les formes. Refus. 

Il a dit et redit, publiquement et par email, sa volonté d’ouvrir une médiation. Nouveau refus, habillé de nouveaux mensonges par Alain Grangé Cabane, qui, après avoir modifié unilatéralement les termes de la médiation votés à l’unanimité par le CA du 16 décembre, s’est dispensé de saisir le centre de médiation choisi par son propre conseil. 

Non, ce licenciement n’était pas fatal. Il n’était pas nécessaire. Au contraire, il a été voulu. Il a été tramé dans le détail, au mépris de tous les intérêts de l’école, au mépris de toute décence, au mépris des personnels, des parents, des élèves.

Voilà où nous sommes tombés. Non par le césarisme d’un homme, mais par les mensonges et l’entêtement d’un groupe de conjurés, heureusement de plus en plus réduit.

Le droit, donc, mais aussi la morale. 

En trois mois, j’ai vu un homme droit, respectueux des règles, recevoir les coups les plus rudes. 

Je l’ai vu serrer les dents, et, par respect des institutions, ne rien dire publiquement pour sa défense jusqu’à ce qu’il soit licencié sans ménagement.

Par éthique, par respect, par amour de l’École qui lui doit tant, il a tenu bon. 

Là où Alain Grangé-Cabane dénonçait, en plein CA, un pyromane, j’ai vu un homme intègre défendant les valeurs de l’École.

J’aurais encore beaucoup à dire. 

Mais tout le monde en a marre. Nous sommes fatigués de cette situation. 

Alors comment sortir de ce bourbier ? Comment échapper au cycle infernal et coûteux des procès ? Comment restaurer, entre nous, une forme de concorde ? Je ne vois qu’une façon d’y parvenir : que le mandat du conseil d’administration soit remis en jeu devant l’association. Toute autre solution prolongerait la crise.

Si le conseil actuel est élu, il sera légitime. Il n’a donc aucune raison – aucune raison honnête – de refuser cet ajout à l’ordre du jour. Mieux, il devrait le proposer. 

Sinon, il partira. Une nouvelle équipe sera élue. Parmi les dix-neuf candidats déclarés, les personnes talentueuses et sincèrement attachées à l'École ne manquent pas. 

Elles remettront l’établissement sur ses rails.

Et Pierre de Panafieu pourra partir à la retraite.

Enfin.

Je m’arrête là en vous priant de bien vouloir me pardonner pour cette lettre un peu longue. Seule la conviction d’un ancien élève et parent d’élève engagé pendant des années au service de l'École l’a dictée.

Sincèrement,

Mathieu CORTADELLAS »

65- Quelle autre voix 18 personnels et professeurs ont-ils fait entendre dans leur lettre adressée à l'AEA ?

17 février 2026 - Courrier de 18 professeurs et personnels de l’Ecole alsacienne

 

EN SYNTHÈSE : ce courrier est adressé aux membres du Conseil d’administration AEA, en copie aux membres de l’Association EA ainsi qu’au Directeur de l’Académie de Paris et à la Cheffe de l’enseignement privé à qui est demandé audience.  

IN EXTENSO

« Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d'Administration de l'Ecole alsacienne

Paris, le 17 février 2026

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d'Administration,

En tant que professeurs et personnels à l'Ecole alsacienne, nous souhaitons vous dire notre inquiétude sur le déroulement de l'année scolaire et les répercussions sur nos élèves et leur avenir immédiat.

La crise dans laquelle le personnel se trouve plongé malgré lui a des effets directs sur l'accompagnement éducatif et pédagogique de tous nos élèves, sans parler des conséquences à court terme pour les lycéens de Première et de Terminale, dont la préparation au Baccalauréat et la procédure d'orientation Parcoursup sont incontestablement perturbées.

Nous pallions au mieux les multiples absences de nos collègues, trop en souffrance pour continuer à enseigner, ou mis en retrait par leur médecin pour ne pas être confrontés au spectacle désolant d'une direction mise en pièces, communiqué après communiqué.

Nous pensons particulièrement à nos collègues adjoints d'éducation et CPE, en sous-effectifs depuis des semaines, qui assurent de multiples surveillances de cours et de classes, et commencent à s'épuiser.

Chaque décision du Conseil, vécue comme une épreuve pour les adultes, nous conduit surtout à nous demander à chaque instant comment il est possible que de telles décisions soient prises au détriment de l'intérêt des élèves.

Certes, beaucoup d'entre vous ignorent tout du monde éducatif, du calendrier et des rythmes scolaires, mais le bon sens devrait vous permettre de percevoir ce que notre École doit à nos élèves, et en quoi vos décisions sont lourdes de conséquences :

  • Nous devons à nos élèves la stabilité

Comment assurer la stabilité quand on annonce en novembre (sans bien l'assumer d'ailleurs) que Brice Parent, Directeur du collège-lycée, est chassé de son poste pour former quelqu'un qu'on présente comme plus digne du poste de directeur ?

Comment assurer la stabilité quand on limoge Pierre de Panafieu, Directeur de l’Ecole, pilier de l’institution depuis 1990, en plein milieu de l’année scolaire en période d’orientation Parcoursup ?

Comment penser, enfin, pouvoir mobiliser les équipes sous l'autorité d'une nouvelle direction opérationnelle, alors même que vous avez montré que l'humiliation publique de la direction est acceptable ?

Comment va se passer la rentrée 2026 sans possibilité de transmission à la nouvelle direction de l'esprit et du savoir-faire si particuliers de notre École ?

  • Nous devons à nos élèves la sécurité 

Comment assurer la sécurité de nos élèves quand les décisions du Conseil provoquent la souffrance de tant de personnels qui ne sont plus en capacité d’enseigner ou de travailler ? Quand les trous s’accumulent dans les emplois du temps ? Quand c’est la valse des suppléants ? Quand même Thomas Portnoy, directeur charismatique du lycée, incarnation de la compétence et du dévouement pour tous ses élèves et ses collègues, s’effondre devant la violence de notre communication ? 

Avez-vous eu une pensée pour nos collègues, partis ce jour au Sénégal avec un groupe de lycéens la boule au ventre, en priant qu’aucun incident grave ne surviendra dans la mesure où le garant du voyage, Pierre de Panafieu, a été licencié et où la nomination de son successeur n’a pas encore été entérinée par le Rectorat ?
De nombreux professeurs s’interrogent, pour les mêmes raisons, sur la nécessité de se mettre en retrait de l’accompagnement de tous les voyages et échanges à venir, compte tenu de leur épuisement physique et psychologique et parce qu’ils ne se sentent plus en mesure d’assumer la sécurité des élèves durant le séjour. Comment les rassurer ? 

Enfin, quel avenir pour nos élèves quand vous engagez l'établissement dans des procédures de licenciement qui fragiliseront à n'en pas douter la sécurité financière de l'École ?

- Nous devons à n o s élèves la compétence

Comment pensez-vous répondre aux inquiétudes déjà exprimées par certains parents et élèves sur la qualité de l'accompagnement à l'orientation que le nouveau directeur par intérim, Jacques Donadieu, pourra leur apporter, alors qu'il n'a eu aucun contact avec le monde académique depuis son départ en retraite en 2012 ? Sans préjuger de ses compétences générales de direction, plusieurs élèves de Terminale nous ont déjà déjà rapporté un échange au cours duquel il leur aurait demandé s'il étaient « en section L ou S » (sic), et confié « ne pas savoir comment fonctionne Parcoursup » ni « ce qu'est une fiche-avenir », mais « pouvoir signer tout que les élèves lui demanderont ».

Ignorez-vous à ce point le travail de fond effectué au quotidien par les professeurs principaux, les CPE et la direction, pour estimer que le travail d'accompagnement individualisé de chaque élève dans le processus d'orientation, si essentiel à la construction du projet de chacun et chacune, puisse être supervisé par un béotien ?

Vous aviez pourtant une solution toute trouvée pour assurer la continuité et la sécurisation de ce travail d'orientation : nommer temporairement Brice Parent au poste de directeur aurait, très simplement, contribué à remettre toute la communauté sur la voie de la sérénité. Bien au contraire, votre décision, qui n'a pu être guidée que par la seule volonté de l'humilier une fois de plus, ainsi que Pierre de Panafieu, confirme que la compétence compte bien peu à vos yeux, et que jamais l'intérêt des élèves n'a été votre priorité ni même un élément de votre réflexion.

- Nous devons à nos élèves la vérité

Votre communication n'a eu de cesse d'imputer la dégradation du climat scolaire, et la souffrance de la communauté, à Pierre de Panafieu.

En vérité, en dépit de nos dizaines d'années d'expérience cumulées à l'Ecole alsacienne, jamais nous n'avons pu mettre en doute sa bienveillance et son humanisme. Nous pourrions vous citer les noms d'une multitude de collègues qui ont pu compter sur son soutien dans des moments difficiles de la vie. Il incarne pleinement les valeurs de l'Ecole et a été toujours été l'artisan d'un climat scolaire serein.

A contrario, ce sont vos décisions, la brutalité de votre communication, et votre traitement indigne des hommes et les femmes de cette École, qui ont entièrement créé cette souffrance, et l'angoisse d'un avenir bien sombre pour notre communauté.

- Nous devons à nos élèves l'exemplarité

Enfin, comment justifier le grand écart permanent entre l'affirmation des valeurs d'humanisme, de confiance et de bienveillance de l'École alsacienne, et des décisions qui sont tout leur contraire :

manque de respect et humiliation verbale de plusieurs personnels lors de notre réunion avec certains d'entre vous en décembre, comportement vexatoire à l'égard de Monsieur de Panafieu comme de Brice Parent, manipulation dans la communication, refus du contradictoire, et finalement, incapacité à assumer vos responsabilités.

C'est tout le contraire de ce que nous enseignons à nos élèves.

Dans ce climat dégradé, nous réaffirmons notre dévouement à nos élèves, et celui de tant de nos collègues, à commencer par Brice Parent, qui assume ses responsabilités avec force et conviction, quand tant d'autres auraient quitté le navire dès novembre.

Nous sommes interrogés au quotidien par nos élèves qui s'inquiètent de l'avenir de l'École, mais nous nous interdisons de répondre afin de respecter la neutralité qui nous incombe en tant que professionnels de l'Education.

Pour autant, nous vous disons notre extrême inquiétude: travaillant aux côtés des élèves de 1ère et Terminale pour leur orientation, nous pouvons témoigner de l'anxiété croissante de tous et de la dégradation des résultats scolaires des élèves de Terminale.

Cela ne pourra qu'avoir un impact négatif sur leur orientation. C'est pourtant leur avenir qui se joue maintenant.

Il est temps de reprendre la seule boussole qui vaille, qui aurait du vous guider depuis le premier jour de votre mandat : celle de l'intérêt supérieur des élèves. Il en va de votre responsabilité.

Nous vous prions de recevoir, Mesdames et Messieurs les administrateurs, l'expression de nos respectueuses salutations. Nous espérons que notre cri d'alerte saura vous interpeller.

(Signatures en pages suivantes)

Eric Antoine-Professeur de Mathématiques

Sarah Bastide-Parent-Professeur de Lettres

Sylvie Bordes-Professeur de Sciences de la Vie et de la Terre

Aliette Cazes-Professeur de Mathématiques

Anne Couraye- Adjointe d’Éducation

Gwendoline Darde-Professeur de Mathématiques

Morgane Ellinger- Professeur d’Histoire-Géographie

Emmanuel Hervé-Lauvray-Psychologue

Xavier Horgues-Professeur de Physique-Chimie Haques

Florence Lacombe-Professeur d’Histoire-Géographie

Laurence Letourneux-Professeur de Lettres

Clara Moressa-Professeur de Lettres et d’Italien

Valérie Nguyen-adjointe d’Éducation

Julie Rieu-Professeur de Mathématiques

Bruno Rosenthal-Professeur de Musique

Corinne Schultz-Professeur des Écoles

Gielio MELANI-Assistant de direction primaire

Isabelle Krantz-adjointe d’éducation. »

64- Quelle voix Richard Sack et ses 68 collègues ont-ils fait entendre dans leur lettre adressée à l'AEA ?

17 février 2026 - Lettre de Richard Sack

 

M. Richard  Sack, professeur de français à l’EA co-signe avec 68 professeurs et personnels de l’Ecole (51 personnels signataires et 17 personnels ayant signé de façon anonyme) une  lettre publiée sous la forme d’un « Témoignage ».

IN EXTENSO

« Témoignage

Je m’adresse ici à l’Association des membres de l’École Alsacienne car nombre d’entre vous ne savent pas vraiment ce qui se passe à l’intérieur de l’École. D’aucuns pensent encore aujourd’hui ou rêvent de l’école idéale qu’ils ont connue, il y a trente ans, quarante ans et plus, mais la réalité est tout autre.

L’École est en crise depuis maintenant trois mois. Trois mois, c’est long dans cette atmosphère. Des collègues sont en guerre depuis l’élection du nouveau directeur et font beaucoup de bruit. Dès lors, il est temps de faire entendre d’autres voix.

Certains ont sonné l’alarme pour défendre la Direction actuelle. Pourquoi pas ? c’est leur droit, mais le mode opératoire mérite d’être discuté : contestation d’une élection, déstabilisation, pétitions multiples qui ont impliqué les élèves, salle des professeurs sous surveillance, attaques à l’encontre des élus du CSE.

Il convenait pourtant de protéger la santé mentale du personnel. Certains d’entre eux sont aujourd’hui en arrêt maladie et d’autres encore suivent le même chemin. Les conséquences de cette situation ont perturbé le quotidien des élèves. Ils sont privés de certains de leurs cours et s’inquiètent pour leurs professeurs. Il faudrait donc que l’on remette au centre la préoccupation de nos élèves. C’est ce que nous faisons, mais il serait bon que toutes les personnes hors de l’École, prennent en considération cette même priorité : le souci du bien-être des élèves et de leur réussite. Celles et ceux qui génèrent la crise, sous couvert de s’ériger en défenseurs de l’École, lui font beaucoup de tort.

Des questions se posent donc avec gravité : comment, par exemple, peut-on se répandre dans la presse, pour dire des contre-vérités et se lamenter du sort des uns et des autres ? Tout cela se fait au détriment de l’École, comme le soulignent les commentaires des lecteurs... Tout est dit, et il en va de la réputation de l’EA.

Notre mission est d’être auprès de nos élèves, j’insiste. Nous aussi, nous voulons l’apaisement dont nous avons besoin pour exercer notre métier. Mais qui pourrait donc pacifier la situation actuelle ? Trop de personnes à l’extérieur se pensent légitimes pour parler à notre place, comme s’ils nous mettaient sous tutelle, sans savoir ce qu’il se passe à l’intérieur des murs.

J’enseigne à l’École depuis trente-quatre ans. J’ai participé à toutes les instances représentatives (délégué du personnel, CA, CE, comité quadripartite). Il y a eu des combats, des dissensions, des désaccords, mais toujours avec respect et loyauté.

Nous avons toujours trouvé une issue aux crises que nous avons traversées.

Aujourd’hui, tout le monde se mêle de tout, pour dire tout et n’importe quoi. Cela n’est pas sérieux. Cette voix n’est que la mienne, mais elle est aussi portée par celle de nombre de mes collègues. Je pars à la retraite à la fin de l’année et me préoccupe aussi de l’avenir de l’École, sans aucun intérêt personnel.

Je formule une hypothèse. Si Le CA est renversé et qu’un nouvel aréopage voit le jour, la Direction reprendra les rênes de l’École. Comment les collègues pourront-ils retravailler avec les mêmes hommes ?

Comment pourra-t-on dépasser cette scission du personnel ? Il est important d’y penser. Beaucoup de collègues, peut-être, quitteront l’École vers d’autres horizons, plus sereins. La communauté est fracturée et ce n’est pas le retour des mêmes qui sera en mesure de la réconcilier.

Personnellement, ma seule fierté est de transmettre tout ce que j’ai appris à mes élèves, avec humilité et abnégation. Je n’oublie pas aussi combien leurs talents m’ont émerveillé. Le reste n’est que vanité.

Je sais que l’École ne m’appartient pas, à l’inverse de ce que certains pensent et affichent avec arrogance. Pour ma part, je sais qu’elle ne me doit rien mais que je lui dois beaucoup.

Elle est plus forte que les femmes et les hommes qui passent et la façonnent. Elle renaîtra de ses cendres, j’en suis convaincu. Je souhaite, du fond du cœur, que mes collègues et amis se retrouvent en septembre pour réparer leurs blessures.

Pour finir, il existe toujours ce petit magazine annuel de l’École assez riche de témoignages et d’articles sur tout ce qui s’y passe pendant une année scolaire. Il s’appelle « Sang neuf » en référence à l’adresse historique du « 109 » rue Notre-Dame-des champs. Comme un signe du passé, il est peut-être temps désormais que l’École s’oxygène de « sang neuf » pour se régénérer et prendre un nouvel élan salutaire...

Ad nova tendere sueta

Sincèrement vôtre,

Richard Sack »

 

Les personnels dont les noms, prénoms et qualités figurent ci-dessous déclarent se reconnaitre dans la lettre de Richard Sack et adhérer à l’ensemble de ses propos. Ces personnels signataires sont au nombre de 52. Plusieurs professeurs et membres du personnel, au nombre de 17, ont également apporté leur soutien à cette lettre en souhaitant toutefois, pour des raisons qui leurs appartiennent et que nous respectons, conserver l’anonymat.

Richard Sack (professeur de lettres)

Pierre Fachena (professeur d’EPS)

Sylvain Chavaribeyre (professeur d’histoire géographie)

Emmanuel Larroche (professeur d’histoire géographie)

Amélie Pasquier (professeur de mathématiques)

Marine Nahooray (professeur d’anglais)

Anne Iziki Guiraud (professeur d’anglais)

Joris Julliard (professeur d’EPS)

Audrey Vounatsos (professeur d’EPS)

Frédéric Dorothé (professeur de SES)

Kristin Lacourrèges (professeur d’anglais)

Clémence Bourdier (professeur de lettres)

Catherine Simard (professeur des Écoles)

Hélène Ber (professeur des Écoles)

Philippe Giet (professeur d’EPS)

Eloïse François (responsable ressources humaines)

Lucile Beillacou (professeur de lettres)

Samuel Zerbib (professeur d’EPS)

Jean-Luc Lemaire (professeur de SES)

Michel Marbeau (professeur d’histoire géographie)

Carole Dugaud (adjointe d’éducation)

Laurent-Olivier Courrèges (adjoint d’éducation)

Cécile Garbay Labarre (professeur des Écoles)

Romain Borrelli (professeur d’histoire géographie)

Sophie Geneau de Lamarlière (Assistante maternelle)

Véronique Ziegler (professeur d’histoire géographie)

Julie Moneyron (professeur des Écoles)

Sandra Regensberg (professeur de chinois)

Cécile Couderc (assistante maternelle)

Gareth Berrick (professeur d’anglais)

Gilles Perrin (professeur de lettres)

Jean-Michel Chauvière (professeur d’allemand)

Dominique Sedeltzki (professeur des Écoles)

Nicolas Labarrère (professeur de SVT)

Isabelle Delafond (professeur d’espagnol)

Juline Folliot (assistante maternelle)

Sylvie Rozé (professeur de lettres)

Hélène Fieschi (professeur de lettres)

Dominique Deplus (professeur de musique)

Véronique Bats (professeur des Écoles)

Florence Grosfiley (professeur des Écoles)

Morgane Desbots (adjoint d’éducation)

Sylviane Berel (AESH)

Benjamin Hart (professeur d’anglais)

François Mestoudjian (professeur de mathématiques)

Maria Giota (professeur de musique)

Guillaume Von der Weid (professeur de philosophie)

Andrew Tourtelotte (professeur d’anglais)

Camille Cittanova (professeur d’anglais)

Magali Thireau (professeur d’histoire géographie)

Natalia Jouravliova (professeur de russe)

63- Qui a été nommé temporairement directeur de l’École alsacienne ?

12 février 2026 — Communiqué de l’École

 

EN SYNTHÈSE : Le CA annonce que Jacques Donadieu est nommé directeur de l’École alsacienne pour la période du 12 février au 31 août 2026. Il est chargé avec Brice Parent de la continuité du projet éducatif de l’École alsacienne Le communiqué indique que Nicolas L’Hotellier prendra ses fonctions de directeur de l’École au 1er septembre 2026.

 

IN EXTENSO

« Paris, le 12 février 2026

Jacques Donadieu et Brice Parent sont chargés de la continuité du projet éducatif de l’École alsacienne

Le Conseil d’administration de l’École alsacienne s’est réuni le mercredi 11 février 2026 pour décider sans délais des moyens de renforcer l’équipe de direction à cette période cruciale de l’année scolaire.

Les priorités du Conseil d’administration sont la continuité du projet pédagogique, le soutien aux professeurs, le bien-être et la réussite des élèves et le succès du passage de relais avec le prochain directeur.

Dans cet esprit, et au service de ces quatre priorités, le Conseil d’administration a arrêté le dispositif suivant, qui permet de sortir de la crise à laquelle l’École alsacienne a été malheureusement confrontée depuis près de trois mois :

  1. Jacques Donadieu est nommé directeur de l’École alsacienne. À partir de son expérience et des fonctions qu'il a exercées à l'École Alsacienne, il vient ainsi coordonner l’équipe de direction, pour la période conduisant du 12 février au 31 août 2026.
  2. Brice Parent, directeur adjoint, qui est confirmé dans ses fonctions de directeur du collège-lycée, est en outre chargé par le Conseil d’administration du renforcement de l’équipe de Direction. Cela concerne en particulier le recrutement d’un collaborateur temporaire pour mieux accompagner les élèves concernés par Parcoursup et leur orientation vers l’enseignement supérieur.
  3. Nicolas L’Hotellier prendra effectivement ses fonctions de directeur de l’Ecole alsacienne à compter du 1er septembre 2026.

Le Conseil d’administration remercie Brice Parent, Karine Royaï-Wester, Gauthier Lechevalier, Thomas Portnoy, Bruno Bourdeau, Farid Amara, Guillaume Fabrejon et Fanny Poirier dont le rôle et l’engagement auprès des élèves sont plus que jamais précieux et appréciés de tous.

Jacques Donadieu, enseignant de profession, titulaire d’une maîtrise de Sciences économiques et sociales, est bien connu à l’École alsacienne, où son expertise et son humanité ont été appréciées de tous. Son expérience comme sa sérénité sont gages de l’apaisement que les uns et les autres appellent désormais de leurs vœux. Son parcours professionnel l’a notamment amené à exercer les fonctions de directeur de notre Grand Collège de 2001 à 2008, puis de chargé de mission pour le développement de l'École alsacienne de 2008 à 2012. Il avait auparavant été proviseur adjoint du Lycée français de New-York, ou encore directeur des lycées, collège et école d’un établissement sous contrat d’association avec l’État à Bordeaux. Jacques Donadieu a accepté cette mission temporaire avec pour feuille de route principale l'apaisement à l'École, le rétablissement de la confiance des personnels enseignants et administratifs, l’accompagnement avec bienveillance de chaque élève, l’encadrement rapproché de l’orientation des élèves de Terminale vers l’enseignement supérieur.

Alain Grangé-Cabane, président de l’École alsacienne : « Notre Conseil d’administration exprime sa gratitude, son admiration et son respect pour tous les personnels et tous les enseignants qui, malgré les difficultés, ont pour seule boussole l’accompagnement au quotidien des élèves que les parents ont confiés à l’École alsacienne et le service de nos valeurs. »

Jacques Donadieu, directeur de l’École alsacienne : « Je suis impatient de réunir les enseignants et les personnels pour enclencher la marche en avant. Un élève n’est encore qu’un adulte en devenir. Il a la fragilité de la moindre des plantes que le plus infime souffle d’air peut courber. J’aurai tout au long des prochains mois le souci de leur seul bien-être, de leur équilibre affectif et psychologique, de leurs études, dans la perspective d’une orientation positive ».

