Qui s'exprime ?
Nous publions des témoignages de parents d'élèves, de professeurs, de membres du personnel et plus largement de membres de notre communauté qui expriment une inquiétude, une fatigue, une demande d’apaisement ou un ressenti vécu. Nous évitons les attaques nominatives, les accusations non vérifiées et les formulations qui alimentent la division. Les témoignages sont relus avant publication afin de supprimer les éléments permettant d’identifier directement ou indirectement un élève, une famille, un membre du personnel ou un parent d’élève.
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"« Rien ne nous résistera. Et la peur va changer de camp ! Je m'y engage. » Depuis 4 mois, cette phrase prononcée par Thomas Clay m'obsède !
L'École n'a jamais été aux prises avec la peur.
Que vient faire cet hallali politique à l'École ?"
"Maman récente de l'EA ("seulement" 4 ans), je suis effarée de lire ce que je lis, d'entendre ce que j'entends. J'ai choisi cette école pour mes enfants, pour la qualité de son enseignement, et surtout pour la bienveillance qui semblait y régner. Je découvre aujourd'hui dans cette crise un microcosme qui semble m'exclure parce que je ne défends pas telle ou telle personne, ou parce que je ne suis pas ancienne élève. Les voix qui s'élèvent sont dans toute situation celles de ceux qui se plaignent, mais elles sont ici d'une violence inouïe dans un monde d'adultes qui pour la plupart se disent avoir été élevés dans la bienveillance et les valeurs de respect que prône cette école...."
"...Je témoigne et rejoins ce groupe d'apaisement pour essayer de croire à nouveau que les valeurs qui m'ont fait choisir cette école pour mes enfants ne sont pas que théoriques mais bien la réalité majoritaire.
Comme dans toute société, le changement est nécessaire et utile au développement du collectif, et aujourd'hui plus que jamais il me semble qu'il sera une bouffée d'air frais pour l'EA.
J'en profite pour souhaiter beaucoup de courage aux enseignants, qui doivent en ce moment évoluer dans un climat rendu si difficile par toutes ces prises de position.
Merci de m'avoir laissé cette parole et d'avoir constitué ce groupe."
"La question n'est pas de savoir si je suis pour l'équipe A ou pour l'équipe B. Pas plus que le débat ne doit se poser en ces termes « nous sommes pour » ou « nous sommes contre ». La seule et unique question que nous devons tous, collectivement, nous poser : comment nos enfants peuvent-ils continuer d'apprendre dans de telles conditions ? comment leurs enseignants peuvent-ils continuer de leur transmettre des savoirs dans de telles conditions ? et enfin, comment les personnels peuvent-ils continuer de faire sereinement leur travail dans pareilles conditions ? Les réponses à ces trois interrogations confirment que les attaques judiciaires, les stratégies média, et les violences verbales de la réunion du 4 mai dernier doivent cesser."
"La démocratie est l'art du dissensus. Quel modèle l'École Alsacienne donnerait-elle à fonctionner sur le principe de la pensée unique ? Quelle image serait la sienne si elle imposait cette pensée unique en recourant à la peur, à l'attaque et à la voix de celui qui parle le plus fort. On parle ici, malheureusement, de force quasi physique, celle qui vise à impressionner, à déstabiliser et à faire peur."
"Des parents d'élèves ont peur, au point d'avoir peur de prendre la parole ou d'exprimer un point de vue, ne serait-ce que sur la forme des débats. Nombreux sont ceux qui n'ont pas osé dire ce qu'ils pensent lors de la réunion du 4 mai. Certains ont peur qu'une prise de parole ou une prise de position puisse avoir des répercussions néfastes sur la scolarité de leurs enfants. L'École en est là, aujourd'hui."
"« Licencier le CA », « Rien ne nous résistera. Et la peur va changer de camp. Je m'y engage », « Nous les haïssons », etc.
Voilà quelques exemples de ce que j'ai pu lire tout au long de ces derniers mois.
Depuis, je ne cesse de m'interroger sur les priorités des quelques parents dont l'arrogance n'a d'égale que la violence, auto-proclamés leaders de la fronde, et qui, jusqu'au-boutistes incontrôlables, poursuivent en justice tout ce qu'ils peuvent...Jusqu'à l'APEEA !
Oui, quelles sont donc les priorités de ces parents ? Sans doute pas les élèves."