62- Qu'a répondu Alain-Grangé-Cabane à Lise Grivois et Philippe Meyer ?

12 février 2026 — Réponse d’Alain Grangé-Cabane 

 

EN SYNTHÈSE : Alain Grangé-Cabane répond à Michel Freudiger sur la suite donnée à la demande d’ajout de points à l’ordre du jour de l’AG du 19 février faite par Lise Grivois et Philippe Meyer.

 

IN EXTENSO

« Chères et chers membres de l'Association,

Un grand nombre d'entre-nous, de sensibilités très diverses, touchés comme vous par l'inextricable paralysie de l'École depuis de longues semaines, ont pris le parti de soumettre de nouveaux points à l'ordre du jour de la prochaine assemblée, en des termes fermes qui ne doivent pas masquer que l'intérêt principal des signataires n'est pas de régler des comptes, mais de donner une chance de clarification et d'amélioration de notre gouvernance.

Suffisamment nombreux pour permettre légalement d'adjoindre ces points, nous sommes heureux de pouvoir ouvrir enfin la voie d'une mise à plat qui devrait pouvoir déboucher sur une sortie digne de cette crise.

Demander au CA de remettre au vote sa légitimité permettra de dépasser les accusations en miroir que chacun adresse à l'autre : la course en avant dans les mesures de punition du personnel de l'école ne peut sans doute pas être la réponse aux blocages, mais un mal rajouté au mal.

Quelle que soit l'excellence et le dévouement des acteurs de cette crise, le réalisme exige qu'ils soient questionnés dans leurs choix qui ont, avec sans doute les meilleures intentions, successivement provoqué désastre sur désastre.

Un nouveau CA issu de ces discussions, quel qu'il soit, sera plus légitime aux yeux de notre assemblée, aux yeux de la communauté de l'École.

( Une "boucle" whatsapp affirmant son soutien à M. de Panafieu relativement à son licenciement sans préavis et sans compensation ayant été constituée en moins de trois heures, atteignant la limite technique avec plus de 1000 personnes, suivie de plusieurs centaines d'autres sur d'autres boucles, montrent l'engagement et l'affection de ces excellentes personnes, dotées d'expertise et de points de vue différents. Cette crise absolue de confiance ne peut pas être balayée avec entêtement : elle doit être entendue et prise en compte dans notre vote désormais, avec humilité. Car parents, personnels, compagnons de route de l'École, s'ils n'ont pas le privilège d'être comme nous dans les instances de décision, sont aussi des acteurs majeurs et remarquables de cette précieuse institution )

Nous pourrons toutes et tous ainsi redire le 19 février à quel point l'intérêt de l'École prime sur l'orgueil, les égos, et les carrières personnelles : nous sommes ensemble pour offrir une solution honorable à chacun ici.

Donnons l'exemple de la sagesse et de la modération, et de la "douceur" au cœur de la pensée humaniste.

Michel Freudiger

 

« Bonsoir Monsieur Freudiger,

Je fais suite à votre courriel largement diffusé et vous prie de trouver ci- après la réponse apportée à Madame Lise GRIVOIS et Monsieur PhilippeMAYER ayant demandé « l’inscription de points à l’ordre du jour de l’assemblée générale du 19 février 2026 ».

Comme vous pourrez le constater, leur demande ne respecte pas les formes statutaires. En toute hypothèse, il n’est plus possible de modifier l’ordre du jour de notre prochaine assemblée générale qui devait être finalisé et envoyé aux membres au moins 15 jours avant celle-ci.

Dès réception régulière d’une demande du quart des membres, nous convoquerons bien entendu une assemblée générale avec l’ordre du jour formulé sur la demande.

Je vous prie de croire, Monsieur, en ma parfaite considération.

Bien à vous,

Alain GRANGE-CABANE

 

« Madame la Présidente d’honneur, cher Monsieur,

Je fais suite à votre courrier du 10 février 2026 de demande d’inscription de points complémentaires à l’ordre du jour de l’assemblée générale du 19 février 2026.

Votre demande est fondée sur l’article suivant des statuts de notre association :

"L'ordre du jour de l'Assemblée générale, fixé par le Conseil d'Administration, est explicitement indiqué sur les convocations, lesquelles doivent être adressées aux membres de l'Association au moins quinze jours avant la réunion.

Lorsque les membres de l'Association demandent la réunion d'une Assemblée Générale, ils doivent préciser les questions sur lesquelles elle doit statuer ; le Conseil d'Administration peut ajouter d'autres questions à son ordre du jour."

A date, nous n’avons pas reçu de demande signée par le quart des membres comprenant une demande d’ordre du jour. Une demande signée par deux membres ne peut pas être prise en compte.

Si nous recevons une telle demande régulière, comprenant le nom et la signature (même par docusign, ou un autre outil équivalent, sous réserve de pouvoir identifier avec certitude chaque

signataire) du quart des membres, une assemblée générale sera bien entendu convoquée à au moins quinze jours d’intervalle pour délibérer sur l’ordre du jour demandé conformément aux statuts.

Il n’est, en toute hypothèse, plus juridiquement possible, à moins de 15 jours du 19 février 2026, demodifier l’ordre du jour de l’assemblée générale du 19 février 2026.

Enfin, je prends note de vos « constatations » et du fait que vous considérez que l’assemblée générale du 19 février 2026 ne sera pas régulière. Nous ne partageons pas vos « constatations »

qui ne sont pas juridiquement fondées.

Je reste bien entendu à votre entière disposition.

Bien à vous,

Alain GRANGE-CABANE

Président »

61- Qu’a déclaré publiquement Thomas Clay lors d’une manifestation de soutien à Pierre de Panafieu ?

12 février 2026 — Manifestation publique de soutien à Pierre de Panafieu

 

Une mobilisation de soutien à Pierre de Panafieu est organisée dans le quartier de l’École. Elle fait l’objet de captations vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux et sur certains groupes WhatsApp. Thomas Clay s’est exprimé ainsi :

 

verbatim

« …ils [les membres du CA AEA] vont être condamnés, les uns après les autres. La procédure de licenciement [de Pierre de Panafieu] va évidemment être sanctionnée. La régularité… l’irrégularité généralisée, que l’on découvre aujourd’hui parce qu’en fait on s’en foutait… la vérité, c’est que ce conseil d’administration, on s’en foutait, on ne savait même pas qu’il existait ! Cinquante ans… j’ai 50 ans de vie avec l’École alsacienne… je paie mes cotisations à l’assemblée des parents… je paie mes cotisations à l’assemblée des anciens… et je m’aperçois qu’il y a une autre association, que je découvre, qui coopte le conseil d’administration et le conseil coopte l’assemblée. Donc c’est un dysfonctionnement complet, évidemment… et tout ça fait qu’on a un aréopage qui ne nous ressemble pas… ici on est tous différents, il y a plusieurs générations, mais les gens qui sont dans l’association, et que Jul vient de citer, la plupart sont MORTS OU PRESQUE ! et c’est eux qui vont décider pour nous ! alors oui, Jul a raison de les citer ! »

VIDÉO

60- Dans quel but JUL a-t-il pris la parole lors d’une manifestation de soutien à Pierre de Panafieu ?

12 février 2026 — Manifestation publique de soutien à Pierre de Panafieu

Une mobilisation de soutien à Pierre de Panafieu est organisée dans le quartier de l’École. Elle fait l’objet de captations vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux et sur certains groupes WhatsApp. Jul a notamment appelé les participants à ce rassemblement à contacter des membres de l’AEA dont il a énuméré les noms.

 

verbatim

 

« Être vivant… Après vous pourrez retourner vous coucher. Alors je vais vous dire les noms et si vous les connaissez, sincèrement, passez-leur un coup de fil d’ici le 19 [février], il reste juste quelques jours et ce serait assez important que vous le fassiez… je vais faire par ordre alphabétique.. ça fait un peu les gens morts au combat… mais j’espère qu’ils sont tous vivants !

 

[énumération des noms de membres de l’Association École alsacienne pendant 5 minutes]

C’est peut-être fastidieux, mais en fait, je vais vous dire, vous pouvez crier autant que vous voulez, faire cramer votre boucle WhatsApp de 1023 personnes… mais si la majorité des noms que je vous dits là ne se prononce pas pour qu’on se parle, pour qu’on remette tout à plat, et qu’on revote de manière équitable, de manière juste et de manière apaisée, et ben… tout ça sera fait en vain… vous vous serez caillé les miches pendant une heure vingt pour pas grand chose… 

Mais je voudrais quand même dire que Pierre de Panafieu a réussi un coup de maître avec son espèce de petite embrouille de « retraite-pas retraite »… parce qu’il serait parti à la retraite normalement dans un an, il aurait eu une espèce de petite cérémonie au théâtre, avec des verres en plastoc, il aurait reçu un vélo d’appartement, il y aurait eu même pas le dixième des gens ici et ça aurait été sinistre… donc en fait… Bravo l’artiste ! » 

[applaudissements]

VIDÉO

59- Quand le site ea2026.fr a-t-il été créé ?

11 février 2026 - Création du site ea2026.fr

 

Selon le site, il a vocation à « rassemble(r) les documents déjà diffusés publiquement afin de permettre à chacun d’accéder aux informations dans leur forme originale. L’objectif n’est pas de défendre une position particulière, mais de mettre à disposition des éléments factuels et des points de vue variés, pour que chacun puisse se faire sa propre idée et construire sa propre opinion.»

NB :le 10 mai, 25 documents sont en ligne.

58- À qui Thomas Clay reproche-t-il d’avoir « commis l’irréparable ? »

11 février 2026 — Lettre de Thomas Clay, ancien élève et avocat, au CA de l'AEA.

 

EN SYNTHÈSE : Thomas Clay adresse une lettre aux membres du CA, critiquant vivement le licenciement, la médiation non aboutie et la gouvernance de l’AEA. Il développe une argumentation juridique et institutionnelle contre la régularité de la gouvernance.

 

IN EXTENSO

« Mesdames, Messieurs,

Vous avez commis l’irréparable, et vous le savez.

Vous nous engagez désormais dans une fuite en avant incompréhensible et mortifère, et vous le faites en sachant pertinemment à la fois son irrégularité et l’émotion qu’elle suscite, celle-là même qu’Alain Grangé-Cabane a qualifiée hier dans « Le Monde » de « récréation » dont il était temps de « siffler la fin ».

La communauté de l’EA est en ébullition et cela relève de votre responsabilité exclusive.

Bien sûr, il faut étayer la mise en question collective et personnelle dont l’instance que vous prétendez incarner fait désormais publiquement l’objet – ce que je ne manquerai pas de développer plus loin. Mais avant même ces précisions, c’est la qualification des faits qui s’impose.

Car la vraie question est : comment en est-on arrivé là ? Comment un prétendu président de Conseil d’administration, que personne ne connaît, peut-il licencier en quelques minutes un directeur emblématique, adulé par des générations d’élèves et de parents d’élèves, avec effet immédiat, en essayant de le priver au surplus de ses indemnités de retraite et en lui reprenant l’appartement de fonction qu’il occupe depuis des décennies ?

Qu’est-ce qui justifie une telle violence ? Comment, dans cette École que nous aimons tous, et où l’humanisme et le dialogue sont érigés en mantras, est-il possible de lancer à cet homme de conviction : « Tu obéis, ou tu dégages » ?

D’autant que ce qui est vrai pour l’emblématique directeur de l’École, figure totémique dans un monde instable, éducateur à qui nous sommes si nombreux à devoir tant, le serait, a fortiori pour tous les personnels qui s’inquiètent à juste titre. Cela préfigure manifestement un mode de gestion qu’Alain Grangé-Cabane (ci-après « AGC) voudrait désormais être celui de l’EA, bien qu’il n’ait rien à voir ni avec son esprit, ni avec son histoire.

La vérité est que cette décision reflète un comportement si indigne que vous en avez dilué la honte dans une signature collective, le plus souvent anonyme, « le bureau », qui ressemble de plus en plus à un « politburo » de sinistre mémoire.

***

Aujourd’hui une grande partie de la communauté de l’EA, qui découvre l’existence de votre aréopage par les preuves de sa nocivité, se soulève et se révolte. Elle ne se laissera pas faire. Des pétitions rassemblent déjà des milliers de signatures.

Car les personnels sont en souffrance et les familles taraudées par le doute sur la duplicité de l’institution à laquelle elles ont confié leurs enfants. Votre responsabilité est totale.

Outre la brutalisation inouïe qui est la vôtre, vous n’avez parallèlement cessé d’asséner des contre-vérités. Et, pour que celles-ci soient acceptées, vous avez tenté de verrouiller toute expression contraire.

Je n’en prendrai que deux exemples à ce stade, tout à fait significatifs car ils concernaient les mesures d’apaisement : la médiation et le soi-disant arrangement amiable.

Sur la médiation, que j’ai suivie de près, étant professionnellement spécialiste de la question et parce que mon avis a été sollicité dès l’origine, disons la vérité : celle-ci n’a jamais été réellement engagée par AGC, alors même qu’elle a été votée par son propre Conseil le 16 décembre. C’était un leurre, destiné à gagner du temps.

Deux versions des faits s’opposent sur ce point, celle d’AGC et celle de Pierre de Panafieu (ci- après « PdP »). Il faut donc en revenir aux preuves pour les départager. Le recours à la médiation a été proposé par AGC, et PdP y a aussitôt répondu favorablement (cf. le courriel ci-joint du 12 décembre 2025, Annexe n° 1). Mais, contre toute attente, AGC n’a alors pas saisi le Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris (CMAP) comme il s’y était engagé. Il a fait volte-face en prétendant soudainement réduire ensuite unilatéralement le champ de la médiation aux seules conditions de l’arrivée du nouveau directeur, contrairement au mandat de son CA qui, le 16 décembre 2025, avait voté une médiation plus large « sur le litige qui oppose le Conseil et le directeur ». Et pourtant, malgré ce subterfuge dénoncé par le président de l’APEEA dans une lettre publique, PdP a encore acceptée la médiation. Mais, comme la médiation n’était toujours pas lancée, il a lui-même encore sollicité d’AGC qu’il l’engage enfin (cf. Courriel du 29 décembre 2025, Annexe n° 2).

En vain, car AGC n’a en réalité jamais saisi le CMAP. Il ne voulait plus de cette médiation et il préfère tenter d’en faire porter la responsabilité à PdP, en prétendant qu’il fallait un cadrage plus étroit de la médiation, ce qu’il sait pertinemment être une fausse raison de forme pour la rejeter au fond (Le règlement de médiation du CMAP, art. 4.1.2°, prévoit que pour engager une médiation, il suffit de déterminer « l’objet sommaire du litige », ni plus ni moins. « Le litige qui oppose le Conseil et le directeur » est un motif suffisamment précis pour engager une médiation... Tout le reste n’est que balivernes et billevesées.

Cette tromperie constitue un élément déterminant car la médiation était un point de consensus : toute la communauté y était favorable en tant que mesure d’apaisement. C’est bien pourquoi AGC n’en voulait pas car, en réalité et au rebours de ce qu’il proclame, il veut aller au bout de son funeste projet, avec ou sans apaisement. Il suffit de se remémorer le nombre de communiqués lénifiants que nous avons tous reçus faisant peser la responsabilité de l’échec de la médiation à PdP, pour mesurer l’étendue des contre-vérités qui nous ont été assénées ad nauseam. Les documents joints en attestent.

Sur l’arrangement amiable, la décence m’interdit d’évoquer ici ce qu’AGC a osé proposer à PdP pour le licencier. Dès le lendemain de cette proposition humiliante, il lui a envoyé un huissier qui lui a notifié son licenciement. On serait d’ailleurs content de savoir si les termes de ce licenciement, le plus brutal qui soit, pour humilier toujours plus, ont été discutés entre ceux que vous considérez comme étant les membres de votre Conseil d’administration.

***

Pour imposer ces contre-vérités inadmissibles, AGC a souvent utilisé des arguments d’autorité en faisant état de sa qualité de Conseiller d’État. Nouveau mensonge ! AGC n’est pas Conseiller d’État, mais Maître des requêtes honoraire. Les Préfets et Conseillers d’État qui siègent au CA apprécieront. Même l’argument d’autorité est donc altéré.

Mais le pire est encore ailleurs : pour déployer votre narratif, vous avez tenté, comme dans toute dérive autoritaire, de verrouiller toute communication, refusant que la lettre des 58 professeurs révoltés soit diffusée, et, pire encore, faisant en sorte que la lettre poignante de PdP après la notification de son licenciement ne soit pas diffusée, ce qui est moralement impardonnable. Vous avez préféré continuer à diffuser votre vérité alternative, qui peinait donc à être contredite par le récit précis des faits, tout en profitant du fait que les principaux protagonistes, à savoir les membres de la direction de l’EA, ne pouvaient pas répondre, sous peine d’être immédiatement licenciés, au motif qu’ils auraient manqué à leur devoir de réserve et d’obéissance. C’est un management par la terreur. Et les personnels en souffrent tous aujourd’hui, dans une ambiance délétère qui, par votre faute, a gagné toute la communauté de l’EA, si j’en juge notamment par l’abondance des messages que je reçois.

Naturellement, vous avez également obtenu des deux associations officielles de l’École, celle des parents (APEEA) et celle des anciens élèves (AAEEA), où vous avez placé des affidés — certains ayant même des liens familiaux avec les membres de votre prétendu CA —, qu’elles ne consultent pas leurs mandants, c’est-à-dire nous, les parents, et nous, les anciens élèves — ce qu’ils se sont acharné à faire avec obstination méticuleuse, au rebours de leur mandat et des statuts, et plus généralement de la confiance dont ils sont dépositaires. Ils doivent maintenant faire face à une révolte des parents et des anciens élèves, qu’ils vont devoir affronter seuls. Et lorsque le président de l’APPEA, Mathieu Cortadellas, s’est opposé à cela, il a été insulté et menacé pour le pousser à la démission. Je n’évoquerai pas ici la démission prétendument collective du CSE, sur laquelle il y aura beaucoup de choses à dire. La visite de la CFDT, et ce qu’elle en a consigné dans la lettre qu’a envoyée son avocat à AGC le 6 février 2026, sont à cet égard édifiants.

En résumé : une communication unilatérale verrouillée, des associations muselées et un CSE entravé, et c’est vous qui accusez PdP de « dérive césariste » ! C’en serait comique si l’avenir de notre École et de nos enfants n’était pas en jeu.

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Vous n’êtes pourtant ni légitimes, ni réguliers.

Illégitimes, vous l’êtes parce que vous êtes un organe administratif, juridiquement obligatoire, certes, mais qui n’est pas en charge de l’École au quotidien. D’ailleurs, que connaissez-vous à l’éducation? Seuls deux membres de votre prétendu Conseil appartiennent à la communauté éducative, tous les autres ayant décidé de dédier leur vie à autre chose, ce qui est bien leur droit.

Jusqu’à cette crise, personne ne vous connaissait, ni ne se souciait de vous. Personne ne vient à l’EA pour AGC ni pour n’importe quel autre membre du CA. On vient à l’EA pour PdP, pour ce qu’il a fait depuis tant d’années, avec son équipe, avec les enseignants de l’EA, pour la bienveillance des personnels, et certainement pas pour les membres du CA. Peut-être en avez- vous eu assez d’être un organe d’enregistrement, et c’est bien compréhensible, mais alors libérez-vous plutôt que de contraindre une EA qui fonctionne bien comme cela et depuis un siècle et demi.

À cette illégitimité, dont vous avez parfaitement conscience, vous opposez le droit, ou plutôt, la procédure : une procédure aurait été décidée, et il faudrait qu’elle soit respectée coûte que coûte. Vous prétendez privilégier le respect d’une procédure plutôt que l’identité de l’EA, l’émotion des anciens élèves et des parents, la souffrance des personnels et l’avenir des élèves. On croit rêver.

Vous préférez une procédure dysfonctionnelle, qui est parvenue à choisir un inconnu en deux auditions d’une heure devant deux organes illégitimes, à l’intégralité de l’actuelle direction qui a fait ses preuves et qui poursuit un projet séculaire. Il est en effet probable que, si votre projet aboutissait, ce serait la totalité de la direction actuelle de l’EA qui ne resterait pas une minute de plus, alors même qu’il s’agit d’un collectif exceptionnel.

D’un côté, la procédure, de l’autre toute la direction et une grande partie de la communauté de l’EA : votre fétichisme procédural au détriment de l’EA est incompréhensible, y compris pour le juriste processualiste que je suis. Comme si le respect d’une procédure devait l’emporter sur l’identité de l’École, sur son héritage moral, sur son honneur ! Comme si cette procédure n’était pas, elle aussi, bancale, biaisée, bâclée ! C’est ce que Philippe Meyer a qualifié, dans un message qu’il vous adressé, de « syndrome du Watergate », et qui consiste, après avoir commis une première erreur, à en commettre une deuxième, plus importante, en pensant faire oublier la première, puis une troisième, et ainsi de suite. On y est.

Mais le pire est que, quitte à privilégier la procédure à tout prix, alors encore faut-il que celle-ci soit irréprochable. Or, la vôtre est dysfonctionnelle depuis le début, avec des candidats qui ne reçoivent pas les mêmes informations, qui ne sont pas placés sur un pied d’égalité, et dont le lauréat est venu sans projet écrit. Les bras nous en tombent.

Celui à qui vous voulez confier nos enfants, vous l’avez élu en moins de temps qu’on ne met pour dispenser un cours. Vous lui avez demandé de présenter son projet... un mois après l’avoir désigné !

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’accabler Nicolas L’Hôtellier qui n’est que la victime collatérale de votre incurie, et qui se trouve désormais, à cause de vous, au cœur d’articles de la presse française et internationale. Il pourrait vous en vouloir, pour ne prendre que le dernier exemple, de cet article d’ABC News, relaté par Libération d’hier qui fait état, au sujet de l’établissement qu’il dirige encore aujourd’hui, d’une fermeture par les autorités de tutelle après une série de manquements aux règles nationales encadrant l’accueil des jeunes enfants. Ce seraient 42 infractions aux règles sanitaires et éducatives qui auraient été constatées depuis 2024, s’ajoutant au fait que le lycée n’a jamais atteint les standards requis depuis son ouverture (Libération 10 février 2026).

Faut-il rappeler que vous avez pourtant été officiellement et officieusement informés, alertés, voire suppliés par de nombreuses personnes que « ça ne se fait pas » ? Laurent Gaudé, Philippe Meyer, Pierre Moscovici, Gabriel Attal, Elisabeth Guigou, Vincent Peillon, Pap Ndiaye, Jul, et des centaines d’autres qui sont l’âme de l’EA vous ont implorés de ne pas agir ainsi, sans parler de celle qui vous a précédée comme présidente du CA, Madame Lise Grivois, dont la parole mérite d’être particulièrement entendue. Ils vous ont demandé deux choses finalement simples : convoquer une AGE et ne pas licencier PdP. Celui-ci vous a aussi fait part de son « anéantissement »... Mais vous n’en avez rien eu à faire, au nom de votre satanée procédure, aussi dysfonctionnelle qu’elle ait été. Vous êtes le « pouvoir suprême » avez-vous rétorqué, prisonnier de votre hubris égotique.

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Vous n’êtes pas seulement illégitimes, vous êtes aussi irréguliers.