"Tout d'abord, merci de nous permettre de nous exprimer alors que depuis cinq mois une toute petite minorité de parents s'érige en porte-paroles, que ce soit via un groupe WhatsApp ou dans la presse, de nous tous. Comme bien d'autres, je ne me reconnais pas dans cette violence verbale inouïe, encore moins dans la judiciarisation (comment peut-on assigner en justice une association de parents d'élèves ?) d'un processus de succession qui s'est déroulé selon une procédure transparente, obéissant aux règles de droit. Merci aux professeurs et membres du personnel, si exposés, qui continuent néanmoins dans ce chaos de faire vivre l'esprit de l'Ecole et d'accompagner nos enfants."
"J'ai été très choquée que la réunion du 4 mai de l'APEEA ait été préemptée par la même poignée de parents qui s'érige en prédicateurs (je pensais avoir inscrit mes enfants dans une école laïque, pas dans une secte), ordonne à leurs affidés (pas très nombreux mais très bruyants) de saboter une réunion parce que son ordre du jour ne leur convient pas. Et je me suis interrogée : ces mêmes parents, qui entendent « choisir » leur directeur parce qu'ils estiment que « Mon Alsa » leur appartient, monteront-ils de la même façon au front lorsque les professeurs n'auront pas donné à leurs enfants la note espérée ?
Je vous remercie d'avoir créé cette page et écrit ce texte : notre Ecole a besoin de sang-froid et, pour cela, d'avoir recours à du sang neuf."
"Lorsque je suis arrivé à l'École alsacienne, jeune professeur inexpérimenté, il y a quelques lointaines années, je n'avais jamais entendu parler de cet établissement. J'ignorais sa réputation, sa singularité. J'étais maître auxiliaire et devais remplacer un professeur pour quelques mois. J'avais postulé auprès du public. Pour multiplier mes chances, j'avais aussi candidaté sur les listes des écoles privées. C'est ainsi qu'un jeune censeur m'appelle un matin pour me proposer un entretien. Nous nous rencontrons dès le lendemain. Mon interlocuteur parle de lui, et me pose seulement quelques questions sur mon parcours plutôt atypique...C'est probablement ce qui avait dû le séduire...Il est intarissable sur l'École, son histoire sa valeur, sa singularité, la qualité de son enseignement...
Il m'impressionne et je me demande si je serai à la hauteur de ses exigences.
Bref, je sentais qu'il voulait me recruter et c'est ce qu'il fit...
...Mes premiers jours à l'Alsa, j'arrivais toujours un peu avant les cours pour deviser avec le CPE du collège. Son bureau se trouvait dans un préfabriqué où les effluves de café et de croissants chauds étaient délicieusement accueillants.
Je lui posais beaucoup de questions sur l'École. Un jour, j'aperçus quelques élèves jouer dans la cour sans surveillance. Cela m'avait surpris. Je lui fis donc part de mon étonnement, eu égard à mon expérience de surveillant d'externat, il me répondit, simplement : « Nous n'avons pas besoin de les surveiller car nous leur faisons confiance. » C'était là le sésame, la clef...
Je mesurai la chance qu'avaient les élèves, tout ce qui m'avait manqué dans mon parcours scolaire chaotique...Voilà le maître mot. Il était aussi valable entre les enseignants et l'ensemble du personnel...
Toutes ces personnes m'ont appris à la cultiver pour les autres, pour les élèves, pour soi-même.... Petits détails, j'étais aussi frappé par les salles de classe qui ressemblaient à des pièces d'appartement, rien à voir avec la froideur des écoles publics qui me terrorisaient lorsque j'étais élève...
La bienveillance, la solidarité régnaient.
C'est pour toutes ces raisons, et bien d'autres, que j'ai fait toute ma carrière à l'École.
Aujourd'hui, dans cette crise qui nous a traversés, nous avons perdu ces valeurs, évaporées, oubliées, celles qui faisaient notre force. Une part de notre âme nous a quittés, avec effroi.
Je crois pourtant, encore maintenant, qu'il est possible, dans un avenir proche, de réinsuffler tous ensemble, cet élan vital de notre école que nous avons tant aimée."
"Je veux y croire aussi !
Merci à ceux qui ont créé ce groupe whatsapp puis ce site de nous faire entendre sans cri ni terreur.
Cela fait plus de 20 ans que je travaille à l'école et je n'aurais jamais pu imaginer y vivre une telle situation.
Nous avons toujours eu à cœur de travailler en partenariat avec les familles et leurs enfants. Entre professionnels aussi."