Irréguliers, vous l’êtes parce que votre instance est juridiquement corrodée. Parce que vos statuts n’ont pas été enregistrés. Parce que le mandat de votre président est périmé. Parce que vous avez laissé voter, au moment d’engager l’avenir de l’école, des personnes qui n’étaient même pas membres réguliers de l’association et d’autres qui étaient en conflits d’intérêts potentiels.

Nous le savons, et vous le savez.

Les bases de votre « autorité suprême » sont branlantes – et s’il est une faute que vous pouvez bien rejeter sur autrui, c’est l’inexplicable complaisance du Ministère de l’intérieur, qui aurait dû vous rappeler à l’ordre depuis longtemps.

La justice aura bientôt à trancher sur la gouvernance de l’Association École alsacienne (ci- après « AEA », avec l’attention particulière que requiert son statut d’ARUP. Le risque est grand qu’elle juge que les membres du CA n’ont pas été élus conformément aux règles.

Nous savons déjà que 15 de vos membres, sur 21 qui constituent ce prétendu CA, ont été désignés de manière irrégulière (cf. Annexe 3). La conséquence est simple : votre CA n’existe pas, toutes vos décisions sont nulles, et tous les actes qui seront pris sont détachables de vos fonctions, ce qui les rend imputables à ceux qui les prennent, personnellement.

Aujourd’hui votre sacro-sainte procédure est mal en point et les déconvenues judiciaires s’approchent à grand pas : une audience à jour fixe, le 4 mai, devant le Tribunal judiciaire de Paris, dont l’objet est l’irrégularité de votre composition qui va être minutieusement examinée et auprès de laquelle aucun pseudo argument d’autorité ne jouera, et aucun mensonge ne prospérera ; et une audience le 24 mars devant le juge des référés du Conseil de prud’hommes de Paris qui, hier et en urgence, a préféré renvoyer la décision de suspension du licenciement de PdP au départage, c’est-à-dire à une composition complétée par un magistrat professionnel. Les habitués des tribunaux sauront interpréter le sens de ces décisions provisoires et de ces calendriers resserrés : les juges qui les ont prises pensent qu’il existe des motifs suffisamment sérieux pour que des analyses plus complètes soient menées. Les avocats savent parfaitement que, quand on est dans cette situation, ce n’est pas bon signe.

Poursuivre votre entreprise de licenciement de PdP et du remplacement imposé de son successeur (qui aurait d’ailleurs sérieusement envie d’arriver dans un tel contexte ?) marquerait un tel aveuglement que cela constituerait une faute majeure, et pour tout dire suspecte.

Pour forcer le calendrier, nous apprenons que vous envisagez de recruter le nouveau directeur dès aujourd’hui, 11 février. Envisagez-vous sérieusement de prendre cet engagement dont vous n’êtes plus maîtres ?

Que ferez-vous le 19 février si l’AGE que vous avez tenté d’empêcher à tout prix vous révoque ?

Que ferez-vous le 24 mars si le licenciement de PdP est suspendu ?

Que ferez-vous le 4 mai si le Tribunal judiciaire confirme que votre composition est irrégulière et que vos décisions sont toutes entachées de nullité ?

Mènerez-vous encore longtemps cette politique du fait accompli qui est aussi la politique du pire ?

D’autant qu’il sera facile de prouver que vous le saviez pertinemment, puisqu’au cours de votre « CA » du 20 janvier 2026, vous avez vous-mêmes tenté de couvrir a posteriori des décisions antérieures, ce qui est d’ailleurs consigné dans un constat d’huissier, que je tiens à votre disposition. C’est l’aveu par vous-même des dysfonctionnements passés et de l’irrégularité de la composition de l’organe qui prétend avoir recruté un nouveau directeur et licencié l’actuel.

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Alors, la triste question qui se pose désormais est de savoir qui va payer pour ces errements et cette obstination ? Qui va payer les sommes auxquelles l’École risque d’être condamnée pour vos licenciements hasardeux, car après PdP, viendront sans doute Brice Parent et d’autres ? Comment sérieusement justifier le licenciement de PdP pour faute ? Pour faute, celui-là même qu’on a couvert d’éloges il y a six mois, en le décorant d’insignes de la République, et il y a 18 mois pour le 150e anniversaire de l’EA, et qui pour beaucoup, a perpétué par l’excellence le destin que s’était donné l’EA au moment de sa création ? C’est grotesque. Mais il faudra que quelqu’un paie. Car ainsi va la Justice.

Et qui va payer pour Nicolas L’Hôtellier s’il est engagé et qu’il n’est finalement pas recruté ? Et qui va payer tous les frais d’avocats ? Serait-ce aux parents de payer pour les fausses promesses que vous lui avez faites ?

Car il n’y aucun de vos scénarios dans lequel l’EA ne finira pas par être condamnée. Le licenciement de PdP est triplement irrégulier : par la procédure suivie, par l’organe qui l’a engagée et par la faute reprochée. L’EA sera malheureusement condamnée. Et, à ce moment-là, compte tenu des délais d’une procédure prud’homale, à laquelle on peut ajouter la procédure d’appel, AGC ne sera plus là depuis longtemps et laissera seuls payer ceux qu’il a entraînés dans sa vendetta césariste.

Sans parler du préjudice pour l’image de l’EA, dont le montant est aujourd’hui incommensurable, et dont la preuve est partout dans la presse désormais.

Vous êtes les garants des finances de l’École. Le budget que le CA vote, dont les recettes viennent des frais de scolarité et des subventions publiques, permet à l’École de réaliser son projet unique.

Au moment des comptes, lorsque l’École sera condamnée à verser des indemnités qui ne seront pas minces (licencier sans cause réelle et sérieuse un salarié encensé six mois plus tôt, qui est dans la maison depuis 35 ans et qui est âgé de 66 ans peut coûter cher...), le CA d’alors n’aura d’autre choix, pour préserver les finances de l’École, que de se retourner vers les responsables de cette chaîne de décisions désastreuses, d’autant plus qu’ils auront été dûment informés qu’il se prononcent au nom d’un organe irrégulier. Dès lors, ce n’est plus le CA qui licencie, ce sont les membres qui le composent, et qui agissent ainsi en connaissance de cause et à titre personnel.

Un collectif de parents d’élèves, d’anciens élèves, parfois les deux (comme moi), qui sont avocats, et surtout très attachés à l’EA, s’est constitué et se mettra au service des finances de l’École, quelle que soit la date des jugements qui seront rendus et aussi longtemps que nécessaire. Nous agirons avec tous les parents qui le souhaitent. Pour information, il y a aujourd’hui 1.600 pétitionnaires, 1.300 personnes sur la boucle WhatsApp qui ne s’est pourtant constituée que dimanche, et 700 dans le comité de soutien.

Certains voudraient également ajouter une action pénale pour usage de fausse qualité, ou pour escroquerie. Mais nous n’en sommes pas là.

Vous en prévenir n’est pas une menace, c’est même une courtoisie que nous vous faisons au nom de cette communauté de l’EA à laquelle, malgré tout, nous appartenons tous et qu’il faudra bien raviver une fois la crise passée. Mais vous êtes désormais informés du risque juridique et financier que vous faites courir à l’institution que vous prétendez défendre.

La vérité est qu’il faut avoir le courage de voir votre bilan en face, et il est accablant : des personnels en souffrance, un CA irrégulier, une direction décapitée, une association EA au bord de l’implosion, un CSE démissionné, deux associations historiques aujourd’hui submergées de récriminations, le directeur d’un autre établissement en stand by, des actions judiciaires qui se multiplient, des statuts qui n’ont pas été régularisés depuis 2018, et tout cela pour privilégier une décision prise dans des conditions douteuses au nom du respect de la procédure...

***

Mais le temps peut aussi être à l’apaisement. Celui-ci ne peut passer que par une AGE de l’AEA, à laquelle sera invité PdP, qui reconstituera un nouveau CA, équilibré, avec une diversité d’opinions, lequel se chargera de la procédure de recrutement irréprochable, peut-être avec un organe élargi, de manière classique et transparente, où tout le monde doit avoir sa chance : Nicolas L’Hôtellier, comme Brice Parent, comme encore la troisième personne que vous avez auditionnée, et d’autres encore.

Il se trouve que, par miracle, dans la situation présente, il n’y a aucune urgence, et c’est cela le plus triste dans cette crise, c’est que tout allait bien. C’est une chance que nous devons donc collectivement saisir. Et c’est le seul scénario indolore et sans conséquence financière.

Toute autre solution entraînera l’EA dans une crise encore plus terrible et dans un saut vers l’inconnu.

Vous êtes donc face à votre responsabilité personnelle.

La sortie de crise est entre vos mains. Par votre démission personnelle en début du prétendu CA programmé aujourd’hui même, vous manifesterez votre engagement en faveur de l’École et non votre soumission au président et au bureau qui vous mettent devant le fait accompli d’une gestion personnelle, mensongère et désastreuse de la crise qu’ils ont générée depuis le début du processus du recrutement du successeur de PdP. Vous avez accepté de siéger au CA par dévouement à une institution unique et fragile, pas pour être caporalisés ; il vous appartient aujourd’hui de préserver ce bien commun.

Selon les statuts, si le nombre de membres du CA est inférieur à 16, celui-ci ne sera plus constitué et ne pourra donc prendre de décision jusqu’à la prochaine AG du 19 février prochain. Les éléments évoqués ci-dessus montrent que c’est déjà le cas, de manière incontestable. Mais si vous l’actez en plus par vos démissions, alors, comme par magie, la crise cessera aussitôt. Chacun d’entre vous doit donc faire son propre choix, qui l’engagera personnellement. Et personne ne vous en voudra si la crise s’arrête maintenant. Au contraire. Il est encore temps d’arrêter les frais.

Au nom de ce qui nous unit, et des relations personnelles que j’ai avec certains d’entre vous, je vous conjure de saisir la voie de l’apaisement.

Notre École le mérite. Et nous tous également. Bien à vous.

Thomas Clay
Ancien élève (EA 1973-1987), parent d’élève (depuis 2008), professeur de droit, avocat, ancien administrateur provisoire de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
Avec le collectif de parents et anciens élèves avocats, pour la défense de l’EA »

57- Quand est paru le douzième article de presse ?

10 février 2026 — Article dans Libération

Ecole alsacienne : la justice renvoie en urgence la contestation du licenciement du directeur.

56- Quand est paru le onzième article de presse ?

10 février 2026 — Article du Canard enchaîné

L’École alsacienne fait des siennes - par Clara Bamberger

"On n'est pas loin de rejouer Mai-68 dans les beaux quartiers parisiens. L’École alsacienne, l'établissement le plus prisé des familles intellos-chics de Saint-Germain-des-Prés, est le siège d'une véritable guerre de tranchées depuis bientôt trois mois."

55- Quand est paru le dixième article de presse ?

9 février 2026 — Article dans Le Monde

 

L’Ecole alsacienne s’enfonce dans la crise, avec le licenciement contesté de son directeur - par Sylvie Lecherbonnier

« A la tête de l’établissement pendant vingt-cinq ans, Pierre de Panafieu a déposé un référé au conseil des prud’hommes de Paris pour s’opposer à la décision du conseil d’administration. La juridiction doit rendre sa décision mardi. »

54- Qu’ont demandé Philippe Meyer et Lise Grivois aux membres de l’AEA ?

8 février 2026 - Appel pour de nouveaux points à l’ODJ de l’AG

 

EN SYNTHÈSE : Philippe Meyer et Lise Grivois, deux membres de l’AEA s’adressent aux autres membres pour demander l’inscription de points complémentaires à l’ordre du jour de l’AG du 19 février.

 

IN EXTENSO

« Chères et chers membres de l’Association École alsacienne,

C’est avec beaucoup de douleur que nous avons appris la nouvelle du licenciement, avec effet immédiat, du directeur de l’École, Pierre de Panafieu. Cette décision est d’autant plus choquante qu’elle a été prise par des personnes ne disposant pas de mandats valables pour le faire :

– le mandat du président, ainsi que ceux de l’ensemble des membres du Bureau, avaient expiré le 19 juin 2021 sans avoir été renouvelés depuis ;

– les mandats de cinq administrateurs n’avaient pas été validés par l’Assemblée générale ;

– seuls six des quinze administrateurs restants semblent avoir été membres de l’Association avant d’avoir été cooptés au Conseil.

Une assignation devant le tribunal judiciaire de Paris a été effectuée par dix membres de notre Association. Toutefois, au vu de la décision prise par le Bureau, il nous paraît urgent d’agir.

Par conséquent, en application de l’article 16 de nos statuts et de l’article 5 des statuts- types des associations reconnues d’utilité publique, nous vous proposons d’ajouter à l’ordre du jour les points et décisions que vous trouverez en pièce jointe. L’objectif est simple : faire cesser les irrégularités, constater la nullité du licenciement du directeur et reconstituer un Conseil d’administration dans les règles qui se chargera de remettre aux normes notre Association.

Nous devons être un quart des membres pour que ces propositions puissent être discutées le 19 février prochain. Ainsi, si vous souhaitez vous joindre à notre démarche, si vous souhaitez soutenir la solution que nous proposons pour sortir enfin de cette crise, nous vous remercions de bien vouloir retourner par réponse à ce message le pouvoir de signature joint avant le mardi 10 février à 15:00. En cas de souci technique, n'hésitez pas à le faire savoir à cette adresse.

Avec toute notre fidélité,

Lise Grivois et Philippe Meyer »

PIÈCE JOINTE MENTIONNÉE

53- Qu'est ce que "J'aime mon Alsa" ?

8 février 2026 - Création du groupe WhatsApp « J’aime mon Alsa »

 

Le groupe rassemble des membres de la communauté alsacienne autour du mouvement de contestation.

52- Quand est paru le neuvième article de presse ?

8 février 2026 — Article du Parisien

 

Directeur licencié, tribunaux saisis, parents en colère… L’École alsacienne au bord de la crise de nerfs - par Frédéric Gouaillard

« Le licenciement de Pierre de Panafieu, en poste depuis près de 30 ans, plonge l’école des beaux quartiers parisiens dans une crise de gouvernance historique. » 

51- À quelles questions le bureau du CA AEA a-t-il répondu pour expliquer ses décisions ?

8 février 2026 — Courrier du Bureau du CA à l’AEA

 

EN SYNTHÈSE : Le Bureau publie un document de réponses aux adhérents. Il défend le choix de Nicolas L’Hotellier, rappelle que Pierre de Panafieu avait indiqué ne pas vouloir jouer de rôle dans le choix de son successeur, et justifie le licenciement par une opposition persistante à la décision du CA.

 

IN EXTENSO

« Chères adhérentes et chers adhérents de l’association Ecole alsacienne,

De nombreuses questions sont posées, de nombreuses informations circulent. De fausses informations aussi malheureusement. Nous tentons ci-dessous d’apporter, à tous, quelques réponses, de la manière la plus sincère et claire – mais qui seront toujours amenées à être complétées. En tout état de cause, comme les adhérents de l’association le savent, une Assemblée générale se tient dans les tout prochains jours et sera évidemment aussi l’occasion pour nous d’échanger et de débattre avec les membres de l’Association sur la situation actuelle.

Pourquoi le Conseil d’administration a-t-il choisi Nicolas L’Hotellier comme prochain directeur ?

Nicolas L’Hotellier a effectué un parcours professionnel brillant et éclectique d’enseignant en mathématiques puis de dirigeant d’établissements scolaires, d’abord en Seine-Saint Denis où il a choisi de rester plusieurs années, puis à New York, jusqu’au lycée Condorcet de Sydney qu’il dirige désormais.

Le 15 novembre dernier, le Conseil d’administration a donc largement élu Nicolas L’Hotellier, dont le parcours, les qualités et le projet ont emporté l’adhésion avec 14 voix sur 19 votants.

Les échanges avec lui ont ainsi démontré qu’il partage pleinement nos valeurs humanistes de mixité sociale, d’inclusion scolaire, d’exigence académique et d’ouverture au monde. S’agissant des valeurs d’inclusion qui sont chères à tous au sein de l’Ecole, Nicolas L’Hotellier a justement contribué à un ouvrage d’enseignement spécifiquement destiné à l’intention des populations allophones, preuve s’il en est de l’attention qu’il porte à ces sujets.

Pourquoi le Conseil d’administration n’a-t-il pas mieux associé Pierre de Panafieu au choix de son successeur ?

Le Conseil d'administration s'est, sur ce point comme sur d'autres, conformé strictement aux vœux de Pierre de Panafieu qui, le 9 avril 2025 lors de notre Conseil d’administration, a déclaré : « Ce qui prime à mes yeux dans cette transition, c’est le respect des institutions : c’est l’apanage exclusif de ce Conseil que de nommer le directeur et de valider ses choix de sous-directeurs. C’est la raison pour laquelle je ne souhaite jouer aucun rôle dans la désignation de mon successeur ».

Le 26 juin 2025, toujours devant notre Conseil d’administration, le directeur a ensuite confirmé en ces termes son calendrier de départ : « Je vous demande votre confiance et vous préviens d’ores et déjà que je n’effectuerai pas un autre mandat complet. Je compte ne faire que deux ans supplémentaires, à la fin desquels je partirai à la retraite ».

En contradiction totale avec ses déclarations initiales, Pierre de Panafieu n’a ensuite eu de cesse, sans avancer aucun motif légitime, de contester la désignation de son successeur, de faire obstruction à la mise en place d’une transition apaisée, de perturber grandement le fonctionnement normal de l’école et le bien-être des professeurs et de remettre en cause la légitimité de nos institutions internes.

Force est de constater que, ce faisant, le directeur, depuis le 15 novembre, a, encore une fois sans aucune raison légitime, provoqué puis nourri une crise qu’il voudrait imputer aujourd’hui à notre Conseil d’administration.

Pourquoi avoir licencié Pierre de Panafieu, directeur de l’École alsacienne ?

Afin de mettre un terme à une crise qui a trop duré, le directeur a été licencié aux motifs de son opposition persistante et délibérée à la décision du Conseil d’administration relative à l’organisation de sa succession et à la désignation de son successeur.

Il lui est reproché des manquements répétés à l’obligation de loyauté, des comportements déstabilisants et une instrumentalisation des équipes, des parents et des élèves, ayant gravement perturbé le fonctionnement et l’image de l’établissement et générant un mal être des personnels et professeurs. Malgré des rappels formels à l’ordre et la proposition d’une médiation, il a maintenu une posture d’opposition ouverte, alimentant une crise institutionnelle et sociale.

Le Comité Social et Économique (CSE) - qui réunit les délégués élus par les personnels et les enseignants de l'Ecole - nous avait déjà alertés, par un courrier du 8 janvier 2025, de manquements répétés de certains membres de l’équipe de la direction à leur devoir de réserve, pointant l’altération qui en est résulté pour le fonctionnement quotidien de l’établissement, et la santé mentale des personnels. La quasi-totalité des membres du CSE – à une seule exception - a ensuite démissionné, écrivant faire l’objet d’attaques et de manœuvres violentes. La souffrance de la communauté éducative nous commandait donc d’agir.

Plus grave encore, les élèves ont été pris à parti et instrumentalisés en étant incités à signer une pétition, alors que le seul objectif du Directeur aurait dû être de les protéger.

S’il faut parler de durcissement de la situation, elle est due au Directeur : la remise en cause injustifiée d’une procédure de désignation de son successeur qu’il avait pourtant approuvée en Conseil d’administration, puis la contestation du choix éclairé du Conseil d’administration, le dénigrement constant de nos actions, et la non-protection des personnels, enseignants et élèves de ces dérives ont contribué à diviser, jour après jour, l’Ecole alsacienne.

C’est donc avec regrets que nous avons peu à peu envisagé une décision, inimaginable il y quelques semaines, que le comportement de notre directeur nous a contraints à prendre. Nous assumons cette décision et son calendrier, dans le seul intérêt de l’Ecole, des personnels et enseignants et des élèves.

Ces fautes graves ternissent hélas, et au-delà, l'incontestable bilan des 25 années de Pierre de Panafieu en tant que Directeur.

Pourquoi avez-vous laissé la crise se développer durant près de trois mois au sein de l’Ecole alsacienne ?

Eu égard aux qualités que nous reconnaissions à Pierre de Panafieu, nous avons agi de manière proportionnée, en espérant que quelques jours, voire quelques semaines, lui permettraient d’accepter la décision. De fait, à la demande du Directeur, le Conseil d’administration s’est à nouveau prononcé sur la solidité de la procédure de désignation, lors d’une réunion le 27 novembre, par un vote qui a rassemblé une majorité de voix encore plus large, preuve de ce que l’approbation de la procédure dépasse même la majorité ayant voté pour Nicolas L’Hotellier.

Devant l'obstruction de Pierre de Panafieu, nous avons dû le rappeler à l’ordre au regard de ses obligations le 4 décembre. Mais non seulement le Directeur n’a rien fait pour apaiser la situation, mais il s’est au contraire enfoncé dans une opposition ayant pour seul objectif de nous faire revenir sur notre décision, sans qu’il ne puisse jamais ne fournir de raison sérieuse.

Nous avons tenté jusqu’au bout, jusqu’aux derniers jours, la voie de la négociation et ne le regrettons pas. On nous a, tour à tour, tout à la fois, accusés de brutalité dans la décision ou de mollesse dans l’exécution, ce qui illustre toute la complexité de la crise que nous avons eu à gérer.

Pourquoi la médiation n’a-t-elle pas eu lieu ?

Dès le 9 décembre 2025, dans un souci d’apaisement, le président du Conseil d’administration a adressé au Directeur une proposition de médiation.

Le 16 décembre, le Conseil d’administration a d’ailleurs exprimé son soutien unanime à cette initiative. Le 17 décembre, il a été proposé au directeur un cadrage des termes et de l’objet de cette médiation, en lui demandant son accord explicite. Faute de réponse, une démarche de relance est intervenue le 20 décembre, sans plus de succès. Le Directeur n'a ni accepté notre cadrage, ni proposé un cadrage différent. Ce défaut d'un accord minimal sur le seul objet de la médiation a conduit, dans les faits, à empêcher d'engager la procédure proposée par le Conseil d’administration.

Nous nous devons d’ajouter que, le 8 janvier 2025, le directeur a fait parvenir au président du Conseil d’administration un courrier l’informant « que le projet que je faisais de prendre ma retraite en 2027 est caduque », mettant de facto un terme à l’offre de médiation portée par le Conseil d’administration.

Pourquoi la communication du Conseil d’administration a-t-elle pu donner l’impression d’un manque de transparence ?

Notre communication est largement perfectible, c’est vrai. Nous ne sommes pas des professionnels. Nous agissons, parfois en faisant des erreurs de communication, mais aussi parce que notre communication a été empêchée, pendant que d’autres commentent. Ce sont des erreurs que nous reconnaissons, mais qui ne doivent pas prendre le pas sur le fond.

Surtout, nous avons d’abord espéré régler ce différend de manière normale, par un échange entre la direction et le conseil d’administration. Et nous avons toujours souhaité protéger l’Ecole de toute publicité.

Ensuite, la règle de stricte confidentialité qui encadre, en droit du travail, toute procédure de licenciement, a limité notre expression, mais c’est la loi. Nous pouvons maintenant confirmer que, jusqu’à ces derniers jours, le mandat confié à notre avocat, pour trouver une solution amiable avec celui de Pierre de Panafieu, n’a pas suscité de retour positif de la part de ce dernier.

Enfin, on ne discute pas sur la place publique, c’est toute la limite de l’exercice.

Nous ne sommes dupes de rien. A notre retenue a été opposée une campagne massive et orchestrée de prise à témoin de l’opinion publique par médias interposés.

Plusieurs personnes se sont organisées en soutien de Pierre de Panafieu, c’est leur droit.