"Les articles de journaux, les prises de parole brutales, les tentatives de destabilisation des réunions organisées, l'opiniâtreté à reinstaller un directeur qui partira à la retraite sous peu, tout cela a épuisé notre patience. Nous sommes très déçus par ces comportements qui laissent l'équipe pédagogique desemparée et les élèves en roue libre. Il est temps de sortir de cette situation en faisant confiance au nouveau directeur : l'école n'appartient pas à un ancien directeur, elle n'appartient pas à un groupe d'anciens élèves."
"Si aujourd'hui les temps sont difficiles, que nos idéaux flanchent et sont bafoués par certains parents et acteurs de l'école, je suis prête aussi à relever les manches et à confier les clés de l'Alsacienne à un nouveau Directeur qui saura, j'en suis certaine, prendre le temps d'observer, de comprendre et de travailler avec ceux qui font le quotidien de cette école depuis des années. Nous y arriverons !
Le calme et la confiance sont dans notre camp !"
"Je suis aussi sidérée de la violence et du caractère personnel que prennent les choses. Je pense que cette succession d'assignations, certaines personnelles contre des représentants est une honte pour toute l'école. Je tiens Monsieur de Panafieu en haute estime, mais je ne parviens pas à comprendre qu'il accepte que cette violence ait lieu en son nom. J'espère que vous pourrez aider à l'apaisement."
"Merci pour votre travail qui mènera je l'espère à l'apaisement au sein de l'École et au retour de ses valeurs fondamentales, à savoir enseigner à nos élèves les savoirs et les savoirs être. "
"Ancienne salariée de l'Ecole ayant fait partie de l'équipe de direction élargie il y a encore peu de temps, je me suis toujours, entre autres, efforcée de faire vivre ce qu'on appelle l'esprit de l'Ecole : tolérance, écoute, bienveillance, confiance, aussi bien envers nos élèves mais également envers le personnel, les enseignants et les parents d'élèves. Je suis effarée, consternée et tellement triste de constater le marasme dans lequel aujourd'hui, se trouve notre École. Je suis affligée d'apprendre l'état du moral et de la santé de mes anciens collègues."
"Je suis profondément choquée par tout ce qui se passe actuellement à l'Alsacienne. Les méthodes d'intimidation et le climat qui s'installent ne sont pas dignes de cette école ni des valeurs qu'elle devrait transmettre. Monter les personnes les unes contre les autres donne un très mauvais exemple à nos enfants. Ce fonctionnement n'est ni sain ni acceptable, et il est important que cela cesse."
"Ce groupe whatsapp qui permet aujourd'hui à la majorité silencieuse d'enfin prendre la parole et de témoigner de son état d'esprit positif, honnête et raisonnable me redonne espoir. Poursuivons dans ce sens avec toujours la même volonté d'apaisement. Notre École n'en a jamais eu autant besoin. Il y va de sa survie ! "
"Cette école n'appartient à personne en particulier : c'est l'école de tous. Chacun doit pouvoir s'y exprimer et y évoluer dans le respect, sans intimidation ni pression. J'espère sincèrement que les comportements d'intimidation cesseront rapidement afin de retrouver un climat apaisé et respectueux pour tous."
"Je ne suis pas née en France. Une des raisons pour laquelle j'ai choisi l'EA pour ma fille est que je voulais lui offrir cette grande famille que l'EA représente, fondée autour des valeurs que je partage.
Quelle a été ma déception ces derniers mois! Je vois dans la création de ce site la possibilité de faire entendre ma voix et reconnaitre que je ne suis pas seule dans ce cas. En fait, il y a je pense une majorité, jusqu'à maintenant silencieuse, qui n'accepte pas les mensonges et manipulations d'un petit groupe, qui n'est pas dupe, et qui respecte le CA, son choix du nouveau directeur et les efforts de l'APEEA."
"Ma grande reconnaissance aux enseignants, qui depuis des mois subissent ces tensions au quotidien et font de leur mieux pour continuer à faire leur travail pour nos enfant. Nous sommes avec vous et nous sommes nombreux !"
"il est de plus en plus incompréhensible pour des parents qui signent des chartes en inscrivant leurs enfants que d'autres parents puissent se comporter avec une telle violence et passent leur temps à attaquer les instances et fassent paraître des articles qui ternissent la réputation de l’Ecole. Ce laisser-faire donne le sentiment que tout est permis. Sauf pour ceux qui n’ont pas d’avocats..."
De nouveaux témoignages à venir…
De nouveaux témoignages à venir…
De nouveaux témoignages à venir…
Ces témoignages anonymisés de membres de notre communauté alsacienne sont recueillis via la messagerie intégrée à ce site et publiés avec l'accord écrit de leurs auteurs.