Mais certaines se sont engagées dans une stratégie de la terre brûlée dans les médias, dénigrant la gouvernance, diffusant nombre d’informations diffamatoires, exposant l’image de l’École et prenant le risque d’abimer nos valeurs à chaque article publié.

Nous le déplorons.

Il suffit pour s’en convaincre de parcourir les commentaires publiés à la suite des versions en ligne de ces articles : école de riches, entre-soi, égo d’un petit microcosme. Est-ce bien là ce que nous voulons, ensemble, pour l’Ecole alsacienne ?

Le directeur a gravement failli à sa mission non seulement en refusant la décision du Conseil d’administration quant au choix de son successeur, mais aussi en ne s'opposant pas à diverses initiatives qui ont gravement perturbé le fonctionnement de l’Ecole depuis presque 3 mois : pétitions, pressions sur les élèves et sur le personnel, stratégie de communication hors l’école, dans les médias.

Tout ceci n’est conforme ni aux valeurs de l’Ecole alsacienne, ni au projet éducatif que plusieurs générations d’éducateurs et de parents ont bâti pour nos enfants.

Dans les médias, certains ont manifesté une crainte que l'École perde son âme. Que pouvez-vous dire pour rassurer la communauté de l'École sur ce point ?

Tout d'abord, le Conseil d'administration qui a élu Nicolas L'Hotellier en novembre 2025 est le même qui un mois plus tôt a voté la mise en place d'un système d'écolages variables, principe "progressiste" s'il en est, ou qui en juin 2025 a renouvelé, à la demande de Pierre de Panafieu, son mandat. Remettre en cause la légitimité du Conseil, c’est remettre en cause des années de gouvernance. Cela ne veut pas dire que rien ne doit être changé, amélioré, renouvelé. C’est un chantier auquel le Conseil s’attellera dès la crise passée.

La composition du Conseil d'administration, paritaire et de diverses générations, n'a pas changé cette année pas plus que notre engagement et notre vision pour l'Ecole alsacienne. Au contraire, le choix de Nicolas L'Hotellier s'inscrit dans la continuité du projet de l'École, et sa riche expérience en matière d'inclusion scolaire mais aussi d'ouverture sociale et internationale sont une chance pour l'École alsacienne.

Les administrateurs ont tous des liens forts et anciens avec l'École en tant que parents, anciens élèves, parents d'anciens élèves ou anciens présidents et membres du comité de l’APEEA et de l'AAEEA.

Le mécénat a été impulsé par plusieurs administrateurs en 2019 qui siègent également au Fonds des amis de l'Ecole alsacienne créé en 2023 pour justement soutenir et promouvoir les actions d'ouverture sociale et d'inclusion scolaire. Le fait que certains parents et parents d'anciens élèves affirment dans les articles de presse que le choix du nouveau directeur va à l'encontre de cette politique est un parfait exemple de la désinformation qui circule – à l’instar d’une soi-disant volonté de développement commercial de notre Ecole, à laquelle nous nous opposerons avec la dernière énergie.

En réalité, le Conseil d'administration est composé de membres de professions, d'horizons et de centres d'intérêts très différents et c'est cette diversité d'expériences personnelles et professionnelles diverses qui nourrit nos échanges et prises de décision. Ce que nous avons en commun en revanche est un attachement fort et ancien aux valeurs de l'Ecole qui n'a jamais changé et qui a guidé nos réflexions et actions pour tenter de sortir de la crise douloureuse –

notamment pour ceux qui la vivent quotidiennement dans le cadre de leurs travail et études.

A ce titre, nous souhaitons exprimer notre grande reconnaissance à tous les membres de la communauté éducative et des personnels qui ont œuvré avec un grand professionnalisme dans des conditions difficiles dans le seul intérêt des élèves et familles.

La période est difficile et même douloureuse. Nous ne doutons pas que l’Ecole saura surmonter cette crise – elle en a connu d’autres, comme chacun sait. Faisons tous en sorte de la dépasser le plus rapidement possible. Soyez assurés que c’est notre vœu le plus cher.

 

Alain Grangé-Cabane, Blanche de Crépy, Nicolas Trèves, Yann Legargeant, Patrick Peigné,

Julie Burguburu et Pascal Guénée,

membres du Bureau du Conseil d’administration de l’École alsacienne »

50- Quand est paru le huitième article de presse ?

7 février 2026 - Article du Time

 

"Paris school for elites under fire over ‘scandalous shift to right’

Parents of pupils at École Alsacienne claim the appointment of a new head teacher marks an end to its progressive values"

49- Quand est paru le septième article de presse ?

7 février 2026 - Article de Challenges

« Le pire de ce qu’on voit en politique se retrouve dans l’École » : parents, professeurs... pourquoi « tout le monde se déchire » à l’Ecole alsacienne - par Milan Strahm

48- Quelles priorités d’action Alain Grangé Cabane a-t-il exprimées aux membres de l’AEA ?

6 février 2026 — Lettre de Alain Grangé-Cabane aux membres AEA

 

EN SYNTHÈSE : Alain Grangé-Cabane redit l’engagement du CA pour assurer la continuité du fonctionnement de l’École malgré un contexte difficile et annonce la préparation de modalités de sortie de crise pour assurer la sérénité aux élèves comme aux enseignants et personnels.

 

IN EXTENSO

« Chères et chers membres de l'Association Ecole alsacienne,

Dans les circonstances difficiles que traverse notre École, et alors que les mises en cause publiques se multiplient, le bureau de notre Conseil d'administration reste pleinement concentré sur la situation actuelle et il veille à la continuité du fonctionnement de l’École.

En lien étroit avec l’équipe de Direction, le Conseil d’administration a amplifié les moyens nécessaires à l’accompagnement des personnels et enseignants dans le contexte difficile auquel ils sont exposés.

L’équipe de Direction, avec le soutien du Conseil d’administration, a ainsi mis en place un dispositif spécifique à l'intention des parents et des élèves plus particulièrement concernés par l'orientation post-bac.

En outre, des mesures d'accompagnement à destination des membres du personnel qui en exprimeraient le besoin sont en cours de déploiement, afin de répondre au mal-être de certains collaborateurs ; ce dispositif fait appel à un cabinet spécialisé en la matière, qui propose des prestations adaptées à la situation.

Par ailleurs, même si la stricte confidentialité qui s'attache aux procédures en cours ne permet pas d’entrer ici dans les détails, je vous indique que le mandat confié à notre avocat pour trouver une issue amiable avec celui de Pierre de Panafieu n’a pas suscité de retour positif de la part de ce dernier.

Il convient donc de se tourner vers l'avenir.

Ce sera notamment l'objet de la réunion de notre Conseil d’administration, qui, pour ne pas tarder, se tiendra dès la semaine prochaine.

Cette réunion permettra de partager tous les éléments d’information utiles, qui sont motivés par la seule volonté de garantir la continuité du projet pédagogique, lequel demeure l’essentiel.

Dans la foulée de ce Conseil d’administration extraordinaire, les modalités de sortie de cette crise, qui a trop duré, et de renforcement de l’équipe de Direction de l’École, seront présentées, dans le souci de garantir la sérénité aux élèves comme aux enseignants et personnels.

Enfin, vous avez été nombreux, ces dernières semaines, à exprimer votre attachement aux valeurs de l’École alsacienne, à la nécessaire continuité du projet éducatif, au dialogue respectueux et à l’amélioration continue de notre gouvernance. Toutes vos propositions, sans exclusive, constituent un terreau fertile où nous puiserons pour nous améliorer, dans la pure tradition de l'École.

Bien fidèlement à vous tous,

Alain Grangé-Cabane

Président »

47- À quel organe souverain Pierre de Panafieu a-t-il reconnu un rôle décisif ?

6 février 2026 — Lettre de Pierre de Panafieu à la communauté

 

EN SYNTHÈSE : Pierre de Panafieu écrit aux adhérents, professeurs, personnels, parents et anciens élèves pour annoncer son licenciement immédiat. Il dit son “anéantissement”, dénonce une crise de gouvernance née de dysfonctionnements institutionnels et de fragilités procédurales, et affirme avoir agi par devoir de loyauté envers l’institution. Il admet le caractère souverain de l’AG et son rôle décisif dans la sortie de crise.

 

IN EXTENSO 

« Chères adhérentes, chers adhérents,

Chers professeurs et personnels,

Chers parents, chers anciens élèves,

Hier à 15h30, un huissier mandaté par Alain Grangé Cabane, m’a notifié mon licenciement immédiat. Je veux vous dire mon anéantissement.

Depuis plusieurs semaines, le bureau du Conseil d’administration diffuse à destination des membres de la communauté scolaire des textes me mettant personnellement en cause.

Le silence que j’ai observé jusqu’ici, par souci de protection de l’institution et de préservation du climat scolaire, ne peut plus être maintenu sans devenir une forme de renoncement à la vérité.

Je m’adresse donc à vous toutes et tous, avec gravité, sans esprit polémique, afin de rétablir les faits et de rappeler les principes institutionnels qui fondent la légitimité de notre gouvernance associative.

De la gouvernance de l’École alsacienne

L’Association École alsacienne est reconnue d’utilité publique.

Le Conseil d’administration exerce ses prérogatives par délégation de l’Assemblée générale, organe souverain. Il agit en qualité de mandataire et dans le cadre des pouvoirs qui lui sont confiés. Ce rappel n’a rien de théorique. Il est déterminant lorsqu’il s’agit d’apprécier la régularité, la légitimité et l’esprit des décisions prises au nom de l’Association, en particulier lorsqu’elles concernent la direction de l’École.

Les statuts précisent que la direction est invitée de droit avec voix consultative, parce que la dynamique de l’École repose sur la coopération entre les deux instances, chacune agissant dans son domaine propre. À ce titre le directeur n’a aucune responsabilité dans la gestion de l’Association.

De mon engagement ancien, constant et sans faille

En 1990, alors que l’École traversait déjà une crise, Georges Hacquard, ancien directeur, écrivait aux administrateurs à mon sujet pour qu’ils confirment le choix de René Fuchs :

« Je lui crois les dispositions d’esprit, la disponibilité, la rigueur et les capacités nécessaires à l'apaisement de la pernicieuse situation. »

Il ajoutait, en conclusion :

« Je dis, en pesant mes mots, que I’avenir immédiat de notre École est en jeu. »Depuis lors, comme professeur, censeur puis directeur, j’espère avoir servi l’École et ses élèves avec constance, dans le respect des statuts, des mandats qui m’étaient confiés et des décisions du Conseil d’administration, auquel j’ai toujours rendu compte loyalement.

De la désignation de mon successeur

Contrairement à ce qui a été affirmé, je n’ai jamais contesté le principe d’une procédure ouverte pour désigner mon successeur.

Le Conseil d’administration avait expressément adopté :

- le principe consistant à ce que chaque candidat présente ses axes de développement, point essentiel pour permettre de les départager sur des critères objectifs ;

- l’ouverture simultanée à des candidatures internes et externes ;

- le recours à une agence de recrutement, afin d’élargir le vivier de candidatures et d’assister le Conseil ;

- la constitution d’un comité ad hoc au sein du Conseil d’administration chargé de piloter la procédure.

Tout en soulignant la qualité de la candidature de Brice Parent, je n’ai jamais prétendu imposer un successeur.

Il me paraissait évident qu’il appartenait au Conseil d’administration de mener sa tâche sans immixtion de ma part de façon à permettre un choix et un départage avisé et loyal des candidatures.

Des écarts manifestes entre la méthode décidée et sa mise en œuvre

Mes réserves ont porté exclusivement sur la réalisation concrète de la procédure, telle qu’elle s’est déroulée, et non sur son principe.

Plusieurs faits objectifs doivent être rappelés :

- Initialement, une commission issue du CA devait organiser le travail du recrutement et agir avec le cabinet de recrutement choisi. Or le bureau du CA s’est substitué à cette commission, privant ainsi le conseil de l’apport de l’Inspecteur général de l’éducation nationale qui siège au Conseil.

- Le profil de poste devait m’être soumis avant publication, ce qui n’a pas été fait.

- Contrairement à une décision du Conseil d’administration de 2001, aucun candidat autre que Brice Parent n’a été invité à présenter des axes de développement pour l’École ;

- Le panel de candidats proposé s’est révélé particulièrement homogène, sans que cette homogénéité ait été explicitée ni discutée ;

- les informations communiquées aux administrateurs sur les profils des candidats étaient très incomplètes (CV et lettres de motivation) alors que seuls les membres du bureau disposaient du dossier établi par le cabinet de recrutement ;

  • aucun entretien approfondi n’a été conduit. Deux entretiens d’une heure, l’un avec le bureau du CA, l’autre avec le CA dans son entier (moins l’inspecteur général qui n’a pas pris part au vote). À titre de comparaison, le recrutement d’un collaborateur à l’École alsacienne mobilise habituellement au moins trois heures d’entretiens, conduits par des interlocuteurs distincts.

 

De l’expression de mes réserves

Le 15 novembre, j’ai appris que la candidature de Brice Parent n’avait pas été retenue.

Sur instruction du président, j’ai alors diffusé le communiqué annonçant le choix du Conseil d’administration, sans avoir connaissance de la réalité précise des conditions du vote.

Ce n’est qu’en appelant les administrateurs que j’ai compris l’existence de graves dysfonctionnements dans l’application des règles internes de l’École, mais aussi le non-respect des principes élémentaires de la déontologie du recrutement.

Le 27 novembre, j’ai exposé mes réserves devant le Conseil d’administration.

Je les ai également exprimées devant le Comité social et économique le 1 er décembre.

En retour, j’ai reçu une lettre d’avertissement m’accusant de déloyauté et de retard dans la transmission des informations, alors même que j’exerçais une liberté d’expression reconnue à chacun, dans un cadre institutionnel et loyal.

Dans ce contexte de tensions institutionnelles fortes, et afin de prévenir toute dégradation du climat humain et professionnel, la direction a mis en place, à ma demande, dès le 20 décembre, une cellule d’aide psycho-sociale extérieure à l’établissement, à destination des personnels et des professeurs. Cette démarche relevait de mon devoir de directeur, responsable de la santé et de la sécurité des personnels, et contredit toute présentation me faisant apparaître comme indifférent aux difficultés rencontrées par la communauté éducative.

De la médiation

Le 16 décembre, le Conseil d’administration a voté à l’unanimité le principe d’une

médiation. J’ai immédiatement accepté cette médiation.

Je l’ai annoncée publiquement devant les personnels le 18 décembre 2025, confirmée par écrit auprès des parents, puis réitérée par courriels adressés à Alain Grangé-Cabane les 24 et 29 décembre 2025.

Par ailleurs, Alain Grangé-Cabane a lui-même indiqué publiquement que j’avais accepté la médiation, tant devant les personnels que devant les membres de l’Association École alsacienne lors de la réunion du 8 janvier 2026.

À ce jour, je n’ai toutefois pas connaissance d’une saisine effective du Centre de médiation et d’arbitrage de Paris (CMAP), choisi avec mon accord par Alain Grangé-Cabane, qui y est par ailleurs médiateur, malgré cette acceptation constante et réitérée.

Je suis demeuré jusqu’au bout pleinement favorable à la mise en oeuvre d’une médiation

et je le suis toujours.Mais hélas toutes les propositions que j’ai pu formuler ont été rejetées, y compris celle

permettant à M. L’Hotellier de prendre des responsabilités à l’École à la rentrée 2026 afin de faciliter sa prise de fonction en 2027, dans le respect des attributions de Brice Parent.

De la crise de gouvernance

Il m’est explicitement reproché d’être à l’origine de la crise que traverse aujourd’hui l’École. Cette approche inverse les responsabilités.

Ce qui est en cause n’est ni une crise de direction ni une opposition personnelle, mais une crise de gouvernance, née de dysfonctionnements institutionnels et de fragilités procédurales. Les avoir signalés, dans les instances compétentes et selon les formes prévues, ne saurait être assimilé à une volonté de blocage ou de déstabilisation, mais relève au contraire de mon devoir de loyauté vis à vis de l’institution.

À ces éléments s’ajoutent des interrogations graves et documentées :

- quant aux doutes sur la composition régulière du Conseil d’administration le jour de la désignation du nouveau directeur ;

- concernant l’absence d’élection du bureau et du président entre 2019 et 2026 ;

- relatives au non-dépôt des nouveaux statuts votés en Assemblée générale en 2018

après les observations du ministère de l’Intérieur.

De mon licenciement

Dans ce contexte, le président, sans qu’il y ait eu de délibération du Conseil d’administration, m’a signifié le 5 février 2026 mon licenciement immédiat.

Le communiqué du Bureau que vous avez reçu le 26 janvier dressait déjà la liste de prétendus manquements qui auraient été les miens. Vous disposez désormais de ma version des faits, celle du premier témoin de la crise de gouvernance de l’Association, et de sa première victime.

Vous pouvez mesurer également la disproportion entre l’objet des différends entre le Bureau et moi-même et les conséquences institutionnelles et pratiques pour les élèves, les personnels et les professeurs qu’entraîne mon licenciement.

Sans évoquer la brutalité du procédé qui contraste cruellement avec les valeurs défendues par notre institution.

De ma fidélité à l’École alsacienne

Avant de conclure, je tiens à dire combien ces années passées à l’École alsacienne sont, pour moi, une source profonde de joie et de fierté.

Je suis heureux de voir grandir des générations d’élèves, de les accompagner dans leurs apprentissages, leurs doutes et leurs réussites, et de mesurer, année après année, ce que cette École peut leur apporter. Je suis heureux d’être le partenaire d’innombrables parents, engagés, exigeants et attentifs, avec lesquels le dialogue est toujours d’une grande richesse.

J’ai surtout le privilège de travailler avec une équipe de professeurs, de personnels administratifs et éducatifs exceptionnelle, par sa compétence, son dévouement et son sens du service. J’ai également l’honneur d’être à la tête, au fil du temps, d’équipes de direction, passées et actuelles, remarquables, dont l’engagement collectif, la loyauté institutionnelle et la qualité humaine contribuent largement à ce que l’École alsacienne soit ce qu’elle est.

C’est à toutes ces femmes et à tous ces hommes — élèves, familles et personnels — que va en premier lieu mon attachement indéfectible à l’École alsacienne.

Du rôle décisif de l’Assemblée générale

L’Assemblée générale est le seul organe souverain de l’Association.

Si ses membres jugent en conscience que le Conseil d’administration a agi dans l’intérêt de l’École, j’en prendrai acte, avec consternation mais sans esprit de révolte.

Si, au contraire, l’Assemblée générale estime que les règles, les usages et l’esprit de l’École ont été méconnus, alors il lui appartiendra de désigner un nouveau Conseil d’administration, avec lequel je serais heureux d’organiser ma succession de manière rigoureuse, transparente et respectueuse des règles et des valeurs de l’École alsacienne.

Mon seul objectif a toujours été, et reste, de servir l’École alsacienne dans la fidélité à ce qu’elle est, à ce qu’elle doit demeurer et à ce qu’elle aspire à devenir.

Je vous prie de croire, chères et chers membres de la communauté de l’École alsacienne, à l’expression de mes sentiments profondément dévoués à son service.

Pierre de Panafieu »

46- Quand est paru le sixième article de presse ?

5 février 2026 — Article du Grand Parisien

 

L’École alsacienne se déchire - par Marion Kremp

Le directeur, Pierre de Panafieu, attend sa lettre de licenciement. Alors qu'il s'est opposé à la procédure de nomination de son successeur, l'élite politique et intellectuelle vient à son secours.

45- Quelles étaient les versions de Pierre de Panafieu et d'Alain Grangé-Cabane au sujet du projet de médiation ?

4 février 2026 - Echange indirect entre Pierre de Panafieu et le Président du CA, adressé aux membres de l’AEA

IN EXTENSO

« Chères et Chers membres de l’Association,

Plusieurs d’entre vous m’ont transmis le message de Julien « Jul » Berjeaut et fait part des échanges qui s’en sont suivi.

Pour des raisons que vous comprendrez certainement, je ne suis pas en mesure de donner mon point de vue sur ce qui arrive à l’École.

Mais je voudrais que vous sachiez que j’ai accepté immédiatement et à plusieurs reprises, publiquement et par courriels, la médiation votée par le Conseil d’Administration et que je n’ai jamais changé de position.

Bien fidèlement à vous,

Pierre de Panafieu »

 

 

En réponse :

 

« Mesdames et Messieurs les membres de l’Association École alsacienne,

Attentif à la sérénité de l'École et à son image, le Conseil d’administration de notre association s’est jusqu’à présent abstenu de répondre aux interpellations, parfois virulentes, qui se sont multipliées au cours des derniers jours, notamment par voie de courriels.

Le Directeur, qui n’en est pas membre, s’est autorisé ce jour à faire usage du fichier de l’Association École alsacienne.

 Cette communication est hélas erronée et conduit à rappeler la réalité des faits.

Le 9 décembre 2025, en ma qualité de président du Conseil d’administration, et dans un souci d’apaisement, j’ai adressé au directeur une proposition de médiation.
Le 16 décembre, le Conseil d’administration a d’ailleurs exprimé son soutien unanime à cette initiative.
Le 17 décembre, j’ai aussitôt proposé au directeur un cadrage des termes et de l’objet de cette médiation, en lui demandant son accord explicite. Faute de réponse, j’ai effectué une démarche de relance le 20 décembre, sans plus de succès.

Ce défaut d'accord minimal sur le seul objet de la médiation revient, dans les faits, à empêcher d'engager l’offre proposée par le Conseil d’administration.

Sachez combien nous regrettons de devoir adresser cette mise au point. Mais le rétablissement des faits et l’information éclairée de chaque membre de l’Assemblée générale nous paraissent l'exiger.

Avec mes salutations distinguées.
Alain Grangé-Cabane »

44- Quand est paru le cinquième article de presse ?

3 février 2026 - Article du Monde

 

L’Ecole alsacienne plongée dans une crise de gouvernance inédite - par Sylvie Lecherbonnier

 

La succession du directeur historique de l’établissement, Pierre de Panafieu, a fracturé l’équipe en deux.

43- À qui 58 personnels de l’École ont-ils adressé un courrier en soutien à Pierre de Panafieu ?

2 février 2026 - Lettre de 58 personnels aux membres de l’APEEA

 

IN EXTENSO

« Chers membres de l’Association des parents d’élèves,

Nous, professeurs et membres des équipes éducatives de l’École alsacienne, souhaitons tout d’abord apporter notre soutien à Pierre de Panafieu, dont la mise à l’écart à quelques mois de la retraite nous semblerait indigne et incompréhensible. Nous tenons également à souligner le bilan très positif de l’établissement, salué dans un récent rapport d’évaluation, et en particulier l’engagement pédagogique de Brice Parent, directeur du collège et du lycée.

Certains parents nous disent n’avoir pas compris que l’arrivée de Nicolas L’Hotellier en septembre 2026 signifiait obligatoirement la mise à l’écart de Brice Parent, puisque le nouveau Directeur arriverait sur son poste. La perte éventuelle simultanée de Pierre de Panafieu, de Brice Parent et de Thomas Portnoy, directeur adjoint du lycée, constituerait un choc pour la communauté éducative et pour nos élèves. Elle marquerait une déstabilisation majeure de la continuité éducative et pédagogique de l’École alsacienne qui s’est construite au sein d’une équipe soudée. Comment envisager une transition sereine si une grande partie de l’équipe actuelle est écartée ?

Du reste, Brice Parent exerce une direction d’une grande rigueur et d’un dévouement quotidien dans cette période difficile que traverse notre établissement. La dignité et l’engagement avec lesquels il gère la crise de succession méritent d’être amplement salués, lui dont le poste est directement menacé.

Nous pensons ensuite aux élèves du collège et du lycée qui, quels que soient leurs profils, ont bénéficié de l’engagement total de Brice Parent. Il a su mettre en place un suivi individualisé exemplaire des enfants : humain, attentif, en associant les familles. Cet accompagnement exceptionnel, rare dans les établissements scolaires, repose sur plusieurs dispositifs concrets : remédiation, contrat de suivi individualisé, stages de réussite pendant les vacances scolaires.

Par ailleurs, Brice Parent, avec Thomas Portnoy, incarnent une expertise unanimement reconnue en matière d’orientation et de maîtrise des parcours d’études post-bac, en France comme à l’international. Grâce à leurs engagements, les élèves ont bénéficié d’un soutien très fort pour les projets d’études à l’étranger. Les établissements voisins jalousent les réunions d’informations sur Parcoursup à destination des élèves et de leurs parents, ainsi que les soirées de l’orientation qui rassemblent futurs bacheliers et anciens élèves. Sans eux, cette expertise sera perdue.

L’ouverture internationale et linguistique initiée par Pierre de Panafieu s’est vue renforcée par Brice Parent, notamment à travers l’élargissement des groupes d’anglais bilingue pour locuteurs natifs, mais aussi la mise à niveau des nouveaux élèves de 6ème. Les classes bilangues anglais-chinois et anglais-allemand ainsi que la possibilité d’une initiation à l’allemand dès le primaire témoignent de cet engagement.

Plus encore, une parité filles/garçons quasi unique a pu être atteinte dans les choix de spécialités scientifiques et d’orientation en cursus sciences post-bac.

Dans ce sens, un effort remarquable a été mené pour encourager les filles vers les filières scientifiques, notamment par des rencontres inspirantes avec des modèles féminins engagés.

Des projets pédagogiques et culturels ambitieux sont au cœur de notre établissement. L’École alsacienne a connu un développement sans précédent de l’Atelier théâtre sous la direction de Brice Parent avec une explosion du nombre d’inscriptions. Cette activité artistique permet un développement de compétences essentielles chez les élèves pour les préparer à leur vie future : aisance orale, confiance en soi, interaction avec les autres, confiance dans les adultes. Les témoignages des élèves de l’Atelier théâtre concordent tous à dire combien cette expérience les a marqués durablement et changés.

Enfin, ces dernières années, notre directeur a su former et mobiliser les équipes pédagogiques autour de la question du harcèlement. Avec le dispositif de lutte contre le harcèlement, les membres de la communauté ont reçu des formations efficaces pour agir rapidement et enrayer les situations problématiques.

Cette lettre se veut à la fois un témoignage de reconnaissance pour un travail remarquable et un appel à l’attention de l’ensemble de la communauté éducative, incluant les parents d’élèves. Ce changement de direction suscite chez nous une vive inquiétude quant à la continuité pédagogique. Nous vous faisons part de notre anxiété face au risque de voir fragilisés, voire interrompus, des dispositifs patiemment construits au service des élèves. L’épanouissement de nos élèves, de nos enfants, ne peut se concevoir que dans la stabilité et la sérénité.

Nous vous demandons de diffuser cette lettre à l’ensemble des parents d’élèves.

Avec nos salutations respectueuses,

Cinquante huit enseignants et membres du personnel de l’École alsacienne*

Nous déclarons sur l’honneur être 58 professeurs et membres du personnel à témoigner à travers cette lettre. Certains d’entre nous ayant des enfants scolarisés dans l’établissement, nous ne pouvons, dans ce contexte de tension, signer de nos noms.»

42- Qui étaient les premiers membres de l’AEA à s'être adressés aux autres membres ?

Du 28 janvier au 4 février — Échanges entre les membres de l’AEA

 

Jules Bergeault (dit « Jul »), Réginald de Guillebon, Raphaël Gaillard, Daniel Simmonet et Laurent Gaudé, anciens élèves et/ou membres de l’Association, adressent des mails aux autres membres de l’AEA.

41- Quand est paru le quatrième article de presse ?

28 janvier 2026 - Article du Figaro

L’École alsacienne envisage de licencier son directeur et s’enfonce dans une crise existentielle. par Paul Sugy

 

"Le directeur de l’École alsacienne Pierre de Panafieu, qui s’oppose à la nomination de son successeur, a été convoqué pour un entretien préalable à son licenciement. Personnels et parents d’élèves de l’établissement parisien (6e) se déchirent tandis que leurs représentants démissionnent désormais les uns après les autres."

40- Quelles personnalités politiques ont-elles apporté leur soutien à Pierre de Panafieu ?

27 janvier 2026 - Courrier de soutien à Pierre de Panafieu

 

Messieurs Vincent Peillon, Pap Ndiaye et Jack Lang adressent au CA un courrier de soutien à Pierre de Panafieu.

 

DOCUMENT IN EXTENSO

39- Quel souhait Pierre de Panafieu a-t-il réitéré ?

27 janvier 2026 — Droit de réponse de Pierre de Panafieu

 

Pierre de Panafieu adresse un bref droit de réponse aux membres de l’AEA, aux personnels de l’École et aux parents.

 

IN EXTENSO

« Destinataires : membres de l’Association, personnels de l’École et parents d’élèves

Monsieur le Président de l'École vous transmet le communiqué que Monsieur Pierre de Panafieu lui a

demandé de diffuser.

Le 27 janvier 2026

Droit de réponse

Madame, Monsieur,

En ma qualité de directeur salarié de l’École alsacienne, il ne m’appartient pas de commenter publiquement les graves accusations formulées à mon encontre que contient le communiqué du 26 janvier 2026 qui vous a été adressé.

Je réfute ces accusations qui non seulement me désolent mais me font profondément souffrir.

J’appelle de mes vœux avec la plus grande ferveur une solution discutée en dehors de toute pression disciplinaire.

En conséquence, je ne peux que réitérer mon souhait de participer à la médiation que Monsieur le Président de l’École alsacienne a proposée.

J’espère vivement que cette voie nous permettra de regarder sereinement l’avenir.

Je vous remercie des marques de soutien qui m’ont été adressées.

Bien à vous,

Pierre de Panafieu »

38- Qu’est ce qui, selon le Bureau du CA de l’AEA , s’oppose au service de l’intérêt général ?

26 janvier 2026 — Communiqué du Bureau du CA

 

EN SYNTHÈSE : Le Bureau du CA rappelle le processus de sélection, la désignation de Nicolas L’Hotellier et les rencontres de janvier. Il déplore une situation de blocage de la part de Pierre de Panafieu contre les organes de gouvernance.

 

IN EXTENSO

« Communication du bureau du Conseil d’administration de l’Ecole alsacienne

 

A la tête de l'Ecole alsacienne, d'abord comme Censeur puis comme Directeur, Pierre de Panafieu a su conduire l’Ecole alsacienne vers des horizons nouveaux et lui permettre de relever les défis de son temps, en restant fidèle aux valeurs héritées des pères fondateurs.

La décision personnelle de Pierre de Panafieu de prendre sa retraite en 2027, annoncée par l'intéressé dès le printemps 2025, a conduit le Conseil d’administration de l'Ecole alsacienne à bâtir un processus de sélection de son successeur.

Ce processus a été adopté le 9 avril 2025 par le Conseil d’administration de l’Ecole, à l’unanimité de ses membres, sans la moindre réserve de Pierre de Panafieu ni des membres de l’équipe de direction. Ce processus prévoyait un appel public à candidatures, externes à l'École aussi bien qu’internes. Il en est résulté près de 300 candidatures reçues, d’où sont ressortis, après plusieurs sélections successives, 3 candidats finalistes. Ces finalistes ont été, dans des conditions de parfaite égalité, auditionnés par le Conseil d'administration le 15 novembre 2025.

Après délibérations, le Conseil d'administration, à bulletins secrets, a choisi, à la majorité absolue de ses membres, Nicolas L'Hotellier, Proviseur du Lycée français de Sydney (Australie), pour succéder à Pierre de Panafieu en tant que Directeur de l'Ecole alsacienne.

Le conseil d’administration a, en la personne de Nicolas L’Hotellier, choisi pour l’avenir de l’Ecole alsacienne un professionnel d’envergure, enseignant, partageant notamment nos valeurs d’inclusion, d'ouverture sociale et d’excellence académique. Notre futur Directeur a débuté sa carrière il y a 29 ans dans des établissements scolaires de Seine-Saint-Denis, puis assumé avec grand succès des fonctions dirigeantes qui disent son ouverture au monde, numéro 2 du Lycée français de New-York, puis proviseur du Lycée français de Sydney.

De passage à Paris début janvier, Nicolas L’Hotellier a rencontré les membres de l’Association Ecole alsacienne, puis l’ensemble des professeurs et des personnels de l'École. Ces échanges, riches et approfondis, ont permis d’aborder de nombreux sujets relatifs à l’avenir de l’École et se sont déroulés dans un climat de dialogue constructif. Ils se sont conclus, dans les deux cas, par des applaudissements à l’attention de Nicolas L’Hotellier, traduisant l’accueil réservé à sa présentation et la volonté partagée d’envisager une collaboration sereine au sein de la communauté scolaire.

Il convient de rappeler qu’en application de nos statuts et de la Charte du dialogue social, "le Conseil d'administration est l'autorité suprême de gouvernance de l'Association Ecole alsacienne, laquelle gère l'établissement". Ainsi, sur la base des textes qui nous gouvernent, c’est au Conseil d’administration qu’il revient de nommer le directeur de l’école. C’est ainsi cette même instance, aujourd’hui dénigrée par certains, qui a nommé, puis reconduit à plusieurs reprises le Directeur actuel dans ses mandats successifs.

Pour autant, depuis plusieurs semaines, par son opposition persistante, Pierre de Panafieu, qui semble s’approprier l’École alsacienne, maintient une situation de blocage qui empêche le fonctionnement normal de l'École, affecte l’image de l’établissement et le bien-être de sa communauté éducative – tout en endommageant ainsi son propre bilan.

A peine annoncée, la décision du Conseil d'administration quant au choix de son successeur, a, en effet, fait l'objet de contestations de la part de Pierre de Panafieu. Le 27 novembre, ce dernier, à sa demande, a donc été entendu pendant près de 3 heures par le Conseil d'administration pour exprimer, sans motif sérieux, son opposition à la décision des administrateurs. A l'issue de ces débats, le Conseil d'administration, à bulletins secrets, a donc confirmé, à la quasi-unanimité, son choix de Nicolas L’Hotellier comme prochain directeur.

Pierre de Panafieu a ensuite réitéré son refus d'accepter la décision légitime du Conseil d’administration et d’engager dans un climat constructif, l’organisation du tuilage avec son successeur.

Le Directeur, quels que soient ses états de service, reste pourtant un salarié de l'Ecole alsacienne, qui est son employeur, et il lui revient donc de mettre en œuvre les décisions prises par le Conseil d’administration.

La main tendue par le Conseil d’administration a enfin été rejetée, Pierre de Panafieu ayant opposé à l’offre de médiation qui lui a été faite une posture fermée et sans issue, puis en prétendant désormais renoncer à son départ à la retraite, oubliant que la durée de son mandat, fixée à deux ans en juin 2025, n’est pas de son ressort.

Ce césarisme contre les organes de gouvernance n’est pas raisonnable, il est juridiquement contestable mais surtout, il constitue une négation surprenante des valeurs de l’Ecole alsacienne.

Il faut en effet rappeler une évidence : l’Ecole alsacienne n’est la propriété de personne, elle est un joyau transmis de génération en génération, au service d’une communauté de valeurs qui nous transcendent. Nul ne saurait prétendre qu’il incarne à lui seul l’Ecole alsacienne. Les uns et les autres ne sommes que de passage, nous incarnons une communauté de valeurs qui nous lient, au service d’un projet éducatif fort pour l’avenir de nos enfants, dont certains nous succéderont un jour dans notre engagement et nos responsabilités au sein de l’Ecole alsacienne.

La situation de désordres, voire de crise, que connaît notre Ecole a par ailleurs fait l'objet d'un courrier des élus du CSE (Comité social et économique), qui ont mis en lumière ses conséquences sur le bon fonctionnement de l'établissement et la santé mentale des personnels.

Ce courrier du CSE pointe en particulier un climat de pressions reçues et de harcèlement subi, ou encore l’instrumentalisation par voie de pétitions au mépris du devoir de réserve. Le CSE souligne que le refus du directeur de reconnaître la décision de son employeur et d’assurer une transition sereine n’est pas conforme aux valeurs de l’Ecole alsacienne.

Les faits en cause ont pris une telle ampleur qu’ils ont conduit le 25 janvier les membres du CSE à démissionner collectivement de leurs fonctions, ce que nous déplorons vivement. Le Conseil d’administration ne peut donc pas rester sans réaction face à une décision d’une telle gravité. Soucieux de ne pas alimenter les polémiques ou invectives et déterminé à respecter la règle de confidentialité de la relation employeur-employé, le Conseil d'administration a choisi de ne pas répondre aux attaques dont il est l'objet.

Pour autant, notre Conseil, conscient de sa mission, confirme qu'il est en mesure de faire face à toutes les responsabilités qu'on doit attendre de lui. La continuité du projet éducatif, la préparation de la rentrée 2026-2027 de concert entre la Direction et le prochain directeur, la protection des élèves, des personnels et des enseignants sont notre seule boussole. En particulier, le Conseil d’administration a pleinement conscience des inquiétudes exprimées par les familles. Il veille, avec une attention constante, à ce que l’accompagnement de chaque élève soit assuré jusqu’à la fin de l’année scolaire, et tout particulièrement celui des élèves de Première et de Terminale, pour lesquels la continuité du suivi, de l’orientation et du dialogue avec les équipes demeure une priorité absolue.

Le Conseil d’administration ne se laissera pas impressionner par des désordres ou des menaces qui n'ont pas lieu d'être.

A l’aventure personnelle, nous entendons, avec calme et détermination, opposer l’esprit de responsabilité, la solidité de la gouvernance et le service du seul intérêt général.

 

Bien fidèlement à toutes et tous,

Le Bureau du Conseil d’administration »

37- Pourquoi les membres du CSE ont-ils démissionné en masse ?

25 janvier 2026 - Démission de 14 membres sur 16 du CSE de l’École alsacienne annoncée dans une lettre adressée au Président du CSE et diffusée à tous les personnels de l’Ecole.

EN SYNTHÈSE : Les élus y déclarent qu’ils ont été et sont « plus que jamais en butte à une campagne orchestrée de dénigrement, de mensonges et de harcèlement moral. » et qu’ils démissionnent « afin de préserver [leur] propre santé mentale et celle de [leurs] proches car ils sont « confrontés aux manœuvres incessantes et violentes d’un groupe très organisé dans et hors les murs de l’École alsacienne. »

 

IN EXTENSO

Monsieur le Président du CSE,


Veuillez prendre acte par la présente de la démission à compter de ce jour de l'intégralité des élus cadres de la liste SPEP-CFDT ainsi que de Valérie Sofroniades et Sophie Geneau de Lamarliere pour les
élus non-cadres.
Depuis le 15 novembre 2025 et le début de la crise que traverse l'École, nous avons œuvré sans relâche à l'apaisement des tensions qui ont parcouru notre communauté éducative, en essayant de préserver le bien-être de nos collègues dans le respect de la chose votée et des instances.
Malgré tous nos efforts et nos tentatives de dialogue, nous avons été et sommes plus que jamais en butte à une campagne orchestrée de dénigrement, de mensonges et de harcèlement moral.
Le CSE dispose d'un droit d'alerte en cas d'atteinte aux droits des personnes, et en cas de danger grave et imminent ainsi qu'en matière de santé publique (art. L.2312-5 du Code du Travail). À ce titre, les élus du CSE peuvent saisir l'Inspection du travail de toutes les plaintes et observations relatives à l'application des dispositions légales. Le CSE dispose d'une compétence générale en matière de coordination des
mesures de prévention.
Ce sont ces missions, et aucune autre, qui ont dicté notre conduite jusqu'à aujourd'hui et dans cet esprit que devait se tenir le CSE extraordinaire du mardi 29 janvier 2026. À aucun moment, et contrairement à ce que certains affirment, il n'aurait été légal de demander aux élus du CSE de s'exprimer sur le sort d'un quelconque personnel car ce n'est pas dans ses attributions.
Nous avons agi avec conviction, dignité et en toute bonne foi pour l'amélioration des conditions de travail du personnel.
C'est donc à contre-cœur, mais contraints et forcés, et afin de préserver notre propre santé mentale et celle de nos proches, que nous avons pris la décision difficile de mettre un terme à notre mandat,
confrontés aux manœuvres incessantes et violentes d'un groupe très organisé dans et hors les murs de l'École alsacienne.
Les attaques inacceptables nous ayant conduits à cette extrémité et bafouant sans vergogne chacune des valeurs dont certains se prévalent ont d'ores et déjà été communiquées à toutes les instances officielles du Rectorat de Paris.
Notre démission prend effet à compter de la réception de cette lettre.
Cordialement,


Lucile Beillacou
Romain Borrelli
Clémence Bourdier
Sylvain Chavaribeyre
Isabelle Delafond
Frédéric Dorothé
Jessica Egron
Pierre Fachena
Hélène Fieschi
Sophie Geneau de Lamarliere
Philippe Giet
Anne Iziki Guiraud
Emmanuel Larroche
Audrey Vounatsos
Valérie Sofroniades

 

Un document (source inconnue) –dont les membres du CSE ont eu connaissance le jour-même de la démission– a contribué à la démission de la majorité des membres du CSE :

Précis de "mail-bombing" et de "judo politique"

 

D'autres documents mettant en cause les membres du CSE sont également consultables ici (à partir de la page 3) :

https://static1.squarespace.com/static/698f105d8fcc604188bd73de/t/6996c4d7033c224c575fe1f6/1771488471146/CSE+2.pdf

36- Pour quelle raison un mouvement de soutien à Pierre de Panafieu s’est-il été organisé ?

23 janvier 2026 - Appel à soutien à Pierre de Panafieu

 

EN SYNTHÈSE : un appel à soutien à Pierre de Panafieu est lancé suite à la réception d’une convocation à un entretien préalable en vue de son licenciement.

 

IN EXTENSO

« APPEL À SOUTIEN À PIERRE DE PANAFIEU

L’indignité d’une telle action est une véritable insulte à l’esprit et la vocation de l’École alsacienne. Que quelques membres d’un conseil d’administration outrepassent les limites de leur mission morale en piétinant l'œuvre et le dévouement des principaux acteurs de cette École est une limite qui ne devrait pas être franchie. Ils prennent modèle, avec une brutalité effarante, sur ce qu’il y a de pire dans la gestion d’entreprise. L’École alsacienne n’est pas une entreprise. L’École alsacienne n’est pas le terrain d’expérimentation d’un petit groupe d’administrateurs. L'École alsacienne est humaine, profondément ancrée dans ses valeurs depuis 150 ans. Le dégagisme, la loi du plus fort, le fait accompli n’ont pas leur place ici. Stop ! Les limites ont été franchies dans cette querelle : nous refusons de laisser le n’importe-quoi détruire notre précieuse histoire commune. Nous exigeons l’annulation immédiate de la mesure prise à l’encontre du directeur, Pierre de Panafieu.  Pour exprimer notre incompréhension et notre solidarité, retrouvons-nous pacifiquement mardi 19h devant l’École, 109 rue Notre-Dame-des-Champs. Pour vous permettre de témoigner, ce formulaire a été ouvert :  https://forms.gle/HtPfMiPM2B6i7EGp8  Vos textes seront envoyés (si vous le préférez, l’anonymat est possible) au conseil d’administration et à la direction. Indignez-vous ! Diffusez largement ce message !

 

L’indignité. 

L’arme nucléaire vient d’être lâchée sur notre École. Ce vendredi 23 janvier, Pierre de Panafieu, son directeur depuis 25 ans a reçu par huissier une convocation à un entretien préalable en vue de son licenciement. 

La stupéfaction est de mise face au projet de limogeage sans ménagement d’un grand pédagogue, d’un directeur humain, visionnaire et dont l’investissement pour nos enfants n’a jamais fait défaut. Nous en sommes horrifiés et révoltés. 

Prétendre défendre les valeurs de l’Ecole alsacienne en dérogeant aux règles juridiques et à sa tradition interne ne suffisait pas à son Conseil d’administration. Il ne s’agit plus simplement d’un dysfonctionnement grave de cet organe, mais d’une véritable sortie de route. Indépendamment des questions touchant à l’organisation de la succession du directeur actuel (les “pour” et les “contre”), il précipité l'École dans le chaos : 1850 élèves, leurs parents et leurs professeurs sont laissés dans une incertitude inqualifiable au milieu de l’année scolaire, dans une période cruciale pour l’orientation et l’accompagnement des élèves. 

L’indignité d’une telle action est une véritable insulte à l’esprit et la vocation de l'École alsacienne. Que quelques membres d’un conseil d’administration outrepassent les limites de leur mission morale en piétinant l'œuvre et le dévouement des principaux acteurs de cette École est un acte d’une brutalité effarante. L’Ecole alsacienne est ancrée dans des valeurs humanistes depuis 150 ans. Le dégagisme, la loi du plus fort, le fait accompli n’ont pas leur place ici : c’est donner aux élèves le pire exemple, à rebours des valeurs transmises par les professeurs.  

Stop ! Les limites ont été franchies dans cette querelle : nous refusons de laisser le n’importe-quoi détruire notre précieuse histoire commune. Nous exigeons l’annulation immédiate du projet de licenciement de Pierre de Panafieu. 

Pour vous permettre de témoigner, ce formulaire a été ouvert : 

https://forms.gle/HtPfMiPM2B6i7EGp8

Vos textes de soutien seront publiés, selon votre choix, de façon nominative ou anonyme et envoyés à Pierre de Panafieu. 

Pour ceux qui souhaiteraient être informés de la suite, nous organiserons des actions de soutien. 

Indignez-vous ! Diffusez largement ce message !

 

Les noms des signataires sont consultables sur le formulaire.

35- Quand s’est tenue l’Assemblée générale de l’Association École Alsacienne ?

22 janvier 2026 — Convocation de l’AG annuelle du 19 février

 

IN EXTENSO

 

« ÉCOLE ALSACIENNE

Association reconnue d’utilité publique

Établissement privé laïque

sous contrat d'association avec l'État

109, rue Notre-Dame-des-Champs - 75006 Paris

N° Siret : 784 280 851 000 14

 

C O N V O C A T I O N

Les membres de l'Association sont convoqués à l'Assemblée générale annuelle qui se tiendra au théâtre de l’École alsacienne

le jeudi 19 février 2026 à 18 heures 30

109 rue Notre-Dame des Champs 75006 PARIS

à l'effet de délibérer sur l'ordre du jour suivant :

 

ORDRE DU JOUR

________________

1. Désignation de deux scrutateurs.

2. Approbation du procès-verbal de l’Assemblée générale du 13 février 2025.

3. Approbation du rapport moral pour l’exercice 2024/2025.

4. Rapport financier du Conseil d'administration pour l'exercice 2024/2025 et approbation des comptes et du bilan de l'exercice clos.

5. Affectation des résultats.

6. Vote du budget de l'exercice 2025/2026.

7. Renouvellement du mandat d'administrateurs.

8. Manifestations culturelles de l’année 2025/2026.

9. Questions diverses.

Conformément aux statuts, l'ensemble des documents afférents à certains des points de l'ordre du jour vous seront adressés au moins 15 jours avant l'A.G. Les membres de l’Association seront ensuite conviés à un buffet avec les administrateurs et la direction de l’École.

Paris, le 22 janvier 2026

Alain GRANGÉ-CABANE

Président »

34- Pourquoi Mathieu Cortadellas a-t-il démissionné de la présidence de l’APEEA ?

13 janvier 2026 — Lettre de Mathieu Cortadellas aux adhérents APEEA

 

EN SYNTHÈSE : Mathieu Cortadellas,  annonce sa démission de la  présidence de l’APEEA et donc de son siège de représentant de l’association au sein du CA.

 

IN EXTENSO

« Chers parents,

 

Depuis deux mois, l'École traverse une crise de gouvernance. Le choix du nouveau directeur, le 15 novembre, a créé plus de remous qu’il n’a apporté de solutions. L’apeea a adopté une position de neutralité prudente. Si elle a été parfois incomprise ou critiquée, nous avons assumé ce choix collégial dans le seul but d’apaiser les tensions entre les instances dirigeantes. Les débats ont néanmoins été vifs au sein de notre comité, à l’image de ceux qui fracturent actuellement toutes les communautés de l'École. J’ai essayé de créer, dans le cadre de notre association, toutes les conditions d’un débat respectueux des personnes et des sensibilités, en multipliant notamment les réunions et les votes internes à notre comité pour en assurer l’unité et la collégialité.

Néanmoins, en tant que représentant de l’apeea au conseil d’administration, j’ai été très mal à l’aise, avant et après le vote, sur les circonstances du choix du nouveau directeur.

Tout d’abord, contrairement à ce qui a été dit, les modalités précises (une heure d’entretien devant le conseil, vote dans la journée) n’ont pas été mises au vote. Seuls les grands principes, auxquels je souscris, ont été validés collégialement, à savoir l’appel à candidatures externes et l’aide d’un cabinet de recrutement (dont j’aurais cependant personnellement souhaité qu’il soit davantage spécialisé). Je l’ai dit au président du conseil avant et répété après le vote : le processus décisionnel n’a pas été à la hauteur de l’enjeu.

Ensuite, de nombreux éléments factuels m’ont fait douter, d’une part, de la possibilité réelle d’une sortie rapide et bienveillante de cette crise et, d’autre part, du bien fondé de la décision prise : parmi ces éléments, je retiens la brutalité des communications, le fait que les axes de développement aient été demandés à Monsieur L’Hotellier après son élection, l’absence de réponse de la part du Conseil d’administration à des questions légitimes posées notamment par Pierre de Panafieu lors du conseil du 27 novembre ou par Brice Parent par écrit, le fait que plusieurs décisions importantes aient été prises par le bureau du conseil d’administration - qui plus est non élu - sans concertation aucune avec les membres du CA ; l’ingérence croissante sur l’apeea exercée par ce même bureau se qualifiant lui-même « d’organe suprême » de l'École. Enfin, la médiation entre le CA et la Direction, tant espérée et votée à l’unanimité n’a jamais été lancée. Pire : dès le surlendemain de sa validation, le 16 décembre, le président du conseil en a unilatéralement changé les termes.

Ce sentiment personnel, étayé par des faits objectifs et par la crainte réelle de voir l’ensemble de l’équipe de direction quitter l'École, a fait l’objet, comme il se doit dans un établissement qui enseigne le dialogue, le respect et l’ouverture, de discussions au sein de notre comité. A cette occasion, j’ai pu constater l’indifférence de certains, voire la franche hostilité d’autres à l’évocation de ces faits. Ceux-là mêmes qui exigent - à raison - une application rigoureuse des règles statutaires à l’apeea ne semblent pas s’inquiéter de celles du conseil d’administration dont les décisions ont pourtant une plus grande portée.

Devant cette incompréhension, le dialogue au sein de notre comité est devenu impossible. Les pressions, les invectives et les menaces personnelles ont remplacé les échanges apaisés et constructifs que nous avons eus ces dernières années. La situation est devenue indigne d’un engagement associatif au sein d’une école à laquelle nous sommes tous sincèrement attachés.

Je ne peux que tirer les conséquences de cet échec en démissionnant de la présidence de l’apeea et de mon mandat d’élu.

Je remercie ceux qui ont contribué à apaiser les débats et non à les envenimer et, au-delà, ceux, plus nombreux, qui se sont engagés à mes côtés pendant ces formidables années au service des parents à travers les nombreux projets sur lesquels nous avons travaillé : les actions sur les troubles des apprentissages, le mécénat, le numérique, les 150 ans, la cantine, l’absentéisme, le dialogue avec la direction, l’anglais, la hausse de la participation, l’orientation post-bac et, bientôt, un club de maths.

Depuis le début de cette histoire, la seule question qui me semble mériter de concentrer nos efforts est celle de savoir comment garantir la continuité de l’immense travail collectif accompli par Pierre de Panafieu, Brice Parent, Gauthier Lechevalier et Thomas Portnoy dont je salue ici, et pour finir, l’engagement, le professionnalisme et l’humanisme. A cette question, nous n’avons, à ce jour, aucune réponse.

 

Bien cordialement,

Mathieu Cortadellas | mathieu@fimacor.fr »

33- Nicolas L’Hotellier a-t-il rencontré les personnels et les professeurs ?

9 janvier 2026 — Rencontre avec professeurs et personnels

 

Le Bureau du CA de l’AEA indique que Nicolas L’Hotellier a rencontré professeurs et personnels au Théâtre de l’École. Selon le Bureau, les retours sont “plus que positifs” et la rencontre se conclut par des applaudissements.

32- Pourquoi Olivier Albessard s’adresse-t-il aux membres de l’AEA à propos de l’ADGPPE(A) ?

8 janvier 2026 - Mail de Olivier Albessard aux membres de l’AEA

 

EN SYNTHÈSE : M. Albessard explique la création de l’ADGPPEA à des membres adhérents de l’Association Ecole Alsacienne.

 

IN EXTENSO

«LE 8 JANVIER

MAIL ADRESSÉ À UNE PARTIE DES MEMBRES DE L’AEA

 

Chères et chers membres de l'Association Ecole Alsacienne,

Je vous communique en pièce jointe un courrier de l'ADGPPEA - Association pour la défense de la gouvernance, et du projet pédagogique, de l’École alsacienne. Si vous partagez leurs inquiétudes et leur action, je vous invite à les contacter par mail : adgppea@gmail.com

Bien cordialement

Olivier Albessard

Membre de l'Association Ecole Alsacienne

 

ADGPPEA - Association pour la défense de la gouvernance, et du projet pédagogique, de l’École alsacienne

L'AGDPPEA a été créée à la suite de la pétition « Pour une Assemblée Générale extraordinaire de l'École Alsacienne » qui a recueilli 1500 signatures. Elle est composée notamment de membres de l'association École alsacienne. Contact: adgppea@gmail.com.

 

Paris, le 7 janvier 2026

Chers membres de l’Association École alsacienne,

Notre association souhaite porter à votre connaissance un certain nombre d’éléments factuels relatifs à la gouvernance de l’Association et au processus ayant conduit à la décision de nomination d’un nouveau directeur.

Ces éléments soulèvent des interrogations sérieuses quant à la régularité des procédures suivies et

nécessitent un examen attentif par l’Assemblée générale, seule instance souveraine de l’Association.

 

A) Gouvernance de l'Association École alsacienne.

1- Deux membres du CA non élus.

Les statuts prévoient que les administrateurs sont élus par l’Assemblée générale pour un mandat de six ans. Or, l’assemblée générale n’a jamais élu Madame Christine LANZA-PIERRE et Monsieur Yann LEGARGEANT qui sont pourtant présentés comme membres du Conseil d’administration. Les procès-verbaux depuis 2019 en attestent. 

Ces manquements sont d’autant plus préjudiciables que Monsieur Yann LEGARGEANT, supposément secrétaire du Bureau du Conseil d’administration, a participé activement au processus de sélection pour la nomination d’un nouveau directeur.

2- Un Bureau du CA non élu.

La dernière élection du Bureau a eu lieu en juin 2019. Or, selon les statuts, le Bureau doit être élu par le Conseil d’administration tous les deux ans. Ainsi, depuis 2021, ni le Bureau, ni le président n'ont été réélus. Or, les statuts ne prévoient pas de tacite reconduction.

3- Une obstruction sur la communication par le président.

Depuis le 12 décembre, des membres de l’association École alsacienne ont sollicité sans succès la diffusion d'un courrier présentant une analyse et un point de vue distincts de ceux du Bureau. Ce refus est contraire aux principes fondamentaux de transparence et de liberté d’expression qui doivent prévaloir au sein d’une association, a fortiori reconnue d’utilité publique.

4- Des statuts votés en assemblée non encore approuvés par le Ministère de l'Intérieur

L’assemblée générale extraordinaire du 12 février 2018 a voté une modification des statuts et confié à deux administrateurs le soin d’en assurer la transmission au Ministère de l'Intérieur. À ce jour, ces nouveaux statuts n’ont toujours pas été approuvés officiellement. Il semblerait que le Ministère – ou le Conseil d’État – ait soulevé un certain nombre de questions auxquelles il n'aurait pas été répondu. Pour rappel, le Conseil d’administration a d’ailleurs écrit, en décembre 2025 : "L’association est régie par des statuts dont la dernière version date de 2013".

Le vote de 2018 n’a donc pas été respecté.

 

B) Vote du 15 novembre 2025.

1- Organisation et vote illégitimes.

Le vote du 15 novembre 2025 a été organisé par un Bureau non élu par l’assemblée générale. Deux personnes sans mandat d’administrateur ont pris part au vote. Enfin, le secrétaire du Bureau, organisateur du vote, n’est pas membre du Conseil d’administration.

2- Absence de présentation d’axes de développements.

Le vote a eu lieu sans présentation, par le candidat choisi, de ses axes de développement. Cette présentation préalable est la garantie indispensable pour comprendre la vision à 6 ans du candidat et apprécier sa conformité avec le projet pédagogique de l’École alsacienne. Pour cette raison, elle est systématiquement demandée par le Conseil d’administration depuis 2001. Suite aux inquiétudes exprimées, le candidat retenu a envoyé un texte trois semaines après sa désignation.

3- Risque déontologique.

Deux administrateurs de l'État ont adopté des comportements différents lors du vote : Rachid AZZOUZ, inspecteur général de l'Éducation nationale, n’a pas participé au vote pour raisons déontologiques. À l’inverse, Julien MARION, préfet, a pris part au vote. Cette divergence de pratique appelle une clarification.

4- Un processus de recrutement qui interpelle.

La procédure de sélection, présentée comme “transparente, publique et adoptée à l’unanimité” par le président du Conseil d’administration, ne l’est pas. Seuls les «grands principes" de ce processus ont été votés par les membres du Conseil d’administration. En revanche, les modalités précises qui ont conduit à un vote trop rapide ont été décidées sans concertation par un Bureau non élu.

D’autre part, le sérieux de ce recrutement nous interpelle : un cabinet de recrutement généraliste (Michael Page) et un vote sur la base d’un CV, d’une lettre de motivation et de deux entretiens.

5- Une communication de nomination hors tout cadre officiel.

Le résultat du vote a donné lieu à un communiqué selon lequel le Conseil d’administration aurait élu M. L'HÔTELLIER. Or, en l’absence de la direction, une réunion du Conseil d’administration n’est pas statutaire. Aucun procès-verbal n’atteste de cette décision.

6- Une rupture avec les valeurs humanistes de l’École.

La rupture avec l’équipe de direction actuelle fragilise la continuité du projet pédagogique et éducatif de l’École alsacienne. Le risque de départ de l’ensemble de l’équipe actuelle est-il pris en compte ? Comment peut-on accepter une telle brutalité au cœur du projet humaniste de l'École alsacienne avec un licenciement oral de Brice Parent et un communiqué envoyé un samedi à tous ses collègues de travail ?

Enfin, les statuts de l'association prévoient que seul Pierre de Panafieu peut nommer M. L'Hôtellier au poste de directeur du Grand collège. En l'état, compte tenu des interrogations et manquements constatés, il est impossible qu'il procède à cette nomination.

Pour toutes ces raisons, le processus de recrutement n’est pas conforme.

C’est pourquoi nous contestons, avec des avocats spécialisés, la décision du Conseil d’administration.

Face à cette situation exceptionnelle pour l'École alsacienne, il est indispensable de réunir l'assemblée générale qui est seule souveraine afin de définir la solution la plus appropriée pour sortir de la crise actuelle.

Si vous partagez nos inquiétudes et notre action, nous vous invitons à rejoindre notre association en nous contactant par mail : adgppea@gmail.com »

31- Quand les membres de l’AEA rencontrent-ils Nicolas L’Hotellier ?

8 janvier 2026 — Réunion d’information AEA / Nicolas L’Hotellier

 

Une réunion est organisée avec Nicolas L’Hotellier et les adhérents de l’AEA. Les lectures de cette réunion divergent ensuite : le Bureau évoque des échanges utiles et un accueil positif ; des opposants décrivent une réunion très insatisfaisante, avec absence de réponses ou climat de défiance.

30- Quand est paru le troisième article de presse ?

8 janvier 2026 — Article de Libération

 

«J’ai peur qu’on se rapproche d’un modèle à la Stanislas» : une crise de succession frappe l’Alsacienne, l’école privée parisienne

"Le choix du futur directeur de cet établissement privé sous contrat prisé des élites parisiennes fait exploser les équilibres internes et transforme une succession feutrée en affrontement ouvert."

29- Que révèle la lettre du CSE sur le climat interne de l’École ?

7 janvier 2026 — Lettre du CSE

 

EN SYNTHÈSE : Les élus du CSE écrivent au président du CA et à Pierre de Panafieu pour faire état des troubles et divisions au sein de l’école.

 

IN EXTENSO

« Paris, le 7 janvier 2026,

 

Monsieur le Président du Conseil d’Administration, Monsieur le Directeur de l’École alsacienne,

Depuis le 15 novembre 2025 et l’annonce du choix d’un nouveau directeur pour l’École alsacienne, notre établissement et avec lui les personnels sont plongés dans une profonde crise. Malgré les échanges que le CSE a proposés et organisés, que ce soit entre les personnels et le Conseil d’Administration, entre les personnels et la Direction, et entre les personnels en heure syndicale, le refus du directeur de reconnaître la décision de son employeur et ainsi d’assurer une transition sereine ne nous apparaît pas comme conforme aux valeurs de l'École et à la Charte du dialogue social.

En tant qu’élus du CSE / CHSCT, notre rôle est de protéger le bien-être de tous les personnels en préservant une ambiance de confiance et de saine coopération. Celle-ci a été fortement mise à mal, au point d’altérer le fonctionnement quotidien de notre établissement et la santé mentale de nombreux personnels. Nous avons constaté les faits suivants :

  • Le retour suggérant une inégalité de traitement des candidats, relayé à plusieurs reprises par la direction et son équipe, a été démenti par les représentants du conseil d’administration.
  • La circulation d’une première pétition adressée aux personnels et aux professeurs, et rendue possible par la direction en engageant les moyens de l'École. L’existence même de cette pétition et de pressions exercées pour la signer ont créé de facto deux camps et alimenté un climat délétère au sein de l'École.
  • La diffusion d’une seconde pétition, portée entre autres par quelques membres du personnel de l'École alsacienne, à destination de tout un chacun, y compris sans lien avec l’établissement, suivies des mêmes injonctions exercées par des personnels, au mépris de toute déontologie ou devoir de réserve.
  • La diffamation d’élus du CSE, du délégué syndical, mais aussi les pressions récurrentes, s’apparentant à du harcèlement, exercées sur des élus protégés par leur mandat.
  • Des courriers et la tenue de réunions de délégués-élèves impliquant de fait nos élèves, sous couvert de les rassurer, dans une crise dont nous avions l’obligation morale de les protéger.
  • La convocation d’une Assemblée Générale par le Directeur l’avant-veille des vacances de Noël au mépris des modalités de la Charte du dialogue social.
  • Les moyens engagés en termes d’heures de cours perdues, de réservation de locaux et de mobilisation, voire d’usure, des personnels (absences en lien avec la situation actuelle, collaboration rendue très difficile dans les équipes et entre les services, difficultés à exercer sereinement son métier, troubles psychosociaux, autant de dysfonctionnements qui ne manqueront pas de laisser des séquelles).
  • Les mesures insuffisantes prises par la Direction afin de mettre un terme à une crise profonde qu’elles ne font en réalité qu’aggraver.
  • Les manquements répétés de certains membres de l’équipe de direction à leur devoir de réserve en laissant propager des rumeurs.

 

Face à cette situation inédite, nous avons fait le choix d’alerter les syndicats ainsi que le rectorat de Paris, relativement à l’article R. 421-10 du code de l’éducation. Si une sortie de crise ne se profile pas très rapidement, nous serons contraints, en tant qu’élus, de saisir l’inspection du travail.

À ce jour, la seule issue envisageable est pour le directeur de reconnaître formellement le choix du Conseil d’Administration et du processus qu’il avait lui-même entériné lors de plusieurs réunions (en CSE comme en journées pédagogiques) ou d’en tirer toutes les conséquences s’il se refusait à le faire, se trouvant de facto en désaccord avec son employeur.

En outre, la création récente d’une “association pour la gouvernance et la défense du projet pédagogique de l’École alsacienne”, qui n’est pas une instance officielle et réglementaire, nous interpelle. L’existence de cette association, créée sans consultation interne, interroge donc les valeurs auxquelles nous sommes attachés : confiance et coopération. À ce jour, rien ne permet de penser que les valeurs de notre établissement ne soient pas défendues par le Conseil d’Administration qui en est le garant, et qui a rappelé entre autres son attachement indéfectible à l’inclusion, à l’ouverture sociale et aux frais d’écolage variables ; ni par le candidat élu qui s’y est engagé par sa lettre d’intention et lors de sa rencontre avec les élus du CSE, et qui a accepté de venir échanger avec les personnels ce vendredi 9 janvier pour les en assurer - autant de gages de la nécessaire confiance qui doit redevenir le ciment de notre communauté.

Veuillez agréer l’expression de nos sincères salutations.

 

Les élus du CSE »

28- Quels arguments Hélène Roques utilise-t-elle avec l’ADGPPE(A) pour décrédibiliser la fidélité du CA aux valeurs de l’’École ?

5 janvier 2026 — Mail de Hélène Roques aux signataires de la pétition

 

EN SYNTHÈSE : Mme Hélène Roques adresse un mail aux signataires de la pétition mise en ligne le 2 décembre 2025 et à certains membres de la communauté alsacienne. Elle y annonce aussi la création d’une nouvelle association intitulée « ADGPPEA » créée le 2 janvier 2026 « destinée à agir efficacement pour la défense de la gouvernance et du projet pédagogique de l’Ecole alsacienne ».

 

IN EXTENSO

« 5 JANVIER 2026

MAIL ADRESSÉ AUX SIGNATAIRES DE LA PÉTITION ET À CERTAINS MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ EA

 

Chers amis de l’École alsacienne,

Vous avez été nombreux à exprimer vos inquiétudes à la suite de la décision du Conseil d’administration du 15 novembre, notamment par la signature d’une pétition.

Dans une démarche à la fois attentive et constructive nous vous informons que nous avons créé, vendredi 2 janvier, une association destinée à agir efficacement pour la défense de la gouvernance et du projet pédagogique de l’École alsacienne.

Vous trouverez ci-dessous le texte qui précise les raisons de notre engagement.

Celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche pourront devenir membres de l’association en se signalant à l’adresse suivante : adgppea@gmail.com.

Nous prendrons alors contact avec vous afin de formaliser votre adhésion et de procéder au règlement de la cotisation annuelle de 10 euros.

Bien cordialement,

Hélène Roques

Présidente

 

TEXTE FONDATEUR DE l’ASSOCIATION ADGPPEA

Préserver l’esprit de l’École alsacienne : au-delà des procédures, une question de fidélité.

L’élection du 15 novembre à la direction de l’École alsacienne ne saurait être analysée  comme un simple épisode de gouvernance associative, ni réduite à une controverse technique portant sur la régularité formelle d’un scrutin. S’en tenir à ce seul registre serait manquer l’essentiel. Car ce qui est en jeu dépasse de loin la conformité de procédures : il s’agit de la fidélité de l’institution à ce qu’elle est, à ce qu’elle affirme être, et à ce qu’elle a historiquement vocation à demeurer.

L’École alsacienne n’est pas un établissement privé parmi d’autres. Elle se définit elle- même comme une école fondée sur un humanisme exigeant, sur la confiance accordée aux personnes, sur l’indépendance intellectuelle, sur le respect des libertés individuelles et sur un équilibre subtil entre autorité et collégialité. Ces principes ne relèvent ni du discours de circonstance ni du simple affichage

institutionnel : ils constituent le socle moral et pédagogique de l’École, tel qu’il est présenté aux familles, aux élèves, aux enseignants et à l’ensemble de la communauté éducative sur son site officiel, et tel qu’il s’est incarné dans son histoire et qu’il a été solennellement rappelé lors de la cérémonie des 150 ans dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne en juin 2024.

Or une gouvernance ne se juge pas uniquement à l’aune de sa légalité formelle, mais à sa capacité à faire vivre ces valeurs dans les actes. Lorsque des décisions majeures sont prises dans des conditions qui affaiblissent la délibération collective, brouillent la lisibilité des responsabilités, ou donnent le sentiment que la logique institutionnelle l’emporte sur l’esprit de l’institution, c’est la confiance même qui se trouve atteinte. Et avec elle, l’adhésion à un projet éducatif fondé sur la loyauté, la transparence et le respect des personnes.

Les critiques formulées à l’encontre du déroulement du vote et, plus largement, de la gouvernance récente de l’association ne procèdent donc ni d’un goût du formalisme ni d’un esprit de chicane. Elles s’inscrivent dans une exigence plus haute : celle de rappeler que les règles ne sont pas de simples contraintes juridiques, mais les garantes d’un esprit. Qu’elles n’ont de sens que si elles protègent une certaine conception de l’autorité, du dialogue et de la responsabilité. Et que leur contournement, même marginal en apparence, peut produire des effets profondément délétères lorsqu’il concerne le choix de celles et ceux qui sont appelés à incarner l’École.

En ce sens, les actions menées par le conseil d’administration ne peuvent être appréciées isolément. Elles doivent être interrogées à la lumière de leur cohérence avec les valeurs que l’École proclame et auxquelles elle a su, jusqu’ici, rester attachée. Défendre ces valeurs, aujourd’hui, ce n’est pas s’opposer par principe ; c’est refuser que l’École alsacienne devienne une institution comme une autre, gouvernée prioritairement par des logiques de pouvoir, au détriment de l’esprit de confiance, d’indépendance et de responsabilité partagée qui a fait sa singularité ».

27- Qui sont les personnes qui composaient le CA de l'AEA fin 2025 ?

26- Quand est paru le deuxième article de presse ?

23 décembre 2025 — Article dans L’Opinion

 

À l’Ecole alsacienne, une tempête révélatrice d’un profond malaise - par Marie-Amélie Lombard-Latune

La succession du directeur, Pierre de Panafieu, provoque de fortes

tensions dans un établissement aux habitudes plus feutrées.

25- Quand la rencontre avec Nicolas L’Hotellier a-t-elle été organisée avec les membres de l’AEA ?

19 décembre - Rencontre entre des membres de l’AEA et Nicolas L’Hotellier

Alain-Grangé Cabane invite les membres adhérents de l’AEA à venir rencontrer Nicolas L’Hotellier.

 

« Chères et chers adhérent(e)s de l'Association Ecole Alsacienne,

Comme vous le savez, le départ annoncé par Pierre de Panafieu de ses fonctions de Directeur de notre chère Ecole, a conduit votre Conseil d'Administration à nommer Nicolas L'Hotellier en tant que futur Directeur (au plus tard le 1er septembre 2027).

Nicolas L'Hotellier exerce actuellement et jusqu'à la fin de l'année scolaire 2026, les fonctions de Proviseur du Lycée français à Sydney (Australie) ; il en résulte que les décalages de temps et d'espace rendent les communications moins aisées.

Nicolas L'Hotellier ayant fait savoir qu'il serait à Paris pendant les premiers jours de janvier 2026, il a paru expédient à notre Conseil d'Administration d'organiser une rencontre entre lui et les adhérents de l'Association Ecole Alsacienne (dont vous faites partie) – afin pour lui de se présenter à vous, et pour vous de lui poser toutes questions.

Ce sera aussi l'occasion pour votre Conseil d'Administration de vous fournir toutes informations utiles. Cette réunion d'information et d'échanges sera ouverte à tous les adhérents membres qui figurent sur les listes de l'Association Ecole Alsacienne arrêtées à la date d'envoi de la présente invitation.

Nous nous retrouverons : Jeudi 8 janvier 2026 A 18 h 30, A l'Association du quartier N-D des Champs

92 bis Bd du Montparnasse 75014 – Paris. (Attention : lieu inhabituel)

Une pièce d'identité vous sera demandée pour accéder au lieu de réunion.

Dans l'attente du plaisir de vous retrouver en ce début de nouvelle année, je vous prie de croire, Chères et chers adhérent(e)s, aux assurances de mes tout meilleurs sentiments.

Alain GRANGÉ-CABANE, Président »   

24- L’APEEA a-t-elle apporté son soutien à l’opposition à l’élection de Nicolas L’Hotellier ?

19 décembre 2025 — Message de l’APEEA aux parents

 

IN EXTENSO

 « Chers parents,

Beaucoup d’entre vous nous sollicitent par mail, par l’intermédiaire des délégués ou au cours des nombreuses rencontres que nous organisons. Vos questions ont été transmises au Conseil d’administration et à la direction de l’École. A ce stade, nous ne sommes pas en mesure de répondre à toutes vos interrogations mais les parties nous ont assuré de leur engagement au travail avec comme objectif commun le souci des élèves.

L’apeea salue la médiation annoncée : elle va dans le sens d’un dialogue constructif entre
le Conseil d’administration et la direction. D’autre part, nous proposerons aux parents une rencontre avec Nicolas L’Hotellier début janvier. La date exacte et les modalités vous seront communiquées ultérieurement. 

Enfin, l’apeea ne soutient pas la pétition qui circule. Elle ne contribue pas à la sérénité du climat scolaire et soulève des questions juridiques et éthiques, notamment celle de la sollicitation des élèves mineurs.

Nous vous souhaitons, à toutes et à tous, d’excellentes fêtes de fin d’année.

Le comité de l’APEEA | contact@apeea.net »

23- Quand le Bureau du CA évoque-t-il des démarches de déstabilisation de l’École ?

19 décembre 2025 — Communiqué du Bureau de l’AEA

 

EN SYNTHÈSE : Le Bureau de l’AEA s’adresse à toute la communauté alsacienne pour dresser un état de la situation et appeler à l’apaisement dans le respect des valeurs de l’École.

 

DOCUMENT IN EXTENSO

22- Quand la médiation apparaît-elle comme une voie possible d’apaisement ?

18 décembre 2025 - Lettre de Pierre de Panafieu aux parents

 

EN SYNTHÈSE : Pierre de Panafieu informe les parents de l’engagement d’une médiation pour résoudre la situation et assure du bon fonctionnement de l’École. 

 

IN EXTENSO

« Chers parents, 

A la suite de l’assemblée générale du personnel et des professeurs qui s’est tenue le 18 décembre, il m’a semblé important de vous apporter quelques éléments d’information sur la situation actuelle de l’Ecole alsacienne. 

Réuni le 16 décembre, le Conseil d’administration de l’Ecole a décidé l’engagement d’une médiation, afin de travailler à une résolution de la situation que traverse l’établissement. 

J’ai donné mon accord pour entrer dans ce processus, qui va s’ouvrir dans les prochains jours, dans un cadre strictement confidentiel. 

Cette médiation a pour objet de permettre un échange approfondi et institutionnel entre les parties concernées. Conformément à ses règles, elle ne donnera pas lieu à des communications publiques sur son contenu. Elle ne constitue pas en elle-même un gage de résultat, mais elle marque une volonté commune de recherche de solution. 

Dans ce contexte, je tiens à vous assurer que le fonctionnement de l’Ecole se poursuit normalement. Les équipes pédagogiques et éducatives demeurent pleinement mobilisées au service des élèves. 

Je reste pour ma part pleinement engagé au service de l’Ecole, de ses élèves et de ses équipes. Mon actions s’inscrit dans le respect des institutions, des personnes et des procédures qui fondent notre établissement, avec pour priorité constante le bien-être et la réussite des élèves. 

Je vous remercie de votre confiance et de votre attachement à l’Ecole alsacienne, et vous adresse, à l’approche des vacances, mes vœux les plus sincères. 

Avec mes sentiments dévoués, 

Pierre de Panafieu ». 

21- Le CA a-t-il confirmé vouloir pérenniser les fondamentaux de l’École ?

16 décembre 2025 — Communiqué du CA sur les fondamentaux

 

EN SYNTHÈSE : Le CA adopte une résolution rappelant les orientations fondamentales de l’École : ouverture sociale, école inclusive, éducation artistique, frais de scolarité variables, mécénat. Le CA indique qu’il n’acceptera pas la remise en cause de ces fondamentaux et appelle à l’apaisement.

 

IN EXTENSO

« Résolution adoptée le 16 décembre 2025

Réuni le mardi 16 décembre 2025, le Conseil d'Administration de l'Ecole alsacienne, soucieux
d'apaisement et de sérénité 

  • entend les questions qui peuvent résulter de la nomination de Nicolas L'Hotellier comme Directeur de l'établissement au plus tard à la rentrée de septembre 2027 ; 
  • rappelle qu'il appartient au Conseil d'Administration et par délégation à son Bureau de garantir les valeurs et la spécificité de l'Ecole alsacienne ; 
  • confirme, s'il en était besoin, la pérennité des orientations fondamentales qu'il a initiées ou approuvées, notamment pour ce qui concerne l'ouverture sociale, l'école inclusive, l'éducation artistique, les frais de scolarité variables, l'appui du mécénat...
  • n'acceptera donc en aucune manière que soient remis en cause ces "fondamentaux" qui caractérisent l'Ecole alsacienne ».

20- Le CA a-t-il confirmé par un vote la proposition de médiation faite à Pierre de Panafieu ?

16 décembre 2025 — Médiation confirmée par le CA

 

L’ordonnance prud’homale indique que la médiation proposée le 9 décembre est confirmée par un vote du CA le 16 décembre. 

19- Les signataires de la pétition du 2 décembre avaient-ils statutairement le pouvoir de demander la tenue d'une AG extraordinaire ?

15 décembre 2025 - Communication sur la pétition du 2/12/25

 

A la suite du lancement de la pétition le 2 décembre 2025, les résultats ont été publiés. 

« Chers amis de l’école alsacienne,

En quelques jours à peine, près de 1 500 personnes ont manifesté leur émotion en signant notre pétition. Il nous paraît légitime de tirer un premier bilan de cette mobilisation sans précédent dans l’histoire de l’école et de vous le présenter.

Voici les données recueillies au 15 décembre 2025. Les textes ont été rendus anonymes.

Merci à tous pour votre soutien,

Cordialement,

Le collectif

 

Je demande la tenue d’une assemblée générale extraordinaire : oui à 98,6% sur 1523 réponses. 

 

Catégories Nombres

Personnel ou enseignant à l’Ecole 53

Elève 201

Parent d’élève(s ) 491

Ancien Elève 633

Parent d’ancien(s) élève(s) 265

Ancien personnel ou enseignant à l’Ecole 24

Membres de l’Association de l’Ecole Alsacienne 48

Autres 76

 

certains sont dans plusieurs catégories

 

La suite ici : https://drive.google.com/file/d/1p50P0GcUiaUqEhp6ieZ3X5L__d_cmIHY/view

18- Qui représente Olivier Albessard lorsqu’il s’adresse aux membres de l’AEA ?

12 décembre 2025 - Courrier d’Olivier Albessard

EN SYNTHÈSE : membre de l’AEA, Olivier Albessard s’adresse aux autres membres pour expliquer les raisons de la contestation.

 

« Chers membres de l’association École alsacienne,

Depuis la décision prise par le conseil d’administration le 15 novembre 2025, concernant la succession de Pierre de Panafieu, notre École traverse une situation difficile. D’emblée, des parents d’élèves, des anciens élèves, des parents d’anciens élèves, des professeurs et des membres du personnel ont exprimé leurs interrogations sur le processus qui a conduit au choix du futur directeur de l’École alsacienne. C’est pourquoi, pour disposer d’un cadre et recueillir ce besoin d’expressions, un collectif s’est spontanément constitué le 1er décembre, autour de personnes sincèrement préoccupées, que je représente ici.

Voici les points qui ont suscité et suscitent encore aujourd’hui de l’incompréhension :

1 – L’impression d’une procédure expéditive.

Le recrutement mis en œuvre s’est résumé à la présélection d’un panel uniforme de candidats par un cabinet généraliste suivie de deux entretiens collectifs d’une heure (une heure avec les sept personnes du Bureau, une heure devant les vingt membres du Conseil d’administration) et une heure de débat. Pourquoi une procédure aussi expéditive pour une décision aussi fondamentale engageant l’avenir de l’établissement ? Le conseil d’administration du 9 avril a validé des principes généraux (appel à candidatures, aide d’un cabinet externe, calendrier approximatif, etc.), en aucun cas une procédure aussi légère.

2 – L’absence de projet.

Contrairement aux règles et usages en vigueur à l’École, le candidat retenu n’a présenté aucun axe de développement pour l’avenir de notre institution lors de la réunion du Conseil d’administration du 15 novembre. Ce n’est que dix jours après le vote que le président du Conseil d’administration a demandé au candidat sélectionné un document précisant sa vision. Le processus est faussé : les administrateurs se sont décidés sur une personnalité, non sur un projet.

Pourtant, l’année dernière, les élèves, les professeurs et les parents ont longuement débattu de la mise à jour des valeurs et du projet pédagogique de l’École alsacienne au cours de formidables débats et conférences dont l’aboutissement fut la célébration des 150 ans de l’École à la Sorbonne.

3 – Un risque de rupture.

Le processus annoncé implique, en plus du départ de Pierre de Panafieu, celui de Brice Parent, directeur du Grand Collège, acteur majeur du développement de l’École. D’autres membres de la direction s’en iront-ils ? Comment garantir la continuité du projet pédagogique pour la rentrée de septembre 2026 dans ces conditions ? Comment assurer le bon accompagnement des élèves et leur orientation dans un tel contexte ? Ce choix de rupture est d’autant plus incompréhensible que toutes les décisions et orientations de l’actuelle direction ont été systématiquement votées à la quasi-unanimité du Conseil d’administration depuis plus de vingt ans.

4 – Une situation de tensions qui doit cesser.

Les communiqués successifs du Conseil d’administration, perçus comme abrupts et comminatoires et l’absence de perspectives claires alimentent un sentiment d’inquiétude bien compréhensible. En particulier, l’annonce aux personnels et enseignants, par communiqué du 15 novembre, de la nomination d’un nouveau directeur adjoint, qui emporte l’éviction de Brice Parent sans aucune considération à son égard, quand bien même elle serait régulière, apparaît pour le moins inappropriée.

Mille cinq cents personnes ont, à date, signé notre pétition et exprimé leurs inquiétudes à travers des messages de soutien sans équivoque. Elles ont parlé de l’École alsacienne comme d’un bien commun, centré sur un projet éducatif humaniste qui guide nos enfants dans une époque déroutante. Quelle école n’a cessé d’améliorer sa performance académique tout en assurant sa perpétuelle transformation ? Pourquoi risquer de perdre tout cela ?

L’Association dont nous sommes membres a été créée en 1972, près d’un siècle après l’École alsacienne, pour assurer sa pérennité et perpétuer son esprit. Les statuts, dont vous avez voté la modification en 2018, sont les garants d’un équilibre entre le Conseil d’administration et la

Direction. Cet équilibre est rompu. Il nous appartient, de façon éclairée, de retrouver de la sérénité. À en croire la presse, Pierre de Panafieu a proposé au Conseil d’administration de décaler son départ à la retraite le temps nécessaire : l’École alsacienne dispose donc de temps pour construire son avenir.

Voici les éléments factuels qui motivent nos préoccupations et justifient notre démarche. Dans un souci de partage d’informations et de poursuite du dialogue, nous invitons les membres de l’association qui souhaitent nous faire part de leurs observations à nous écrire à l’adresse suivante : agalsacienne@gmail.com .

Olivier Albessard, représentant du Collectif Alsacienne du 1er décembre 2025.

Les résultats à date de la pétition sont accessibles à l’adresse suivante : »

https://forms.gle/3wunBPgaH6kHKBCZ7

17- Une médiation a-t-elle été proposée à Pierre de Panafieu ?

9 décembre 2025 — Proposition de médiation

 

Alain Grangé-Cabane propose à Pierre de Panafieu d’engager un processus de médiation. L’ordonnance prud’homale indique que Pierre de Panafieu a accepté. 

16- Quel argument Pierre de Panafieu a-t-il opposé au rappel à l’ordre de l’AEA ?

8 décembre 2025 — Pierre de Panafieu conteste le rappel à l’ordre

 

Selon l’ordonnance prud’homale, Pierre de Panafieu répond au rappel à l’ordre par une lettre du 8 décembre, opposant qu’il ne faisait qu’exercer sa liberté d’expression dans un cadre restreint. 

15- La direction a-t-elle été alertée sur l’invitation à signer une pétition faite à des élèves ?

8 décembre 2025 — Message de Brice Parent aux parents

 

EN SYNTHÈSE : Brice Parent adresse un message aux parents du collège-lycée sur la “situation actuelle et sérénité des élèves”. Il assure que la priorité reste l’accueil, la sécurité et la sérénité des enfants, et rappelle qu’il ne serait pas acceptable que les élèves soient exposés à des prises de position ou sollicités pour signer une pétition.

 

IN EXTENSO

« LE 8 DÉCEMBRE

MESSAGE ADRESSÉ AUX PARENTS D’ÉLÈVES

Objet : Situation actuelle et sérénité des élèves

À l'attention des parents des élèves du collège-lycée

Madame, Monsieur, chers parents,

Depuis l’annonce faite par le conseil d’administration au sujet de la nomination du prochain directeur, l’École alsacienne traverse une période de tension qui a pu susciter questions et inquiétudes. Certains échanges, au sein de la communauté éducative, ont parfois été vifs.

Je tiens à vous assurer que notre priorité absolue demeure l’accueil, la sécurité et la sérénité de vos enfants. Toutes les équipes restent engagées pour garantir la continuité des enseignements et préserver un climat scolaire apaisé, indispensable aux apprentissages.

Dans ce contexte particulier, j’ai rappelé aux personnels l’importance de la mesure, du respect mutuel et d’une indispensable retenue. Il ne serait évidemment pas acceptable que des élèves soient exposés à des prises de position ou sollicités pour signer une pétition, quelle qu’elle soit. L’École alsacienne doit rester un lieu neutre, protecteur et tourné vers leur épanouissement.

Je reste très attentif au bien-être des élèves : les équipes pédagogiques, éducatives, les CPE et moi-même restons disponibles pour répondre à leurs interrogations et veiller à ce qu’ils puissent continuer leur scolarité dans les meilleures conditions.

Nous allons organiser des réunions avec les élèves délégués des différents niveaux. Par ailleurs, nous envisageons de consacrer un comité quadripartite spécial à cette situation.

Depuis dix-huit ans, je consacre toute mon énergie à accompagner chaque élève, quel que soit son profil, et à porter avec les équipes le projet humaniste de l’École alsacienne. Il va de soi que je ne prends pas part au débat actuel relatif à la gouvernance de l’établissement.

Je vous remercie pour votre confiance et vous souhaite une très bonne semaine.

Brice Parent

Directeur du collège-lycée  

14- Quand est paru le premier article de presse ?

7 décembre 2025 - Article dans Le Figaro

Publication du premier article de presse d’une série de parutions dans différents médias.

 

«On ne sait pas ce que va devenir l’École» : une guerre de succession plonge l’École alsacienne dans la crise - par Paul Sugy

ENQUÊTE - Le recrutement d’un futur directeur à la tête du prestigieux établissement parisien vire au cauchemar : alors qu’un candidat externe, Nicolas L’Hotellier, a été choisi, la direction actuelle s’oppose à sa nomination et les parents d’élèves se déchirent en deux camps.

13- Quels marqueurs essentiels de l’École nourrissent les pistes de réflexion de Nicolas l’Hotellier pour elle ?

6 décembre 2025 - Diffusion du CV et lettre d’intention de Nicolas L’Hotellier

 

EN SYNTHÈSE : des documents diffusés par le CA donnent une information sur Nicolas L’Hotellier (ci-dessous) et livrent ses pistes de réflexion pour le projet de l’École (document joint).

 

CV IN EXTENSO

Né à Bordeaux, M. L'Hotellier est un éducateur possédant une vaste expérience des contextes internationaux et multiculturels. Au cours d'une carrière de plus de 27 ans, il a exercé les fonctions de personnel de direction pendant 20 ans dans quatre établissements différents en France, aux États-Unis et en Australie. Depuis 2009, Nicolas a travaillé au sein de deux lycées français internationaux : d’abord aux États-Unis (Lycée Français de New York pendant 12 ans), et depuis 2021 en Australie (Lycée Condorcet de Sydney), où il occupe actuellement le poste de chef d’établissement.

EXPÉRIENCES

Postes de direction

Proviseur, Lycée Condorcet de Sydney 2021- présent

Actuellement chef d’établissement d’un lycée international accueillant 1307 élèves de 55 nationalités, encadrés par plus de 150 ETP dont 90 enseignants, assure la direction stratégique, pédagogique et opérationnelle d’un établissement dont le budget est de 35 millions de dollars australiens. A conduit à terme un projet immobilier majeur livré en 2022, comprenant une extension de plus de 3 000 m2, dans le respect du budget et du calendrier, malgré un contexte difficile (pandémie, pénurie de ressources). A développé des partenariats solides avec deux présidents de conseil d’administration (Board of Trustees) successifs ainsi qu’avec les autorités locales (Association of Independent Schools NSW, NSW Department of Education, AEFE, Ambassade et Consulat Général de France à Sydney). Au cours de cette période, les effectifs ont connu une croissance de plus de 21%. A restructuré le service d’orientation et relancé les filières internationales (BFI et IB), augmentant la participation des élèves à ces parcours de 30-35% à 65-70% par cohorte, assurant ainsi la pérennité de l’IB (Diploma Program) et l’expansion du BFI. A finalisé en 2024 la refonte du plan stratégique qui va comprendre un nouveau projet immobilier de 22 millions dollars australiens désormais lancé et destiné à accompagner la croissance des effectifs et améliorer les conditions d’enseignement et de travail des personnels.

Directeur général adjoint (Associate Head), Lycée Français de New York 2019-2021

En plus des responsabilités listées ci-dessous et exercées en tant que Proviseur-adjoint, a dirigé la restructuration de l’école secondaire en deux divisions distinctes. En conséquence, a supervisé deux nouveaux directeurs (collège et lycée), siégé au conseil d’administration ainsi qu’aux comités des finances et des aides financières. A assuré l’encadrement de la directrice du centre culturel ainsi que la directrice des activités périscolaires, en complément des autres fonctions de supervision exercées dans l’établissement. A supervisé la transition des deux divisions pendant la pandémie de COVID, tout en maintenant des effectifs stables et un faible taux de rotation du personnel.

Proviseur-adjoint, Lycée Français de New York 2009-2019

A exercé les fonctions de directeur du secondaire, assurant la gestion d’une division de plus de 670 élèves issus de plus de 50 nationalités. À ce poste, a supervisé la conception et la mise en œuvre des programmes pour les classes de 6e à la terminale, tout en dirigeant une équipe pédagogique de plus de 75 enseignants. A également encadré une équipe de cinq membres du personnel administratif, sept responsables de départements disciplinaires, ainsi que les directeurs des sports et de l’accompagnement académique. A pris une part active dans les actions de recrutement des élèves et de levée de fonds. En tant que membre de l’équipe de direction exécutive, a contribué à l’élaboration et à la mise en œuvre d’initiatives stratégiques d’envergure, telles que la refonte du modèle de rémunération du corps enseignant. Dans ce cadre, a conçu et mis en place une nouvelle organisation des emplois du temps permettant de soutenir une pédagogie centrée sur l’élève. A également assuré sur toute cette période la responsabilité de l’organisation des épreuves du Baccalauréat au sein du plus grand centre d’examen des États-Unis.

Proviseur-adjoint, Lycée Européen, Villers-Cotterêts, France 2007-2009

Supervision d'une équipe pédagogique de plus de 65 personnes. Gestion d'un lycée avec internat accueillant 650 élèves (dont 250 internes). Résidence sur site, participation active à la vie scolaire, encadrement des activités en internat.

Principal-adjoint, Collège Pablo Neruda, Pierrefitte-sur-Seine, France 2004-2007

Encadrement d'une équipe pédagogique de 50 enseignants. Résidence sur site et gestion d’un collège de plus de 500 élèves, situé dans un district scolaire situé en Zone de prévention violence.

Professeur de mathématiques

Collège Gabriel Péri, Aubervilliers, France 1998-2004

Enseignement des mathématiques à tous les niveaux du collège en ZEP. Participation active aux activités périscolaires. Membre du conseil d’établissement pendant plusieurs années. Conception et mise en œuvre d’un programme innovant d’enseignement des mathématiques destiné aux élèves allophones. Animation pendant plus de quatre ans d’un groupe de travail collaboratif d’enseignants au sein du rectorat de Créteil visant à développer et améliorer les méthodes pédagogiques adaptées à ce public, aboutissant à la publication d’un ouvrage sur le sujet. Organisation régulière de sessions de formation continue pour former des enseignants aux stratégies d’enseignement inclusives en mathématiques.

Collège Lucien Herr, Lycée Jean-Jacques Henner, Altkirch, France 1997-1998

Formation initiale de professeur.

Formateur

Correcteur au CNED (Préparation du concours des personnels de direction), 2008-2009

Animateur du groupe académique sur l’enseignement des mathématiques à des élèves non francophones, collaboration avec le CEFISEM (CASNAV) de l’Académie de Créteil, 2004-2008

Formateur sur l’enseignement des mathématiques en classe d’accueil Académie de Créteil, 2005-2008

EDUCATION

Master Management et ingénierie économique-Spécialité marketing et production de services-Parcours direction des établissements d’enseignement publics. ESEN, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, 2008

Concours des personnels de direction, 2004

Formation Européenne et Bilingue (anglais) à l’IUFM de Strasbourg, 1997-1998

CAPES externe de mathématiques, 1997

Magistère de mathématiques-2nde année (maîtrise), University of Warwick, Angleterre /

Université Louis Pasteur-Strasbourg, 1995-1996

CERTIFICATIONS

Harvard Graduate School of Education, Certificates in Advanced 2020 Education

Leadership (CAEL), 2021

Administrator 1 IB Diploma Program, CAWS/IB Global Center, 2018

Harvard Graduate School of Education-The Principals’ Center, 2014 Program in

Professional Education on the Future of Independent Schools

Concours des personnels de direction, 2004

Certification pour l’enseignement des mathématiques en anglais, IUFM

Université Louis Pasteur, Strasbourg, 1998

CAPES de Mathématiques, 1997

PUBLICATIONS ET RAPPORTS

Co-auteur du Rapport d’Atelier Territorial, « La prise en compte des besoins de formation des personnels TOS » dans le cadre de l’atelier territorial, Académie de Créteil, 2005

Co-auteur du Livre « Enseigner les mathématiques à des élèves non francophones. Des outils Français-Maths/CD », Champigny-sur-Marne, SCEREN-CRDP de l’Académie de Créteil, 2005

DIVERS

Chevalier des Palmes académiques 2018

Membre du bureau et Vice-trésorier de l’AEFA-AFSA (Association des écoles françaises en Amérique du nord), 2013-2018

Langues parlées

• Anglais C2

• Allemand A1

• Serbo-croate A2»

 

DOCUMENT IN EXTENSO

12- Sur quelles conséquences de la démarche d’opposition, le Président du CA alerte-t-il dès le 4 décembre les membres de l’AEA ?

4 décembre 2025 — Courrier d’Alain Grangé-Cabane aux adhérents de l’AEA

 

EN SYNTHÈSE : Le président de l’AEA écrit aux adhérents pour alerter sur une démarche visant, selon lui, à révoquer les membres du CA lors d’une AGE afin d’obtenir ensuite l’annulation de l’élection du successeur de Pierre de Panafieu. Le courrier défend la régularité de la procédure, le caractère ouvert du recrutement et le choix de Nicolas L’Hotellier.

 

EXTRAIT

« Chers adhérents,

Certains parmi vous nous ont fait part d'appels reçus de personnes appartenant à la communauté de l'École alsacienne et souhaitant engager une "réflexion" sur une réforme de la gouvernance de notre Association. Je souhaite vous alerter sur les objectifs véritables de cette démarche qui s'inscrit dans une apparente volonté de révoquer les membres actuels du Conseil d’administration lors d’une prochaine Assemblée générale extraordinaire, afin d'obtenir ensuite, de la part d'un nouveau Conseil d’administration fraîchement élu, l'annulation de l'élection du successeur de Pierre de Panafieu. Ce dernier avait, en effet, il y a plusieurs mois, informé le Conseil d'administration de son souhait de prendre sa retraite en juin 2027 et demandé la mise en place d’un processus de sélection pour élire, conformément à nos règles, son successeur. Son mandat a donc été, à sa demande, renouvelé au printemps dernier pour une durée de deux ans. D'un commun accord entre le Conseil d'administration et la Direction, et avec l’aide d’un cabinet de conseil spécialisé, la procédure de recrutement a été ouverte aux candidatures extérieures. Près de 300 demandes et CV externes ont été reçus ainsi que, en interne, la candidature de Brice Parent. Au terme d’une procédure de nomination rigoureuse, transparente et parfaitement régulière, le Conseil d'administration a, le 15 novembre 2025, élu, à la majorité absolue de ses membres, en qualité de futur chef d'établissement, Nicolas L'Hotellier, actuel Proviseur du Lycée Condorcet de Sydney (Australie)."

 

DOCUMENT INTÉGRAL

11- Pierre de Panafieu a-t-il été rappelé à l'ordre ?

4 décembre 2025 — Rappel à l’ordre adressé à Pierre de Panafieu

L’ordonnance prud’homale indique que l’Association École alsacienne notifie à Pierre de Panafieu une lettre valant rappel à l’ordre, dans le contexte de ses réserves sur la désignation de son successeur. 

10- L’Association des Anciens Élèves a-t-elle communiqué suite à l’élection de Nicolas l’Hotellier ?

3 décembre 2025 — Communiqué de l’AAEEA (Association des Anciens Elèves de l'Ecole alsacienne)

EN SYNTHÈSE : l’AAEEA précise le profil du futur nouveau directeur, rappelle les conditions de la procédure de ce recrutement et se veut confiante sur sa mise en oeuvre.

 

IN EXTENSO

« La nomination de Nicolas L’Hotellier s’inscrit pleinement dans le respect de l’histoire de l’école ; son parcours, son expérience internationale et les valeurs qu’il défend rejoignent celles qui fondent l’esprit de l’Ecole alsacienne depuis plus d’un siècle. Contrairement à certaines rumeurs, rien n’indique une volonté de rompre avec nos valeurs ; au contraire, le futur Directeur a affirmé son intention de les préserver et de les faire vivre. La fluidité de la transition sera assurée par un tuilage, selon la procédure approuvée par le Conseil d’administration de l’EA du 9 avril 2025 ; Nicolas L’Hotellier assurera à compter de septembre 2026 la fonction de Directeur du Collège et du Lycée pendant un an auprès de la Direction, puis celle de Directeur de l'École l’année suivante. 

Afin d’apporter à chacun une information complète et transparente, nous joignons à cette communication le communiqué officiel du Conseil d’administration de l’Ecole alsacienne en date du 2 décembre 2025, qui détaille la procédure de sélection et les raisons de cette nomination. 

En tant que Conseil d’administration de l’Association des anciens élèves de l’Ecole alsacienne, nous souhaitons exprimer notre profonde gratitude envers Brice Parent, directeur du Collège et du Lycée (Grand Collège), AE 92, dont l’engagement au sein de l’Ecole alsacienne pendant 18 année a marqué durablement notre communauté. Son travail et celui de son équipe ont contribué à faire vivre nos valeurs communes avec constance et fidélité. 

Aujourd’hui s’ouvre une nouvelle étape. Comme toute transition, elle peut susciter des interrogations voire de l’appréhension. C’est pourquoi il est important de rappeler que l’avenir de l'École et la succession de Pierre de Panafieu, AE 77, ont été préparés de longue date, avec sérieux, dans le respect des statuts et d’un processus de sélection rigoureux, par la Direction et le Conseil d’administration de l’Ecole alsacienne. 

L’Ecole alsacienne a toujours su évoluer sans renier ses fondamentaux. Elle saura, une fois encore, conjuguer héritage et renouveau dans le respect de ses valeurs d’humanisme, d’ouverture et d’exigence. 

Le Conseil d’administration de l’AAEEA »

9- La pétition du 2 décembre contestait-elle le choix du futur directeur ou mettait-elle déjà en cause la gouvernance ?

2 décembre 2025 — Mise en ligne d’une pétition

 

EN SYNTHÈSE : À l’initiative d’un collectif, une pétition est mise en ligne et adressée par mail à certains membres de la communauté, puis diffusée par transfert au personnel, professeurs, élèves, parents d’élèves, anciens élèves et parents d’anciens élèves et relayée sur certains réseaux sociaux. 

 

extrait

« Chers amis de l’École alsacienne,

Comme vous, nous avons reçu avec effarement le communiqué du 1er décembre annonçant des changements radicaux et immédiats dans la direction de l’École alsacienne : le Conseil d’administration veut confier à M. Nicolas L’Hotellier, directeur du lycée français de Sydney, les fonctions de directeur du Grand collège en septembre 2026, puis de directeur de l’École alsacienne en septembre 2027. »

 

Le résultat de cette pétition a été mis en ligne le 15 décembre 2025

(à consulter plus bas)

 

DOCUMENT INTÉGRAL

8- La procédure de nomination du futur directeur a-t-elle réellement été élaborée conjointement par le Conseil d’administration et la Direction de l’École ?

2 décembre 2025 - Communiqué du Bureau du CA

 

EN SYNTHÈSE :  le Bureau du CA s’exprime sur la « Nomination de Nicolas L’Hotellier à la Direction de l’Ecole alsacienne » 

 

IN EXTENSO

 

« Conformément aux statuts de l’École alsacienne, le Conseil d’administration de l’École alsacienne, réuni le 15 novembre 2025, puis à nouveau le 27 novembre 2025, sous la présidence d’Alain Grangé-Cabane, a décidé à la majorité absolue de ses membres de désigner Nicolas L’Hotellier Directeur de l’École alsacienne, au plus tard pour la rentrée de septembre 2027, pour un mandat de six ans.

Actuellement proviseur du Lycée Condorcet à Sydney, en Australie, Nicolas L’Hotellier, âgé de 53 ans, bénéficie d’un parcours riche et exemplaire au service de l’éducation nationale, en France comme à l’étranger.

D'abord professeur de mathématiques, Nicolas L'Hotellier exerce ensuite les fonctions de Principal-adjoint à Pierrefitte-sur-Seine (2004-2007), puis de Proviseur-adjoint au Lycée européen de Villers-Cotterêts (2007-2009). Il rejoint alors le Lycée français de New-York, aux Etats-Unis, d'abord comme Proviseur-adjoint (2009-2019), puis en tant que Directeur général adjoint (Associate Head) de 2019 à 2021. Depuis 2021, il dirige le Lycée français de Sydney, où il conduit un projet éducatif reconnu pour son exigence, son ouverture et son dynamisme.

Les valeurs d’humanisme, d’inclusion et d’ouverture auxquelles Nicolas L’Hotellier s’est déclaré particulièrement attaché, et qui irriguent son action dans ses postes successifs, rejoignent celles que porte l’École alsacienne depuis sa création.

Cette nomination intervient après que, le 27 juin 2025, le Conseil d’administration de l’École alsacienne a renouvelé à l’unanimité le mandat de Pierre de Panafieu pour une durée limitée à deux ans, conformément à son souhait de ne pas demeurer en fonction au-delà de l’année scolaire 2026- 2027.

Ce choix constitue l’aboutissement d’une procédure de nomination rigoureuse et transparente, élaborée conjointement par le Conseil d’administration et la Direction de l’École. Cette procédure a été adoptée à l’unanimité lors du Conseil d’administration du 9 avril 2025.

Conformément à cette procédure et comme cela a été indiqué dans le communiqué adressé à la communauté de l’École le 28 avril 2025, la pré-sélection des candidats identifiés a été assurée par un Comité de pilotage composé des sept membres du Bureau du Conseil d’administration, s’appuyant sur l’expertise du cabinet de recrutement Michael Page. La procédure prévoit explicitement que le futur Directeur exerce pendant une année scolaire les fonctions de Directeur du collège et du lycée, afin d’assurer un tuilage complet auprès de la Direction et de garantir ainsi une transition apaisée à la tête de l’École. »

7- Les trois candidats finalistes ont-ils bénéficié des mêmes conditions d’audition ?

1er décembre - PV CSE

 

EN SYNTHÈSE : Le CSE du 1er décembre 2025 acte une crise ouverte autour de la nomination de M. L’Hotellier comme futur directeur. Le conseil d’administration défend une procédure régulière et un choix collectif, tandis que Pierre de Panafieu conteste la méthode et l’absence de clarification des orientations. Le personnel exprime incompréhension et inquiétude face à un choix perçu comme insuffisamment expliqué. En réponse, le CA s’engage à transmettre des éléments sur le futur directeur et à organiser une rencontre pour apaiser la situation.

 

extrait

Alain GRANGÉ-CABANE : « Je rappelle de prime abord un certain nombre d'éléments qui avaient fait l'objet d'une présentation devant ce comité : il y a eu un appel public à candidatures (internes et externes) Il y a eu recours à l'aide d'un cabinet de recrutement ; un tuilage d'un an avec l'actuel directeur était prévu si le candidat choisi venait de l'extérieur ; le directeur a choisi ne pas intervenir dans la procédure de recrutement. Près de 300 candidatures ont été identifiées. Un comité de sélection composé du bureau du

conseil d'administration s'est appuyé sur le cabinet de recrutement. Pour choisir ce cabinet, trois cabinets de recrutement ont été mis en compétition: chacun a rédigé une proposition de 10 à 15 pages écrites et chaque cabinet a été auditionné pendant 45 minutes. Le bureau du conseil d'administration a voté à l'unanimité pour le cabinet Michael Page. Environ quarante candidats ont été présélectionnés par le cabinet, qui en a ensuite auditionné vingt. Puis six candidats ont été sélectionnés et auditionnés par le bureau du

conseil d'administration. Enfin, les trois « finalistes » ont été auditionnés pendant une heure chacun par l'ensemble du conseil d’administration. L'heure d'audition de chacun des trois candidats s'est déroulée, à l'identique pour les trois, de la façon suivante : dix minutes de présentation du candidat, dix à quinze minutes de présentation des orientations du mandat, trente minutes de questions-réponses, cinq minutes pour le dernier mot donné au candidat (questions éventuelles des candidats s'ils en ont). L'audition des trois candidats a été suivie d'une réunion de délibération en conclave pendant environ cinquante minutes. Un vote à bulletins secrets (avec urne) a enfin eu lieu sous le contrôle de deux scrutateurs. M. L'Hotellier a emporté une large part des suffrages (au moins la majorité absolue).

 

DOCUMENT EXTRAIT

6- Le CA a-t-il confirmé qu’il avait eu l’information nécessaire pour effectuer son vote du 15 novembre ?

1er décembre 2025 - Communiqué de l’EA signé Alain-Grangé Cabane

 

EN SYNTHÈSE : suite aux réserves exprimées par Pierre de Panafieu sur les conditions de désignation de son successeur, le CA s’est réunit le 27 novembre pour se prononcer sur les conditions de son choix.

 

in extenso

« Le 15 novembre dernier, le Conseil d’administration de l'Ecole alsacienne a élu Nicolas L’Hotellier, actuellement Proviseur du Lycée français de Sydney, pour diriger l’École alsacienne à compter de la rentrée 2027. Il a également exprimé le souhait que le directeur en fonction, Pierre de Panafieu, nomme Nicolas L’Hotellier aux fonctions de directeur du grand collège dès la rentrée 2026, conformément à la procédure arrêtée lors de sa séance du 9 avril dernier et rendue publique par un communiqué du 28 avril. 

Après avoir entendu les observations du directeur sur les modalités de désignation de son successeur, le Conseil a, le 27 novembre, adopté une délibération confirmant qu'il avait disposé de toutes les informations nécessaires pour effectuer son choix. 

Pierre de Panafieu prend acte de ce vote.

Dans l’intérêt de l’École, le Conseil d'administration et le Directeur veilleront, comme ils l'ont toujours fait, à tout mettre en œuvre pour assurer la continuité du travail engagé et maintenir un climat serein pour les élèves, les professeurs, les personnels et les familles. »

5- Combien de voix sur les 19 exprimées ont obtenu chacun des 3 candidats ?

15 novembre 2025 — Communiqué du CA exceptionnel

 

EN SYNTHÈSE : un CA exceptionnel élit à la majorité absolue Nicolas L’Hotellier comme futur directeur de l’École alsacienne

 

Lors d’un vote qui s’est tenu le 15 novembre 2025 à l’issue de la procédure de sélection établie par le cabinet Michael Page et annoncée lors du CA du 9 avril 2025, les membres du Conseil d’administration ont été appelés à voter pour l’un des trois candidats “shortlistés” : Brice Parent (candidat interne, directeur adjoint et directeur du Grand Collège de l’École alsacienne), Nicolas L’Hotellier (proviseur du lycée français Condorcet de Sydney) et un troisième candidat extérieur. A l’issue du vote, Nicolas L’Hotellier a obtenu 14 voix, Brice Parent 3 voix, le troisième candidat 2 voix.

 

in extenso

«Le Président du Conseil  

Communiqué du CA du 15 novembre 2025

Alain Grangé-Cabane, Président de l'Ecole Alsacienne, a en cette qualité réuni un Conseil d'Administration exceptionnel dans le but de nommer le Directeur de l'établissement qui succèdera à Pierre de Panafieu à la rentrée de septembre 2027.

À la majorité absolue de ses membres, le Conseil a choisi Nicolas L'Hotellier, 53 ans, actuel Proviseur du Lycée Condorcet de Sydney (Australie).

D'abord professeur de mathématiques, Nicolas L'Hotellier exerce ensuite des fonctions de Principal-adjoint à Pierrefitte-sur-Seine (2004-2007), puis de Proviseur-adjoint au Lycée européen de Villers-Cotterêts (2007-2009).

Il rejoint alors le Lycée français de New-York, d'abord comme Proviseur-Adjoint (2009-2019), puis en tant que Directeur général adjoint (Associate Head of School) de 2019 à 2021 ; à cette date, il est nommé Proviseur du lycée français de Sydney.

Nicolas L'Hotellier rejoindra l'École Alsacienne à la rentrée 2026 ; le Conseil a prévu qu’il y sera d'abord nommé, auprès de Pierre de Panafieu, en qualité de Censeur-Directeur du Collège-Lycée, avant d'accéder, à la rentrée scolaire 2027, aux fonctions de Directeur.»

DOCUMENT

4_ Combien de candidatures ont été examinées puis présélectionnées en vue du choix final ?

1er octobre 2025 — CR DU CA

 

EN SYNTHÈSE : lors d’un CA, le processus de recrutement fait l’objet d’un point dédié intitulé « vie à l’école »

 

extrait

« La procédure de recrutement du successeur de Pierre de Panafieu a commencé. Tout se déroule comme nous l’avions annoncé. Un peu plus de 250 dossiers ont été examinés : 200 candidats ayant proposé leur candidature, et une cinquantaine ayant été approchés par le cabinet Michael Page, qui mène ce recrutement avec le bureau de ce Conseil. 

Parmi ces 250 dossiers, 6 candidatures ont été présélectionnées. Ces 6 candidats font l’objet d’un entretien d’une heure, qui ont lieu en ce moment. L’objectif étant de parvenir à un choix final de deux, ou au maximum trois candidats, qui auditionneront auprès du Conseil d’administration. La date de cette séance n’a pas encore été fixée, mais ce sera avant la fin de l’année. »

DOCUMENT EXTRAIT

3- Quand Pierre de Panafieu a-t-il annoncé son intention de partir à la retraite ?

26 juin 2025 — CR du CA

 

EN SYNTHÈSE : le mandat de M. Pierre de Panafieu arrivant à son terme en juin 2025, M. Pierre de Panafieu étant le seul candidat à sa propre succession, il présente son bilan et sa candidature. Il rappelle ce qui suit en synthèse. Le CA renouvelle le mandat de Pierre de Panafieu pour deux ans. 

 

  • M. Pierre de Panafieu précise qu’il n’effectuera pas un autre mandat complet de 6 ans et qu’il compte « ne faire que deux ans supplémentaires, à la fin desquels [il] partir[a] à la retraite ». 
  • Il a rappelé les axes de développement de l’Ecole qu’il avait soutenus 6 ans auparavant au moment de sa réélection lesquels sont (i) une Ecole du partage et de l’échange, (ii) la place faite aux arts, (iii) le développement d’un humanisme numérique, (iv) l’éco-responsabilité et (v) la communauté d’apprentissages (formation continue, entraide entre élèves).

A l’issue de ce bilan, des questions-réponses ont été posées par le conseil d’administration dont une spécifique à la succession de M. Pierre de Panafieu reproduite plus bas in extenso lequel a répondu notamment « Nous avons fait le choix de la transparence. Nous souhaitons appliquer la même règle que pour tous les recrutements de l’École : permettre la promotion interne, mais aussi être ouvert aux candidatures extérieures, c’est-à-dire n’exclure personne a priori. C’est la fonction du Conseil d’administration que de choisir le directeur et confirmer les adjoints dont il souhaite s’entourer. »

DOCUMENT EXTRAIT

2- Toutes les communautés de l’EA ont-elles été informées de la procédure de nomination du futur directeur ?

29 avril 2025 — Communiqué du CA

EN SYNTHÈSE:  le Conseil d’administration informe les communautés de l’EA de sa décision relative à la “nomination du futur Directeur de l’Ecole alsacienne

Conformément au vote repris dans le CR du CA de la même date, un communiqué rendu public et accessible à tous a annoncé la procédure par appel public à candidatures (internes à l'École ou externes) approuvée à l’unanimité de recrutement d’un nouveau directeur en prévision du départ à la retraite de Pierre de Panafieu. 

 

in extenso

« Pierre de Panafieu ayant fait connaître son intention, après le renouvellement de son mandat de Directeur de l'École alsacienne à intervenir en juin 2025, de ne pas demeurer en fonctions au-delà de l'année scolaire 2026-27, le Conseil d'Administration de notre établissement a approuvé à l'unanimité la procédure suivante pour la désignation de son successeur.

Ce choix du nouveau Directeur sera, conformément à nos statuts, de la responsabilité du Conseil d'Administration de l'École. Il résultera d'une pré-sélection établie à partir d'un appel public à candidatures (internes à l'École ou externes) – garantissant la transparence du processus et assurant la légitimité du futur Directeur.

La pré-sélection entre les candidats recensés sera préparée par un Comité de pilotage, composé des sept administrateurs qui forment le Bureau du Conseil ; celui-ci s'appuiera sur le professionnalisme d'un cabinet de recrutement.

Le futur Directeur sera désigné dans les premières semaines de 2026, afin de lui permettre, si nécessaire, d'exercer une année scolaire entière (2026-2027) en qualité de Directeur collège lycée auprès de Pierre de Panafieu. 

Alain GRANGÉ-CABANE Président de l'École alsacienne. »

1- Pierre de Panafieu souhaitait-il jouer un rôle dans le choix de son successeur ?

9 avril 2025 — CR du CA AEA

EN SYNTHÈSE : Le CA acte la procédure de « Choix du prochain Directeur de l’Ecole alsacienne »

Lors du Conseil d’administration du 9 avril 2025, la question de la succession de Pierre de Panafieu est officiellement abordée. Pierre de Panafieu souhaite voir son mandat renouvelé, mais indique ne pas vouloir accomplir un nouveau mandat complet de six ans. L’hypothèse retenue est celle d’un départ à l’issue de l’année scolaire 2026-2027.

Le président du CA, Alain Grangé-Cabane, présente alors la nécessité d’une procédure “incontestable et inattaquable”, fondée sur un appel public à candidatures, internes comme externes, avec l’appui d’un cabinet de recrutement et un comité de pilotage composé des sept membres du Bureau. Le communiqué du 29 avril 2025 confirme que le choix du futur directeur relève du CA, à partir d’une présélection issue d’un appel public à candidatures, avec désignation prévue dans les premières semaines de 2026.

 

  • le CA a préparé « depuis près d’un an » la succession de M. Pierre de Panafieu en souhaitant une procédure « incontestable et inattaquable », procédure devant « être à la fois efficace, équitable et transparente ».
  • Le choix d’un appel public à candidature a été approuvé lequel « n’empêch[ant] pas la nomination d’un candidat issu de l’Ecole », tant par le conseil d’administration que par M. Pierre de Panafieu. 
  • Une année de tuilage d’une pleine année scolaire « aux côtés de Pierre de Panafieu, en qualité de censeur » était prévue, période utile tant au candidat qui pourrait ne pas être satisfait du poste proposé que le CA qui pourrait estimer que le candidat retenu n’était pas le bon. Ce tuilage, autrement appelé « longue période d’essai » n’empêchait pas une candidature interne.
  • M. Pierre de Panafieu, conscient des crises précédentes, a rappelé qu’une période de succession devait se préparer. Il a tout autant rappelé le respect des institutions en ces termes « Ce qui prime à mes yeux dans cette transition, c’est le respect des institutions : c’est l’apanage exclusif de ce Conseil que de nommer le directeur et valider ses choix de sous-directeurs. C’est la raison pour laquelle je ne souhaite jouer aucun rôle dans la désignation de mon successeur. Dans la pratique, tous les postes de l’École ont toujours été à la fois ouverts à une promotion interne ou à un recrutement externe, et c’est très bien ainsi ».
  • M. Pierre de Panafieu a aussi rappelé qu’il s’était entouré d’une équipe composée de ses « plus proches collaborateurs » qui « connaît l’Ecole et ses valeurs » en précisant « Dans la perspective de mon départ, j’estime qu’il est également de ma responsabilité de vous proposer une telle équipe. Mais ce Conseil sera évidemment tout à fait libre de la choisir ou non ».

DOCUMENT-EXTRAIT